L'affaire Dumas
Publié le 05/12/2018
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Si, sur le plan strictement judiciaire, Roland Dumas, en avocat redoutable qu’il est, peut gagner son bras de fer avec la justice et prouver sa bonne foi, prouver que le dossier est « vide » et qu’il est — c’est sa ligne de défense depuis le début — la victime d’un acharnement judiciaire et médiatique qui vise à travers lui la politique et la personne de François Mitterrand, les dégâts sont d’ores et déjà considérables.
Le plus grave réside dans sa détermination
— et personne ne peut s’y opposer, pas même le chef de l’État — à ne pas démissionner alors qu’il est mis en examen. En se maintenant ainsi à la présidence du Conseil constitutionnel, la plus haute instance juridictionnelle du pays, celle qui dit si les lois sont ou non conformes à la Constitution, Roland Dumas porte atteinte à la crédibilité de l’institution
Ancien ministre des Affaires étrangères et actuel président du Conseil constitutionnel, Roland Dumas se retrouve dans la tourmente de raffaire Elf et des commissions occultes versées par dizaines de millions de francs lors de la vente des six frégates de Thomson à Taïwan, en 1991.
Mis en examen, le 29 avril 1998, pour recel et complicité d’abus de biens sociaux, le cinquième personnage de l’Etat et gardien du temple de la « Mitterrandie », crie au complot politique et refuse de démissionner de ses fonctions. Quitte à discréditer l’institution qu’il représente.
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