Les stations orbitales (Sciences & Techniques)
Publié le 22/02/2012
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embout conique situé à l'avant de la fusée-cible.
Démonstration était ainsi faite que l'assemblage de structures dans l'espace étaitparfaitement réalisable.
Suivirent, de 1968 à 1972, les vols Apollo avec de nombreuses séquences d'arrimage en orbites terrestreet lunaire.
Les stations orbitales
Ce furent ensuite les Soviétiques qui se distinguèrent avec la construction de grandes structures en orbite terrestre : les premièresstations orbitales Saliout, de 1971 à 1976, suivies du complexe Mir de 1978 au 23 mars 2001, date de la désintégrationprogrammée de la station russe dans l'atmosphère et de la retombée de ses débris incandescents dans l'océan Pacifique.
Lapremière station Saliout mesurait exactement 16 m de long pour un poids de 19 t et fut lancée le 19 avril 1971.
Elle se composaitde deux compartiments reliés par des colliers d'étanchéité.
À l'extérieur figuraient les appareils de rendez-vous (antennes radio etradars), le système d'orientation avec ses petits moteurs-fusées et deux panneaux solaires pour l'alimentation en électricité.
Lepremier équipage à occuper la station, constitué des cosmonautes Volkov, Dobrovolsky et Patsaiev, établit le record du plus longvol spatial : 24 jours.
Malheureusement, l'équipage trouva la mort lors du retour sur Terre, le 30 juin 1971, par suite d'unedépressurisation de la capsule.
Au cours des années suivantes, les Soviétiques perfectionnèrent leur concept de station orbitale, développant une nouvelleversion prévue pour durer cinq ans.
Baptisée Saliout 6, elle fut lancée avec succès le 29 septembre 1977 sur une orbite circulaireà 350 km d'altitude.
Les équipages qui s'y succédèrent portèrent le record de durée dans l'espace à 96, 140, 175 puis 185 jours.Mais ce fut la nouvelle version de la station lancée en 1982, Saliout 7, qui marqua une étape dans la construction de grandesstructures dans l'espace : la station accomplit en effet une jonction avec un lourd module du nom de Cosmos 1443 pour devenirun ensemble de plus de 30 t et de 30 m de long.
Les Soviétiques avaient franchi un pas en bâtissant la première superstructureorbitale.
Ils mirent ensuite en chantier dès 1986 la troisième génération de station orbitale, baptisée Mir ("paix" en russe).
Lastation Mir a été désorbitalisée le 23 mars 2001 et a terminé son odyssée dans les eaux du Pacifique.
L'avènement de Mir
Cette nouvelle station était constituée d'un module central dérivé du Saliout précédent, avec à l'avant une pièce d'arrimagemultiple permettant la jonction de cinq modules : un dans l'axe du module central et quatre à angles droits.
En fait, les opérationsd'arrimage des différents modules qui furent lancés tour à tour se firent en deux temps : chaque nouveau module fut arrimé dansl'axe central avant d'être transféré à l'une des pièces latérales grâce à un bras manipulateur télécommandé par les cosmonautes.Ainsi, les équipages d'occupation reçurent de 1987 à 1995 quatre modules spécialisés, conçus pour des observationsastrophysiques et géophysiques ainsi que pour la mise à jour technologique de la station, le complexe atteignant en boutd'exploitation 40 m de long pour une masse totale de 100 t.
Pas moins de 20 équipages s'y succédèrent sur dix ans jusqu'en1997, avant que ne débute le nouveau projet de superstructure dans l'espace, Alpha, développé en commun par les Russes, lesAméricains, les Européens, les Japonais, les Canadiens.
L'entraînement des astronautes
Les vols pilotés n'exigent pas seulement une fiabilité extrême des lanceurs et des modules orbitaux : ils doivent aussi offrir uneinfrastructure permettant aux hommes de vivre dans l'espace et prévoir des réserves d'eau pour leur alimentation et d'oxygènepour leur respiration.
Ajoutés aux autres charges utiles comme les aliments, les produits pharmaceutiques, les vêtements et autresscaphandres, ces systèmes prennent beaucoup de place à bord des modules spatiaux et représentent une masse importante.
Enastronautique, où chaque kilogramme en orbite est extrêmement onéreux, l'envoi d'un homme dans l'espace exige desfinancements importants.
Pour toutes ces raisons, les vols pilotés ne font pas l'unanimité parmi les décideurs et les responsables de programmes.
Certainsleur préfèrent les vols automatiques, moins coûteux et sans risques pour l'homme.
Mais, malgré les progrès de la robotique, laprésence d'astronautes dans l'espace s'est avérée précieuse pour effectuer les réparations, les prises de décisions rapides et lesimprovisations que réclament toute mission, qu'elle soit scientifique ou purement technique.
En raison de la complexité des vols spatiaux, la sélection et l'entraînement des astronautes sont conduits avec la plus granderigueur.
À l'époque héroïque des premiers vols pilotés, les astronautes étaient recrutés parmi les pilotes de chasse, habitués auxtrès fortes accélérations et aux prises de décisions rapides dans un environnement hostile.
Un entraînement intensif encentrifugeuse pour simuler l'accélération des fusées, et en piscine pour simuler l'état d'apesanteur, faisait partie de leur préparationquotidienne.
Aujourd'hui, si les entraînements en piscine sont toujours aussi indispensables pour préparer un vol en orbite, les.
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