Devoir de Philosophie

Corday, Charlotte

Publié le 17/02/2013

Extrait du document

1   PRÉSENTATION

Corday, Charlotte (1768-1793), aristocrate française.

Pour avoir assassiné le révolutionnaire Jean-Paul Marat, la républicaine Charlotte Corday est entrée dans l’imagerie contre-révolutionnaire.

2   UNE ARISTOCRATE ACQUISE À LA RÉVOLUTION

Née à Ronceray, en Normandie, Marie-Anne Charlotte Corday d'Armont, arrière-petite-nièce du dramaturge Pierre Corneille, est issue d'une famille de petite noblesse. Placée dans un couvent à la mort de sa mère (1782), elle rejoint son père monarchiste au Mesnil-Imbert vers 1790. Pour sa part, la jeune femme, familiarisée avec les classiques antiques, a adopté les théories de Jean-Jacques Rousseau et s'enthousiasme pour les idées révolutionnaires qui triomphent depuis 1789.

En 1791, elle s’installe à Caen chez une parente, tandis que sa famille migre à l’étranger. Cependant, si la chute de la monarchie en août 1792 ne l’émeut guère, la mort du roi Louis XVI le 21 janvier 1793 révolte la jeune Normande. En juin 1793, elle rencontre plusieurs Girondins réfugiés en Normandie après leur proscription et se lie d’amitié avec eux. Écœurée par le régime terroriste mis progressivement en place par leurs adversaires (les Montagnards), elle décide secrètement de se rendre à Paris pour assassiner celui qu’elle rend responsable de cette politique radicale, « l’Ami du peuple « Jean-Paul Marat.

3   L’ASSASSIN DE JEAN-PAUL MARAT

Le 9 juillet 1793, Charlotte Corday prend la diligence pour Paris. Lorsqu’elle arrive dans son hôtel, elle rédige un texte expliquant le geste qu’elle se prépare à commettre (Adresse aux Français amis des lois et de la paix). Le 13 juillet, la jeune femme se rend au domicile de Jean-Paul Marat, qui lui a accordé un entretien croyant apprendre les noms de Girondins établis à Caen — dans un billet, Charlotte parle de « révélations «, de « grand service pour la France «. L’Ami du peuple, alors dans son bain, reçoit plusieurs coups de couteau mortels. Arrêtée et emprisonnée, Charlotte Corday est traduite devant le Tribunal révolutionnaire qui la condamne à la peine capitale. Le 17 juillet 1793, elle est guillotinée après avoir révélé qu'elle a agi de sa propre initiative.

En souvenir de son ami et sous la commande de la Convention nationale, le peintre Jacques Louis David compose l’année même de l’assassinat un tableau devenu célèbre, la Mort de Marat (1793, musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles).

Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation. Tous droits réservés.

Liens utiles