Correa, Rafael
Publié le 07/04/2013
Extrait du document
1 | PRÉSENTATION |
Correa, Rafael (1963- ), économiste et homme politique équatorien, élu président de l’Équateur en 2006.
2 | UN ÉCONOMISTE HUMANISTE, CHRÉTIEN ET DE GAUCHE |
Né à Guayaquil, dans une famille aisée et catholique, Rafael Correa est élevé chez les salésiens (Société de Saint-François de Sales), puis s’engage dans des projets de développement rural pour les communautés indigènes des Andes au sortir de l’adolescence, au sein de missions salésiennes. Il effectue ses études à l’Université catholique de Louvain (Belgique), où il obtient un master d’économie en 1991, et à l’université de l’Illinois Urban-Champaign (États-unis), où il obtient un doctorat d’économétrie en 2001. Marié avec une institutrice rencontrée en Belgique, il est père de trois enfants. Catholique fervent et profondément humaniste, il ne dissocie pas son engagement politique de sa foi et de la doctrine sociale de l’Église, qui lui rend insupportable la misère de ses concitoyens. À compter de 2000 et de la dollarisation de l’économie, il fait partie du Forum Équateur alternatif, qui réunit des économistes, des chefs d’entreprises et des universitaires pour réfléchir aux solutions à apporter aux difficultés du pays dont 80 p. 100 de la population vit sous le seuil de pauvreté.
Professeur depuis 1993 des universités de Guayaquil et de Quito, dont il a été le doyen de la faculté d’économie, il occupe brièvement les fonctions de ministre de l’Économie et des Finances d’avril à août 2005 sous la présidence d’Alfredo Palacio ; très populaire, il démissionne à la suite d’un désaccord sur le remboursement de la dette extérieure. C’est à cette occasion qu’il rencontre Hugo Chávez, le président du Venezuela, auquel il est souvent comparé, bien qu’il semble plus proche de la ligne du président brésilien Luis Inacio Lula da Silva.
3 | L’ACCESSION À LA PRÉSIDENCE DE L’ÉQUATEUR |
À 43 ans, avec très peu d’expérience politique, Rafael Correa se présente à l’élection présidentielle de l’automne 2006 soutenu par une coalition de partis de gauche et d’organisations indigènes. Fustigeant les oligarques et les responsables politiques corrompus, dans un pays où aucun chef d’État n’a fini son mandat depuis dix ans et où trois d’entre eux ont été renversés par la rue, il affronte au second tour Alvaro Noboa, « roi de la banane «, l’homme le plus riche du pays qui se présente au scrutin présidentiel pour la troisième fois consécutive. Rafael Correa est élu avec 56,8 p. 100 des voix.
Dénonçant les mensonges du néolibéralisme, il est très méfiant à l’égard des États-Unis et des institutions internationales comme le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque mondiale. Opposé à la signature du traité de libre-échange avec les États-Unis, il souhaite renégocier la dette extérieure (10 milliards d’euros) et les contrats qui lient le pays aux compagnies pétrolières internationales et rejoindre l’OPEP, alors que l’exploitation du pétrole fournit le quart du PIB du pays, mais affiche aussi un certain « réalisme « qui le conduit à ne pas vouloir revenir sur la dollarisation de l’économie. D’un point de vue institutionnel, sa « révolution citoyenne « passe par la convocation d’une Assemblée constituante et la promulgation d’une nouvelle Constitution, ce qui le conduit à ne pas présenter de candidats aux élections législatives. Il est investi officiellement le 15 janvier 2007 à la présidence de l’Équateur.
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