Spinoza
Publié le 17/09/2012
Extrait du document


«
valeurs générales qui s'appliquent à la nature.
La Philosophie serait donc fondée sur la nature.
On retrouve ici
l'idée du Panthéisme.
La Foi, de son côté, n'a pas les mêmes valeurs et principes que la Philosophie.
La Foi,
elle, se base d'une part sur l'Histoire.
En effet, l'Homme, pour avoir la Foi, doit se baser sur l'Histoire.
S'il veut
croire en Dieu, il doit croire en l'Histoire car il n'y a plus personne pour lui assurer que Dieu existe et que
l'Histoire du Christ est vraie.
Le second principe de la Foi est la philologie, et selon Spinoza, les grands
fondements de la Foi sont l'Ecriture et la Révélation.
La philologie est la science qui traite une langue
d'un point de vue historique, à partir de documents écrits.
En effet, la Foi se base sur l'Histoire, sur les écrits
qui traversent les temps et seraient capables de témoigner de l'existence de Dieu.
La Révélation est dans une
religion, la connaissance qui affirme détenir une source divine.
De ce fait, il est vrai que si un Homme est sujet
d'une Révélation, dans laquelle Dieu se révèle à lui, il peut avoir la Foi.
C'est ainsi, par exemple, que le 23
novembre 1654, Pascal, après un accident qui l'aura laissé inconscient quinze jours, se réveille en ayant une
intense vision religieuse.
Sa croyance en Dieu sera alors sûre et définitive.
Ainsi, la Foi et la Philosophie n'ont
pas les mêmes fondements.
De plus, selon Spinoza, la Foi, si elle est incompatible avec la liberté, n'empêche pas de philosopher.
Elle laisse
l'Homme libre d'étudier la Philosophie.
D'après cela, tout homme peut philosopher, et réfléchir à certaines
questions essentielles, dogmatiques.
Il est libre de former sa pensée, sans crime, sur différentes questions de
la vie.
Il y a toutefois une chose que la Foi condamne, selon Spinoza.
En effet, l'homme est libre de décider,
d'établir et de former sa pensée.
Cependant, s'il répand des croyances qui font naître l'insoumission, la haine,
les querelles ou la colère du peuple, il sera jugé et accusé d'être
hérétique ou schismatique.
L'hérésie est une doctrine contraire à la religion qui est établie, et le schisme est le
fait de diviser une Eglise afin d'en créer une nouvelle.
La philosophie ne doit alors pas empiéter sur le domaine
de la religion.
L'Homme doit rester fidèle, et il doit garder la Foi s'il veut philosopher.
En revanche, selon
Spinoza, la Foi approuve et considère comme croyants les hommes qui répandent des croyances justes et
charitables autour d'eux.
Ceux-ci sont alors capables de philosopher, tout en faisant preuve de foi, et en
réussissant à avoir des réflexions dues à la Philosophie et qui honorent la religion, soit toutes les réflexions de
charité ou de justice que la Foi récompense. .
»
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