Muezzin et imam Ce sont les acteurs principaux de la conduite de la prière.
Publié le 05/04/2015
Extrait du document
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appelé khoutba, lors de la prière du vendredi.
Il est en général assis
sur une estrade surélevée ou une chaise haute appelée minbar et située
à droite, pour les fidèles, du mihrab.
Le rôle du khatib est principalement religieux et théologique, ce qui
explique la profusion de citations coraniques et de références à
l’épopée islamique.
Il lui arrive cependant aussi de traiter de
connaissances générales ou de questions sociales, politiques et
juridiques.
Par le passé, l’influence du pouvoir califal sur l’orientation idéologique
des discours du vendredi était réelle.
Il fut même un temps où cette
fonction était l’apanage de la famille régnante où de ses représentants
désignés qu’ils fussent cadi (jurisconsulte), ‘alam (théologien) ou
même talib (étudiant avancé en sciences religieuses).
Même sans y
réussir totalement, le pouvoir politique actuel tente d’imprimer à cet
exercice la marque de sa légitimité et de sa popularité.
Après avoir été avertis par le muezzin et avoir écouté le sermon du
prédicateur, les musulmans sont invités à se mettre debout pour
exécuter la grande prière dont la direction est confiée à un imam,
littéralement “ Celui qui se tient devant (les autres) ”.
L’imam, qui se
place sous la voûte du mihrab, est une personnalité de premier plan,
car elle conduit et règle la mécanique d’ensemble de la prière collective
tout en assurant sa validité aux yeux de Dieu.
Il est choisi parmi les
musulmans sains (et de condition libre, particulièrement au temps du
Prophète), de préférence de bonne constitution physique et disposant
d’un niveau de connaissance suffisant et d’un savoir-faire confirmé.
Dans les petites mosquées, l’imam peut être également le khatib
(prédicateur) ; il arrive que la même personne cumule les charges de
muezzin, de khatib et d’imam.
Depuis le IXe s., le sens du mot imam
s’est enrichi d’une acception nouvelle.
Alors que chez les Sunnites il
n’est qu’un titre parmi d’autres que l’on applique à toute personne qui
conduit la prière collective, l’imam devient chez les Chiites un titre
religieux attribué à quelques grands dignitaires.
Idéalement, cette
hiérarchie théologique et religieuse est structurée autour de
l’avènement du douzième imam, l’imam occulté qui est censé clore, à
la fin des temps, le cycle inauguré et incarné par les onze autres
imams.
Au plan spirituel, l’imam est un bon modèle.
Il sert aussi parfois
d’intercesseur entre les musulmans et l’institution, soit pour des
questions d’exégèse théologique liée au dogme ou pour des problèmes.
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