Les fêtes catholiques Même si les Anciens n'avaient pas une exacte
Publié le 05/04/2015
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D’une délicate imbrication de ces cultes et symboles successifs, et des
divers systèmes de mesure du temps, sont finalement issus les trois
cycles de la liturgie catholique : cycle quotidien, cycle hebdomadaire et
cycle annuel.
Le cycle quotidien de la liturgie des “ Heures ” se
compose de prières, de psaumes et de lectures qui sanctifient les
principaux moments de la journée : les Laudes le matin, l’office du
milieu du jour, les Vêpres en fin d’après-midi et les Complies avant le
coucher.
Les “ livres d’heures ”, dont il existait au Moyen Âge de
superbes exemples, sont des recueils de prières qui permettent aux
laïcs de pratiquer ces célébrations.
Il existe en outre pour les moines et
moniales des Vigiles nocturnes (ou encore Matines), et des “ petites
heures ” inspirées de la tradition juive, c’est-à-dire des prières que
règlent encore les divisions du jour en usage dans l’Antiquité : Tierce
(vers 10 heures), Sexte (vers 13 heures) et None (vers 15 heures).
Le cycle hebdomadaire commence le dimanche, premier jour de la
semaine (“ Le premier jour de la semaine, de grand matin, elles se
rendirent au Sépulcre...
” — Lc 24,1 —) qui en constitue à la fois la
source et le sommet, d’où l’importance de la messe dominicale pour
les chrétiens.
Du lundi au samedi se déroule la liturgie propre à
chaque journée, de la deuxième à la septième “ férie ” (du latin feria,
“ fête ”, car tous les jours sont sacrés : cette dénomination liturgique
remonte au Bas Empire, où l’on s’efforça – en vain – de proscrire les
noms des jours païens).
Le vendredi, où mourut Notre Seigneur, est
une journée de pénitence et d’abstinence qui passe de ce fait, dans les
superstitions populaires, pour un jour néfaste.
Le cycle annuel est plus complexe, puisqu’il comprend à la fois les
célébrations des divers temps liturgiques (le “ temporal ”) et les fêtes
des saints (le “ sanctoral ”), que la dévotion populaire a parfois eu
tendance à multiplier.
Mais c’est au temporal, qui célèbre les mystères
de l’Incarnation et de la Rédemption, que revient la première place : la
réforme liturgique de Vatican II a veillé à rétablir cette nécessaire
primauté.
On distingue dans le temporal deux cycles importants, celui de Noël et
celui de Pâques, dont la célébration nous fait parcourir les mystères de
notre salut dans le Christ.
Tous les commencent par un temps de
préparation, respectivement l’Avent et le Carême, trouvent leur centre
dans la fête de la Nativité et dans le Triduum pascal, se poursuivent
par le “ temps de Noël ” et le “ temps pascal ”, puis s’achèvent enfin
par la fête du Baptême du Seigneur et la Pentecôte.
Le reste de l’année
court le “ temps ordinaire ”, qui comporte 34 semaines..
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