115 résultats pour "désintéressés"
-
L'inutile peut-il avoir une valeur ?
est composé de merveilleux). Ainsi donc, si ce fut pour échapper à l'ignorance que les premiers philosophesse livrèrent à la philosophie, il est clair qu'ils poursuivaient la science en vue de connaître et non pour une finutilitaire. Ce qui s'est passé en réalité en fournit la preuve: presque tous les arts qui s'appliquent auxnécessités, et ceux qui s'intéressent au bien-être et à l'agrément de la vie, étaient déjà connus, quand oncommença à rechercher une discipline de ce genre. Il est...
-
Dans tout amour, n'aime-t-on que soi-même ?
Comme le fait remarquer Jean-Jacques Rousseau, on ne se souci desautres que parce que l'on se met à leur place et qu'on s'aime soi-même.Il convient ici de rappeler les sarcasmes que Nietzsche à réservés àtous ceux qui, sous prétexte de réaliser en eux les valeurs les plussubtiles et les plus raffinées, obéissent en fait à un ressentimentprofond et défendent en fait les intérêts de la faiblesse. Le désir duspirituel ou de l'intellectuel pourrait n'être que la conséquence d...
-
Nietzsche: Soyons donc prudents !
véritable ne devrait alors pas avoir peur de la vie ni de la chair, il est déjà une manifestation du désir, etdevrait donc être porteur d'énergie vitale. De même, la vraie morale devrait être affirmation de soi et de sonappétit de vivre, et non commandement de s'effacer.Ce qui est implicitement rejeté ici, c'est la notion de pureté. Est pur tout d'abord ce qui est sans mélange.L'âme la plus pure serait alors celle qui est la plus détachée du corps et de ses pulsions. On appelle « pureté» égaleme...
-
Dans tout amour, n'aime-t-on jamais que soi?
l'amour pathologique dans lequel je ne suis pas libre d'aimer tout le monde puisque l'amour pathologique est de l'ordre de la sensibilité et qu'il incline à singulariser une personne en particulier. En revanche l'a mour pratique est le seul qui peut être commandé parce qu'il est de l'ordre du devoir. Pour que le don dans l'amour soit vraiment don, ildoit être désintéressé, le don doit se justifier par lui-même sans référence à un but. Cette amour pratique estsuscité par la raison pure...
-
Le beau dépend-il du goût de chacun ?
connaissance.Le jugement de goût qui porte sur les oeuvres est un jugement réfléchissant cad qu'il n'est pas un jugement deconnaissance. En revanche, le jugement déterminant n'est pas celui par lequel nous apprécions la beauté, mais celuipar lequel nous connaissons. Kant montre que le jugement de goût est fondamentalement subjectif, car ils'appuie sur un sentiment de plaisir (le beau) ou de déplaisir (le laid). Dired'une chose qu'elle est belle, c'est avant tout dire qu'elle nous plaît. Certe...
-
N'échange-t-on que des biens ?
[III. Biens et dépense] - L'échange de biens implique que les objets sont destinés à un certain usage : ils seront utiles de part et d'autre,et c'est ce qui fonde la possibilité de les échanger.- Le potlatch, comme pratique sociale, montre au contraire un échange dont les objets sont voués à uneconsommation sans usage : ce sont sans doute des biens, mais ils sont destinés à disparaître dans la surenchèredes dons et contre-dons. a) Le sociologue français Marcel Mauss s'est intéressé au don...
-
SCHOPENHAUER Le Monde comme Volonté et comme Représentation - Livre IV, §. 57, tr. fr. A. Burdeau
désir-satisfaction. Il existecertainsêtredotés «d'aptitudes bien rares » et « d'une intelligence supérieure » capabled'obtenir de la joie bien plus forte que toute satisfaction sans pour autant exaucer une envie. Ils parviennent à cetétat d'allégresse en acquérant des connaissances dénuées de tout désir comme « la jouissance du beau, le vraiplaisir artistique ». Ces personnes sont les poètes, les peintres, les artistes. Néanmoins, on peut alors se demandersi ces êtres capables de faire abstracti...
-
faut-il aimer pour respecter?
peut le respecter car il est aimable, gentil, le respect permet de maintenir la relation avec cet ami car sans ce respect, qui peut être montré à plusieurs degrés mais qui est toujours présent, on risque de perdre cet ami et de rompre la relation avec cette personne.Dans les cas précédents, l'amour et le respect sont en général désintéressés, en effet, il est plutôt naturel et n'implique pas une demande de retour. Cependant, on retrouve aussi des formes de respects plus interessés, comme le resp...
-
-
Que peut on reprocher a la bonne conscience?
: chacun sait immédiatement où est son devoir. Mais cette universalité même de la moralité est pour Kant le signeque la conscience morale est l'oeuvre de la raison : non pas une raison « théorique » ou « savante », mais uneraison pratique. Contrairement à Rousseau, Kant ne fait pas de la morale un sentiment qui s'éprouve mais une loi quis'impose à tout être raisonnable. La différence entre Kant et Rousseau n'est pourtant pas si grande : lorsqueRousseau dissocie conscience et raison, c'est...
-
Les techniques ne sont-elles qu'une application des sciences ?
1. La pensée technique à l'époque d'Homère. Comme le montre Jean-Pierre Vernant dans « Mythe et pensée chez les Grecs », entre le VII ième et le V ième siècle avant Jésus-Christ, dans la Grèce, le terme de « teknè » désigne tout aussi bien le savoir-faire approprié et spécifique des charpentiers, des métallurgistes, des tisserands que les magies de Hephaistos ou les sortilèges de Protée : « Entre la réussite technique et l'exploit magique la différence n'est pas encore mar...
-
Commentaire d'un extrait du DISCOURS SUR LES SCIENCES ET LES ARTS (Rousseau)
(Socrate, Caton, etc.) face au goût de l'art. (l. 2) Se déchaîner. Métaphore hyperbolique soulignant la force de ce refus. (l. 2 et 3) Ces Grecs artificieux et subtils. Peut-être le démonstratif a-t-il ici comme en latin une nuance péjorative. L'adjectif artificieux, certainement. (l. 3) Séduisaient. Sens étymologique : détourner du droit chemin. — (l. 4 et 5) Les sciences, les arts et la dialectique. Rousseau pratique ici l'amalgame, procédé classique pour discréditer des idée...
-
n'est-on moral que par intérêt ?
morales en imposant la crainte du châtiment prouve bien que c'est le seul intérêt qui nous amèneà la morale. L'évidence du fait moral et du sens du devoir. 2. - On ne peut toutefois s'empêcher de penser qu'Hobbes a manqué quelque chose, à savoir le sentiment moral. En effet, il semble nier l'expérience immédiate que nous avons de la moralité :comment sa théorie peut-elle rendre compte du trouble de la conscience que l'on éprouve en facede l'immoralité ? Pourquoi serions-nous ch...
-
Qu'est-ce qui distingue l'oeuvre d'art d'un objet quelconque ?
Demande d'échange de corrigé de Leray Victor ( [email protected] ). Sujet déposé : Qu'est ce qui distingue une oeuvre d'art d'un objet quelconque ? Un objet quelconque est un objet issu de la production industrielle et fabriqué en série qui ne se démarque en riendes autres objets de la série. Il peut être quelconque car il est fabriqué en matériaux médiocres, il peut être mal fini,bâclé, purement utilitaire et construit sans soin. Au contraire un objet d'art serait fabriqué avec...
-
L'Argent
aurait pu emporter sur un fiacre, séparé de biens depuis qu'il vivait du jeu.
peut le mettre dans sa poche ? Dès lors, il s'était désintéressé peu à peu de sa maison qui marchait par la force acquise ; il ne vivait plus que dans l'espoir d'un coup d'agio triomphant ; et, comme la déveine était venue, persistante, il engloutissait là tous les bénéfices de son commerce. A cette fièvre, le pis est qu'on se dégoûte du gain légitime, qu'on finit même par perdre la notion exacte de l'argent. Et la ruine était fatalement au bout, si les ateliers de Lyon rapportaient deux c...
-
Le don peut-il être gratuit ou n'est-il qu'une forme de l'échange ?
II. La gratuité du don n'est pas désintéressée Mais celui qui donne sans calculer l'intérêt qu'il trouve dans son acte n'est pas pour autant désintéressé. À défaut d'attendre de l'autreun objet en retour - sa richesse l'en dispense, ou sa générosité le rend capable de s'en priver - ne cherche-t-il pas à susciter lareconnaissance de l'autre ? Le don est-il alors complètement désintéressé? N'est-il pas toujours de façon plus ou moins subtile uneforme de l'échange ? 1. La dette du donateur.En plaid...