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Gomułka, Władysław

Publié le 08/04/2013

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1 PRÉSENTATION

Gomułka, Władysław (1905-1982), homme politique polonais.

Né à Krosno (Galicie), Władysław Gomułka, plombier, adhère dès 1926 au Parti communiste polonais, alors clandestin. Emprisonné de 1932 à 1934, puis de 1936 à 1939, en raison de ses talents d’agitateur, il s’enfuit en URSS à l'occasion de l'invasion allemande et rejoint les troupes soviétiques à Lvov. À partir de 1941, il est l'un des organisateurs de la résistance communiste polonaise et devient secrétaire général du Parti communiste en 1943, toujours clandestin.

2 L’ÉCHEC DE LA VOIE NATIONALE POLONAISE

En 1944-1945, Gomułka est vice-président du comité de Lublin (gouvernement provisoire polonais fondé par les communistes, à la fin de la guerre), puis ministre des Territoires enlevés à l'Allemagne. Mais, alors que Staline tente d’imposer son autorité à toutes les jeunes démocraties populaires, il répugne à la collectivisation forcée et s’efforce de construire le socialisme en Pologne en tenant compte des particularités de son peuple. Comme Tito, il apparaît comme un chantre, populaire, d’un « communisme national « (titisme). Accusé de « déviation droitière et nationaliste «, Gomułka est déchu en 1948 par le Comité central et, sur ordre de Moscou, il l’est également de sa fonction de secrétaire général du Parti ouvrier unifié polonais (POUP). En 1949, il perd ses responsabilités gouvernementales ; il est même exclu du Parti.

Emprisonné de 1951 à 1955, Gomułka réapparaît sur la scène politique en 1956, à la faveur de la déstalinisation annoncée par le XXe Congrès du PCUS, le Parti communiste d’Union soviétique.

3 SUR LA PENTE STALINIENNE

Gomułka retrouve la tête du Parti grâce à Nikita Khrouchtchev, après les émeutes de Poznañ (1956). Redevenu premier secrétaire du POUP, il dirige le pays suivant la ligne politique définie par Moscou, de peur qu’un vent libéral trop fort ne coûte à la Pologne une répression identique à celle vécue par la Hongrie en 1956 (voir Budapest, insurrection de). Dès lors, là où il avait pu apparaître comme un modèle de dirigeant frondeur (dans un style différent de celui de Tito toutefois), il se range à une politique stalinienne. En 1968, dans un contexte où Leonid Brejnev resserre les liens avec les démocraties populaires, y compris par la force, il envoie des troupes polonaises participer à la répression du Printemps de Prague. En 1970, des émeutes sanglantes consécutives à des hausses de prix le contraignent à se retirer du pouvoir à la fin de l'année. Il est remplacé par Edward Gierek.

Progressivement, l’image de Gomułka s’est en effet détériorée et, en particulier, la caution qu’il a apportée à l’intervention en Tchécoslovaquie a largement contribué à ébranler sa stature de héros national, réhabilité par Khrouchtchev, mais incapable, manifestement, d’engager des réformes intérieures dignes du khrouchtchévisme.

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