Les dits du Prophète (Hadith du Prophète)
Publié le 22/02/2012
Extrait du document
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- Un des Ançars !- Qu'on me l'amène !L'homme se présenta devant l'Envoyé de Dieu, qui l'interrogea :- Tu l'a vraiment frappé ?- Je l'ai entendu sur la place du marché prêter serment, disant : "J'en jure par celui qui a élu Moïse et l'a préféré àtous dans tout l'Univers..." cela ma mis hors de moi d'entendre cet enfant de félonne contester l'élection deMuhammad, Dieu le bénisse et lui accorde le salut !- Non, ne me préférez pas à Moïse, ni à aucun autre prophète.
Sais-tu, au Jour dernier, lorsque les hommes serontfoudroyés, je serai le premier à sortir de la terre qui se fendra, et je verrai Moïse tenant un des piliers du Trône deDieu.
Je ne saurais dire s'il a été parmi ceux qui ont été foudroyés et qu'il s'est réveillé avant moi, ou si Dieu a tenucompte de son foudroiement ici-bas, au mont Sinaï.
Ne m'élevez pas plus haut que mon rang, et ne dites pas à mon endroit ce que les Chrétiens ont dit du Messie.
Dieu,qu'il soit Puissant et Glorifié, m'a fait homme avant de faire de moi Son envoyé.
Aphorismes diversLa prière de la nuit est préférable à celle du jour, tout comme l'aumône cachée est préférable à celle que le donneurrend publique.
Quand l'instant de la fin du monde sera à nos portes, si l'un de vous tient entre les mains un plant de palmier et qu'ilpeut le planter avant que ne survienne l'instant de la fin du monde, qu'il le fasse.
Dieu est beau.
Il aime la beauté.
"Ma mort si humaine"Ibn ‘Abbâs rapporte : Jeudi sa souffrance était à son comble.
Il dit : "Qu'on m'apporte de quoi écrire une chosegrâce à laquelle vous ne vous égarerez plus jamais !" Une querelle éclata dans l'assistance.
Certains dirent même :"Que lui arrive-t-il, est-ce le délire ?" On le questionna.D'autres dirent encore que l'Envoyé de Dieu était sous l'emprise de la douleur, et qu'il suffisait d'avoir le Livre deDieu.
L'assistance était partagée entre ceux qui voulaient lui apporter de quoi consigner un écrit qui les protégeraitde l'égarement, et ceux qui disaient autre chose.Quand le vacarme et la controverse augmentèrent, l'Envoyé de Dieu dit : "Laissez-moi.
Là où je suis je me trouvemieux que là où vous m'appelez".‘Â'icha rapporte : Voici un des bienfaits dont je resterai reconnaissante à Dieu : l'Envoyé de Dieu, Dieu le bénisse etlui accorde le salut, s'éteignit dans ma maison, au jour où je l'accueillerais comme épouse, la tête entre mon col etmes seins, et Dieu fit que sa salive se mêlât à la mienne.Ce jour-là, tandis que je le tenais contre moi, mon frère ‘Abd al-Rahmân entra, une tige de siwak à la main.
L'Envoyéde Dieu reconnut l'objet, et de la tête me fit signe de lui en procurer.
Comme il le trouvait trop dur, je lui demandaisi je devais le mâchonner pour lui, et il fit signe que oui.
Il y avait un récipient que ‘Umar avait l'habitude de venirnous remplir d'eau, il se mit à tremper les mains et à s'humecter le visage, en disant : "Il n'y a de dieu que Dieu, lamort a ses transes !" Il leva le bras et répéta à maintes reprises : "Allons auprès du Sublime Compagnon !" Il renditl'âme et sa main retomba.
Une si humble annonceLe prophète se présenta devant la Tribu des Banî ‘Amir et les convia à croire en Dieu, Tout-Puissant soit-il, et il seproposera pour devenir leur guide.
Un homme parmi eux nommé Bayhara ibn Firâs dit : "Si ce jeune homme, ceQuarychite, était dans mes troupes, j'aurais dévoré tous les arabes !" ; puis il ajouta, en s'adressant à Muhammad :- Admettons que nous décidions de te suivre et que Dieu te fasse triompher sur tes adversaires, aurions-nous lepouvoir après toi ?- Le pouvoir n'appartient qu'à Dieu.
Lui seul le place là où il veut.- Ainsi donc tu veux que nous exposions nos vies face à tous les Arabes pour te défendre et que le pouvoir aille àquelqu'un d'autre quand tu auras le dessus ? Eh bien, nous n'avons que faire de ce que tu nous proposes !Une fois la place évacuée, les Banî ‘Mir retournèrent à leur campement.
Ils y avaient laissé un de leurs chefs, si vieilliqu'il ne pouvait plus les accompagner dans les foires saisonnières Ils avaient l'habitude de lui rendre compte de cequ'ils avaient entendu au retour de chaque saison.
Ce jour-là, quand il les interrogea, ils dirent :- Un jeune homme de la tribu de Quraych, un des petits-fils de ‘Abd al-Muttalib, prétend qu'il était prophète et ademandé que nous le protégions, que nous le rallions et que nous lui permettions de séjourner un temps sur notreterritoire...
Le vieux chef se prit la tête entre les mains et dit :- O vous autres les Banî ‘Âmir ! Dites, une réparation est elle encore possible ? Peut-on rattraper la chose ? J'en jurepar Celui qui tient dans Ses mains mon âme, jamais un ismaélite n'a proféré une telle parole.
Et c'est la vérité.
Oùaviez-vous donc la tête ?.
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