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Fiches politiques comparées du monde arabe

Publié le 26/03/2025

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« FICHES PCMA S6 - CPES FICHES PCMA Les mondes arabes existent-ils ? S6 - CPES INTRODUCTION Monde arabe = région scrutée car des conflits récurrents, insistant sur la différence avec l’Occident MAIS méconnaissance des structures sociales, culturelles et politiques de la zone  utiliser la politique comparée pour analyser les phénomènes dans un contexte socio historique en comparaison avec d’autres LES MONDES ARABES ENTRE UNITE ET DIVERSITE : fantasmes occidentaux + ambitions locales Différents espaces (voir carte) MAIS des caractéristiques communes  pensées par les discours indigènes/exogènes.

Terminologie toujours définie en fonction de l’Europe FR, UK = délimitent la région au 19 e siècle selon leurs perceptions des impératifs de la domination.    Levant = France (des Balkans à la Jordanie, comptoirs de commerce) Moyen Orient / Middle East / Proche-Orient = UK, USA (milieu de l’Orient car l’Inde est le fleuron de l’empire colonial + administration US : Maroc jusqu’aux Indes UK) Monde musulman = UK (distingue les communautés musulmanes des communautés hindoues dans leur empire)  Monde arabe : ensemble des pays ayant l’arabe classique comme langue officielle, administrative, culturelle et littéraire Catégorie née des discours indigènes (identité arabe revendiquée) et exogènes (orientaliste, mentalité arabe, idée que la région est toujours en conflit)    Arabisme : solidarité de la langue/culture, partage de réf.

culturelles par opposition aux normes religieuses de l’Islam Nationalisme arabe : projet politique post WW2, union des pays arabes, prend fin après armées arabes / israéliennes en 1967 et la mort de Nasser en 1970 Orientalisme : mouvement littéraire et artistique, exotisme fantasmé (cf.

Edward Saïd critiquant comment les représentations occidentales de l’Orient ont créé l’Orient)  Mondes arabes : Pour mettre en avant les métissages, les conflits sociaux, culturels, politiques dans les sociétés, montrer l’hétérogénéité du terme « arabe » + diversité linguistique L’ECOLOGIE DES MONDES ARABES Territoires dominés par l’Empire Ottoman depuis le 13e siècle (apogée de l’empire au 17e siècle où le monde arabe = 2/5e de l’Empire).

Déclin au 19e siècle avec les réformes (Tanzimat) + chute pendant WW1.

Fin avec le traité de Sèvres + Traité de Lausanne en 1923-24. Domination coloniale de l’Algérie en 1830 = début du processus colonial qui s’achève vers 1920.

Statut des colonies dépendant du pays, de la date de colonisation et de l’importance stratégique du territoire (Algérie = colonie de peuplement // protectorat = finance et pol ext. Gérée par le pays colonisateur avec une administration indigène // mandats en Libye, Syrie, Palestine… après WW1).

Déclin des colonies et indépendances entre 1922 (Égypte) et 1975 (Comores) Structures socio-économiques / politiques communes : formation étatique par une dynastie étrangère DONC notion d’État fragile mais structures sociales pérennes + États rentiers (rente militaire, commerciale, pétrolière, touristique) = ressources exogènes des États qui les redistribuent et font fonctionner l’État sans utiliser les impôts DONC pas de demandes démocratiques car pas de redevabilité de l’État. Clivages socio-éco : urbanisation rapide créant des inégalités + population jeune et chômage élevé + identités religieuses ethniques (minorités remettant en question le discours homogénéisant) Traits communs entre républiques/monarchies : parti unique et contrôle de l’opposition + répression + rôle ambivalent de l’armée (politique + maintien de l’ordre) Organisation pol commune (Ligue des États arabes, 1945) + Coupe arabe de foot, 2021 + Grande Zone Arabe de Libre Échange (GZALE), 2009 + Printemps arabes transnationaux DES MONDES EN REVOLUTION : histoire contestataire de longue durée Causes communes aux révolutions : contrôle de l’opposition, système sécuritaire et répression, domination patrimoniale, corruption, chômage des jeunes… Revendiquent la citoyenneté politique + droits économiques et sociaux à travers la chute des régimes + départ des dirigeants autoritaires.

Pour qu’un mouvement se maintienne : groupes sociaux liés + qualification politique des revendications + déjouer les contraintes FICHES PCMA S6 - CPES Soulèvement de 2011 : analyse dressant des typologies des nouvelles situations étatiques (régimes décapités, ébranlés, contestations mineures…).

LIMITES : guerre civile en Syrie, nouvelles mobilisations au Maroc en 2017, 2015 au Liban…  Michel Camau, Frédéric Varel Montréal, Soulèvements et recompositions, 2014 : insistent sur la crise de vulnérabilité des régimes et pas sur leur chute.

Crise de légitimation < révolutions montrant la vulnérabilité < équilibre précaire Comment appréhender les mondes arabes en 2025 ? Pourquoi et comment opérer la désoccidentalisation du regard porté sur les mondes arabes ? Nécessité d’une pluralité des voix dans la production du savoir pour ne pas raconter l’histoire du point de vue dominant.

Positionnalité : impact des structures de pouvoir explicites / implicites sur le processus de recherche, sur les relations entre le chercheur et les personnes étudiées, sur le transfert de connaissance  affecte les résultats de recherche DONC réflexivité sur sa propre positionnalité VERS UNE LECTURE PROFANE DES CONFLITS DANS LES MONDES ARABES (G.

CORM)  Matrice dominante des conflits au Moyen Orient = anthropologie religieuse.

L’EU justifie ses conflits de colonisation par des traits anthropologiques négatifs des opprimés. o Valorisation du christianisme européen comme supérieur o Tradition intellectuelle de la « question d’Orient » : racisme, valorisation et dénigrement de communautés o Explication abandonnée après WW2 au profit de l’école aronienne (évènements = lutte idéologique entre démocratie libérale et totalitarisme soviétique) et marxiste (capitalisme dominant et forces anti impérialistes)  modèles obsolètes après 1991.  Samuel Huntington : thèse sur le choc des civilisations (1997)  Retour du cadre anthropologique expliquant la nature des R.I et dynamique des conflits. Après Guerre Froide = redéfinition des rapports de force et de la façon d’en rendre compte  Georges Corm : conflits mondiaux / sociétés interprétés comme des affrontements de valeur MAIS il faut restituer la conflictualité = analyse multi factorielles des conflits (pol, éco, sociales) + prise en compte des structures néo-impériales (car sinon on simplifie les conflits entre les bons/méchants) VERS UNE LECTURE DESORIENTALISEE DE LA REALITE SOCIOHISTORIQUE ET POLITIQUE DES MONDES ARABES (E.

SAÏD)  Edward Saïd, L’orientalisme (1978) : orientalisme = dimension de la culture politique, intellectuelle moderne qui a plus de rapport avec « notre » monde qu’avec l’Orient.

Orient et Occident se soutiennent et se reflètent l’une l’autre.

Analyse l’orientalisme comme un système d’idées (cf.

Foucault).

Hégémonie culturelle par consensus perpétuant des représentations stéréotypées de l’Orient servant les intérêts de pouvoir et de domination culturelle de l’Occident. o Orientaliste : personne qui effectue des recherches sur l’Orient  institution de savoir + style de pensée (ontologique VS.

épistémologique) + style de pouvoir (comment l’Orient est pensé en Occident) o Critiques : peut enlever au sujet étudié sa capacité d’action (minimise la capacité des sociétés orientales à produire leurs représentations) + manque de solutions concrètes + généralise les expériences coloniales oubliant les spécificités + théorie occidentalocentrée et focus sur rapports post coloniaux (Chandra Talpade Mohanty montre que les études postcoloniales minimisent les expériences coloniales des minorités de genre + Vivek Chibber : néglige le rôle du capitalisme dans relations coloniales) + relativisme culturel défendant sans discernement des pratiques locales FONDEMENTS ET METHODOLOGIE DE L’ETUDE SOCIOLOGIQUE ET HISTORIQUE COMPAREE DES REGIMES POLITIQUES DES MONDES ARABES  Politique comparée / histoire à parts égales : FICHES PCMA o S6 - CPES comparatisme cherchant à rapprocher des cultures en établissant des similarités MAIS risque de gommer les différences.

Comparatisme et orientalisme déclinent en même temps fin 1990s.

Banaliser différences = nier spécificités culturelles + perpétuer exclusions + enfermer dans des catégories. o Histoire connectée : faire émerger modes d’interaction entre local/régional/supranational.

Frederick Cooper critique la mondialisation « le concept de mondialisation sert-il à quelque chose », 2001 : vocabulaire impliquant le seul cadre planétaire causant des problèmes o Histoire à parts égales (Romain Bertrand, 2011) : il écrit à un moment où on parle d’échelle mondiale, mais pour réécrire la même histoire du monde (EU/expansion)  diversifier les sources pour rendre justice à la symétrisation des actes  Centralité de la sociologie : analyses emics (issues de = moins scientifiques, subjectives) VS.

etics (extérieures à = approche objective de l’étude des cultures) = manque de respect de la spécificité des expériences + néglige la réflexivité.

Marginaliser emics = ethnocentrisme.

Importance de l’empirisme + maîtriser les langues du terrain de recherche pour produire ses propres données Printemps arabes : révoltes ou révolutions ? Compréhension partielle des révolutions à cause de la méconnaissance sur les mondes arabes. 2011 = attraction pour les effets et résultats au détriment des processus révolutionnaires. DES SITUATIONS HISTORIQUES EXCEPTIONNELLES : LA SCISSION DES LEGITIMITES ENTRE GOUVERNANTS ET GOUVERNES  Révolution : catégorie de la pratique (utilisée par les acteurs) et scientifique (Charles Tilly : distinction entre intentions, situations et dénouements révolutionnaires.

Les situations évoluent souvent indépendamment des conditions qui les ont fait naître et les dénouements ne suffisent pas à expliquer les causes initiales des révolutions) o Situation d’ouverture radicale des possibles, de renversement de l’histoire et d’inclusion politique sans précédent.

Moment où la parole politique est collectivement arrachée par des groupes minorisés, de façon quasiment simultanée mais non coordonnée. o Histoire globale des révolutions montrant leur dimension transnationale : sociologie de la diffusion des modes d’action, des répertoires discursifs, des.... »

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