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Catherine de Médicis

Publié le 10/02/2013

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1   PRÉSENTATION

Catherine de Médicis (1519-1589), reine de France (1547-1559), qui a assumé la régence sous les trois derniers Valois (1559-1589), durant les guerres de Religion.

2   UNE ITALIENNE EFFACÉE À LA COUR DE FRANCE

Née à Florence, et fille de Laurent II de Médicis et de Madeleine de la Tour d’Auvergne, Catherine devient orpheline de mère et père quelques mois après sa naissance. Son cousin, le cardinal Jules de Médicis, l’accueille à Rome où elle passe une partie de sa jeunesse. Après que ce dernier est élu pontife sous le nom de Clément VII (1523), Catherine s’installe à Florence d’où elle est finalement chassée par une révolte populaire, en 1527. De nouveau à Rome pour trois ans, elle épouse le 28 octobre 1533 le duc d’Orléans, second fils de François Ier, et entre à la cour de France.

Princesse effacée — mise à l’écart par la maîtresse de son époux, Diane de Poitiers, avant même que celui-ci n’accède à la Couronne en mars 1547, sous le nom de Henri II —, la reine de France ne joue qu’un rôle secondaire jusqu’à la mort du roi (juillet 1559). Pendant cette période, l’Italienne soutient l’attitude de la France durant les guerres d’Italie mais désapprouve la signature du traité du Cateau-Cambrésis (avril 1559), lequel supprime toute revendication française sur la péninsule — et en vertu duquel le puissant roi catholique espagnol, Philippe II, épouse en troisièmes noces la fille aînée du couple royal, Élisabeth de Valois.

Lorsque son fils aîné, François II, meurt en décembre 1560, Catherine prend les rênes du pouvoir, subtilisant la régence pour son deuxième fils, Charles IX.

3   UNE RÉGENTE DANS LA TOURMENTE DES GUERRES DE RELIGION

Légitimée dans son pouvoir aux états généraux d’Orléans (décembre 1560-janvier 1561), Catherine de Médicis s’efforce de préserver l’autorité monarchique en une période de troubles religieux qui divisent la France. Assistée par le chancelier Michel de L’Hospital, dont elle adopte l’esprit de conciliation, la reine catholique encourage le rapprochement entre catholiques (dirigés par la famille de Guise) et protestants (conduits par Gaspard de Coligny), notamment au colloque de Poissy de septembre-octobre 1561. Sa politique échoue : après que la reine-mère a accordé un édit de Tolérance aux huguenots (janvier 1562), les catholiques s’insurgent et massacrent les protestants de la ville de Wassy (1er mars 1562) ; c’est le début des guerres de Religion. La paix d’Amboise de mars 1563 accorde au royaume un apaisement relatif, au cours duquel la régente et le jeune roi réaffirment l’autorité royale en entamant un long voyage à travers le royaume (1564-1566).

La tentative d’enlèvement de Charles IX (Meaux, septembre 1567) relance les hostilités et convainc la reine de prendre le parti de la guerre ; néanmoins, en femme d’État conciliatrice, elle accorde une seconde fois la liberté de culte aux protestants par la paix de Saint-Germain (août 1570). Et, afin de sceller cette réconciliation, le 18 août 1572, elle marie sa fille Marguerite de Valois au roi protestant Henri de Navarre, futur Henri IV. Craignant l’influence croissante des huguenots sur Charles IX, ce personnage ambigu donne parallèlement son aval aux catholiques qui se livrent au massacre de la Saint-Barthélemy, nuit du 23 au 24 août 1572 au cours de laquelle Coligny et quelques 3 000 huguenots sont massacrés. Avec l’accession au trône de son troisième fils, Henri III, en 1574, Catherine conserve la réalité du pouvoir, même si celui-ci tend à s’affaiblir. Le 5 janvier 1589, après vingt-neuf ans de règne pour le compte de ses trois fils, la reine meurt à Blois ; elle est inhumée à Saint-Denis, auprès de son époux.

4   UNE PRINCESSE DE LA RENAISSANCE

Encourageant les arts, Catherine de Médicis compte parmi les principaux mécènes de la Renaissance : le poète Pierre de Ronsard accompagne, entre 1564 et 1565, la reine et Charles IX dans leur tour de France ; le céramiste Bernard Palissy exécute, entre 1566 et 1571, une œuvre pour le jardin des Tuileries ; le sculpteur Germain Pilon construit le tombeau de Henri II à Saint-Denis, etc. Particulièrement attirée par l’architecture, Catherine fait ajouter une nouvelle aile au Louvre et fermer le pont du château de Chenonceaux par une galerie à deux étages ; de même, elle fait construire le palais des Tuileries et le château de Monceau. Sa bibliothèque privée, riche de nombreux manuscrits rares, reste unique pour la Renaissance.

Mais l’intérêt de Catherine de Médicis pour l’astrologie de Cosimo Ruggieri puis celle de Nostradamus, son attitude lors du massacre de la Saint-Barthélemy, ont tôt fait de la reine un personnage controversé. Longtemps décriée par ses contemporains et ses biographes, elle est depuis quelques décennies réhabilitée par les historiens.

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