Wagram, bataille de
Publié le 13/02/2013
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Wagram, bataille de, victoire de Napoléon Ier sur les armées autrichiennes le 6 juillet 1809 au nord-est de Vienne.
La bataille de Wagram marqua la fin de la campagne d'Autriche et permit à Napoléon de réduire la cinquième coalition européenne (constituée le 22 avril 1809) contre la France depuis 1792 (voir Napoléoniennes, guerres). La Grande Armée, qui avait repris Vienne le 12 mai, avait été durement éprouvée à Essling, à quelques dizaines de kilomètres, les 21 et 22 mai : elle avait dû reculer, se rapprochant de Vienne à l'île Lobau.
Les hostilités s'ouvrirent le 4 mai : les Français disposaient de 188 000 hommes et de 488 pièces d'artillerie ; les maréchaux Oudinot, Davout, Masséna et Bernadotte, entre autres, constituaient l'état-major. Face à eux, commandés par l'archiduc Charles, les Autrichiens alignaient 132 000 hommes et 446 pièces d'artillerie. L'enjeu était la maîtrise du Danube et de son franchissement. À plusieurs reprises, les troupes françaises faillirent être débordées, et l'intelligence militaire de Napoléon, qui utilisa de façon massive son artillerie, trouva là l'occasion de se manifester dans toute son étendue, par exemple, lorsqu'il reprit une position où Bernadotte et ses Saxons avaient été laminés par les Autrichiens.
Cependant, à l'issue de cette journée, l'affaiblissement relatif des armées françaises était patent : trop cosmopolite pour être homogène, souffrant des retards de certains généraux et des incertitudes de troupes de conscrits à peine formés, la Grande Armée n'avait dû cette victoire incomplète qu'au seul génie de Napoléon. L'armée autrichienne restait suffisamment menaçante pour que le traité de Vienne, qui mit fin à la guerre le 14 octobre 1809, fût relativement modéré : 75 millions de francs d'indemnités et la cession de l'Illyrie à la France et d'une partie de la Galicie à la Russie. Le remariage de Napoléon avec Marie-Louise de Habsbourg fut une autre conséquence de cette victoire ambiguë.
Voir aussi Empire, premier.
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