Suis je ce que j'ai conscience d'être?
Publié le 10/02/2013
Extrait du document


«
l'observation intérieure de soi-même en vue de se connaître.
Tout sujet doué de conscience semble donc savoir
ce qui se passe en lui et en dehors de lui, et peut donc réfléchir, s'adapter et choisir selon les situations qui
s'imposent.
Cependant, comment ommettre des phénomènes significatifs tels que les lapsus, ou les rêves? Car quand je
suis dans un rêve, je me vois en train de marcher par exemple, alors qu'en réalité je suis allongé et immobile.
La seule chose qui permet de différencier le rêve du réel est alors le réveil, mais rien ne me prouve que ce que
je crois vivre en ce moment est réel, rien ne me prouve que je ne puisse douter du fait que je me réveillerais
peut-être.
Aussi, ma conscience n'est-elle peut-être simplement qu'une illusion de mon être.
Mais quel est alors
ce véritable moi, que ma conscience me cache? Puis-je le découvrir? Puis-je me débarasser de ma
conscience?
Ce qui est présent dans la conscience semble directement accessible.
Un simple regard, une simple
introspection, c'est-à-dire une analyse du sujet par lui-même suffisent.
De plus, le sens de ce qui est présent
dans ma conscience est là en sa totalité.
Avec la conscience, on est donc dans la signification : la conscience
semble transparente à elle-même.
Et ce qui se présenterait comme une zone d'ombre ne serait que la
conséquence de l'inattention ou d'une attention insuffisante.
En cela le rapport de la conscience avec
elle-même diffère de son rapport avec l'objet.
L'objet estune zone d'opacité pour la conscience.
Quand je
m'engage dans la connaissance du monde extérieur, je quitte le domainde de la certitude.
Seule la transparence
de la conscience avec elle-même ouvre la sphère de la certitude.
Autrement dit, je lis dans ma conscience à
livre ouvert.
La certitude n'est jamais que l'adhésion de la conscience à une vérité reconnue par elle avec
évidence.
D'autre part, ce qui fait l'originalité du rapport de la conscience à elle-même, c'est son immédiateté.
Nul
intermédiaire, nul médiation : la conscience se donne immédiatement.
Pour Descartes, la vérité se saisit dans le
présent et plus précisément dans l'instant.En effet, c'est au moment où je prononce "je suis, j'existe" que cette
proposition est vraie (Méditations métaphysiques ).
C'est dans l'instant où elle se donne que je l'éprouve dans
sa vérité.
Le présent est la seule chose qui échappe au doute.
Il se distingue du passé qui, en tant qu'il suppose
la mémoire, dépend de la fiabilité de cette dernière et de la reconstruction qu'elle implique.
Prenons l'exemple.
»
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