Discutez cette pensée de La Bruyère : L'on veut faire tout le bonheur, ou, si cela ne se peut ainsi, tout le malheur de ce qu'on aime.
Publié le 22/02/2012
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C'est encore une pensée paradoxe en ce sens qu'elle étend à toutes les formes de l'amour ce qui n'est vrai que d'une sorte d'amour-passion qui jette en effet aisément de l'amour dans la jalousie et de la jalousie dans la fureur haineuse. Il suffit de se souvenir des tragédies de Racine. Hermione, parce qu'elle aime Pyrrhus qui ne l'aime pas, le fait tuer par Oreste. Roxane, parce qu'elle aime Bajazet qui ne l'aime pas, le fait tuer. Mithridate, parce qu'il aime Monime qui ne l'aime pas, est sur le point de la faire périr. Mais il n'est pas vrai que l'on aime toujours, même profondément, de cette façon-là. Et, pour nous en tenir aux exemples littéraires, Sévère, dans Polyeucte, veut sauver Polyeucte, mari de celle qu'il aime, et cela sans aucun espoir de récompense; des Grieux, dans Manon Lescaut, n'est capable que de pardon et de sacrifice envers Manon qui le trompe; Saint-Preux, dans la Nouvelle Héloïse, ne songe qu'au bonheur de Julie qui s'est résignée à épouser M. de Wolmar, etc. La pensée de La Bruyère est paradoxale parce qu'elle généralise ce qui n'est vrai que dans certains cas ou parce qu'elle donne pour irrésistibles des mouvements instinctifs qui peuvent fort bien être combattus. Pour bien comprendre la pensée, il faut d'abord discerner la part du paradoxe.
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