Frontenac, Louis de Buade, comte de
Publié le 11/02/2013
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Frontenac, Louis de Buade, comte de (1620-1698), officier français et gouverneur de la Nouvelle-France de 1672 à 1682 et de 1689 à 1698.
Né à Saint-Germain-en-Laye, il sert dans les armées françaises pendant la guerre de Trente Ans et est nommé maréchal de camp en 1646. Égoïste, sans scrupules, menant une vie extravagante, il accumule une dette se montant à 350 000 livres en 1663. En 1669, il sert comme lieutenant général dans les forces vénitiennes lors de la défense de la Crète contre les Turcs. Il est nommé en 1672 gouverneur de la jeune colonie royale de la Nouvelle-France (édit du 21 mars 1663). Dans les trois premières années de son administration, il cumule les deux charges de gouverneur et d’intendant ; il en accepte d’autant plus mal de partager son pouvoir à l’arrivée de l’intendant Duchesneau. Il se chicane avec ce dernier, avec l’évêque et avec plusieurs marchands auxquels il fait concurrence dans le commerce des fourrures. En proie à l’animosité générale, il est rappelé à Paris en 1682 en même temps que l’intendant. Malgré certains déboires, il réussit à faire ouvrir d’autres territoires d’Amérique du Nord à la France en encourageant les explorations de Louis Jolliet, Jacques Marquette et Robert Cavelier de La Salle, ainsi qu’en fondant des forts et des comptoirs commerciaux dans ces nouvelles régions. Frontenac fait surtout preuve d’une grande habileté dans ses négociations avec les Amérindiens, et parvient à garantir la paix et des rapports de bonne intelligence avec les puissants Iroquois. En 1689, alors que les Iroquois menacent les habitants de la Nouvelle-France, Frontenac, âgé de soixante-neuf ans, est de nouveau envoyé en Amérique du Nord.
En 1690, il repousse l’attaque que les colons britanniques de la Nouvelle-Angleterre ont lancée sur Québec. Alors que l’amiral Phips assiège la ville de Québec et lui envoie un émissaire chargé d’un ultimatum le sommant de se rendre dans un délai d’une heure, Frontenac lui répond par cette phrase célèbre : « Je nay point de Reponse a faire a vostre general que par la bouche de mes canons et a coups de fuzil «. En 1696, il rétablit l’autorité française sur les Iroquois et prépare ce qui va devenir la grande paix de Montréal en 1701. Il gouverne la Nouvelle-France jusqu’à sa mort.
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