L'aspirine : cent ans d'effervescence
Publié le 03/12/2018
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En 1829, un pharmacien français, Pierre-Joseph Leroux, parvient à en isoler une substance pure qu’il baptise salicine (du latin salix, « saule »), puis, en 1859, un chimiste allemand, Hermann Kolbe, réussit la synthèse d’un dérivé, l’acide salicylique, au goût amer, qui agissait favorablement sur les fièvres rhumatismales. Mais l’histoire retient surtout le nom de Félix Hoffmann, employé de la firme Bayer et Cie, en Prusse rhénane, comme inventeur de aspirin, car c’est lui qui découvrit un dérivé moins agressif, l'acide acétylsalicylique. Les dirigeants de Bayer, d’abord sceptiques, furent convaincus par des essais pharmacologiques et, en 1899, la firme déposa la marque Aspirin : « A » pour le groupement acétyl, et « spir » pour l’acide spirique, extrait de la reine-des-prés (Spiraea ulmaria) et identique à l’acide salicylique. En quelques années, le bouche à oreille et de nombreuses publications scientifiques vont assurer le succès universel de l’Aspirine, dont le nom de marque tombe dans le domaine public en 1919.
Centenaire en 1996, l’aspirine a fait l’objet, au Palais de la Découverte, d’une exposition retraçant son histoire. Médicament le plus utilisé dans le monde, ce « comprimé de chimie » a transformé la vie des hommes, et son « cycle de vie » est loin d’être terminé.
Alors que l’on a enfin élucidé son mode d’action sur l’organisme, on ne cesse de lui trouver de nouvelles propriétés thérapeutiques et préventives.
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