Si le faible est celui qui pardonne et qui aide les autres, vaut-il mieux être faible ou fort ?
Publié le 28/10/2019
Extrait du document
Personne et quoi que ce soit ne devrait avoir le droit de nous détruire ou de nous autodétruire. La vie est faite pour être vécue et nous avons la chance de vivre dans un monde où liberté, égalité, justice pour tous signifient quelque chose et sont des valeurs importantes. Nous avons le droit autant que les autres de se réaliser et d'agir selon nos préceptes. Nous pouvons choisir à tout instant d'être faible, fort ou surhomme ou une combinaison de tous ces modèles. Vaut mieux vivre heureux selon nos passions que malheureux, selon les désirs des autres, pleines de remords et de ressentiments.
La vie comporte aussi une responsabilité que nous envers nous-mêmes; celle de se réaliser pleinement. Personne ne sait mieux que nous ce qui peut nous rendre heureux et personne d'autre que nous peut nous rendre heureux.
Les valeurs humanistes sont contre-natures et ne permettent pas d'accéder au bonheur, elles ne sont que sacrifices et renoncement qui mène aux ressentiments et aux désirs devengeance, l'homme est un être de passions, d'instincts, il faut respecter son animalité et vivre ses passions qu'on peut sublimer au profit d'une œuvre. La vie peut-être une œuvre d'art parce qu'on peut être le créateur de sa vie et non un faible spectateur.
Le fort a toujours l'avantage sur le faible, même si le faible s'imagine être supérieur par ses valeurs, il ne l'est pas. Le fort sait ce qu'il veut et sait se défendre et ressens le plaisir d'être soi, celui-ci se réalisent et cherche à s'épanouir en vivant ses passions et ne renie pas ses instincts, ses affects, ses passions.
On ne peut que vouloir être fort et se réaliser parce que pour survivre, il faut se battre et les faibles, eux, se font écraser et ne savent pas se défendre. Donc, si le faible est celui qui pardonne et qui aide les autres et qui se cachent derrière cette mentalité d'hypocrisie des théologiens envers le peuple (encore aujourd’hui) il vaut mieux être fort et aspirer à l'autonomie de pensée et d'être, à l'épanouissement de notre individualité.
Il vaut mieux être fort et s'assumer en tant que personne et vivre selon Nos Passions, nos convictions, nos valeurs. L'idéal est de devenir complètement indépendant de la morale qu'on nous a enseignés et se libérer des idées reçues pour devenir un surhomme, un être sachant penser par lui-même et pour lui-même, il se créer des nouvelles valeurs et vit en fonction de ce qu'il pense.
«
qui va dominer et va devenir encore plus fort.
Quand deux faibles se font face, la partie est nulle, aucune de prends le dessus et ne gagnent.
Pour Nietzche,
être en vie, signifie la recherche du plus fort.
Cette recherche du plus fort, mène à l'organisation des sociétés, organise l'autorité, la hiérarchie des individus.
Les forts eux, «ressentent le plaisir d'être soi, la fierté, l'activité libre et heureux», et
les forts sont nobles, ils créent des valeurs, ils n'ont pas besoin de l'Approbation des autres, puisqu'ils n'ont qu'à se regarder pour savoir ce qui est bon.
La
morale des forts ne cherchent pas à détruire à la racine tous les instincts, mais bien à les vivre, à les développer.
Les forts créent des hommes cultivés,
inventifs, actifs, doués d'une volonté forte et constructive.
La morale des forts est naturelle, elle est le résultat d'une spiritualisation de l'animalité qui
s'épanouit.
Ils se respectent en tant qu'être humains et imparfaits.
Les forts peuvent être violents mais jamais cruels et leur violence est spontanée, sans
arrières pensées.
De plus, ils ne cherchent pas à se venger.
Si Dieu est mort et n'existe pas, à quoi bon être faible et pardonner et aider son prochain ? À
quoi bon se ranger du côté des opprimés si ce n'est que pour laisser les autres nous dominer et nous manipuler ?
Devenir un surhomme, ce n'est pas choisir entre être le faible ou le fort, mais s'élever à un niveau de conscience qui dépasse l'idée préconçue que Dieu
existe.
En devenant un surhomme, on adhère à la pensée que Dieu est mort, il faut rejeter la morale mensongère qui accompagnait cette foi en Dieu.
C'est
aussi l'immoralisme d'une certaine façon qui conduit à l'individualisme, vivre en fonction de soi et de ce que l'on croit être bon pour soi et vrai.
L'homme en
voyant ses anciens idéaux s'effondrer,
l'exténuation de sa volonté font qu'il contrarie une sélection, qui naturellement devait conduire au plus puissant...Il s'agit de dépasser l'homme, en se
dépassant soi -même, pour vivre librement, il faut se débarrasser de la morale de tous les idéaux, des forts et des faibles, aussi pour pouvoir renaître.
Se libérer de tout ce que l'on nous a appris, combat les idées reçues, cherche à faire sa place et lutte pour apprendre à penser pour soi -même, ce qui est
bon pour soi et par soi -même et par le fait même, développer nos propres convictions, et adapter le monde selon nos valeurs personnelles déterminent nos
agissements.
Le surhomme se débarrasse de tout ce qui l'entrave dans sa condition d'homme faible, de la morale.
Et il devient autonome et maître de sa
propre condition humaine, il vit selon ses préceptes, selon ce qui lui procure le bonheur et créer de nouvelles valeurs qui mène à son sens des valeurs qui lui
est propre, il vit en fonctions de ses convictions, il refuse de se soumettre et de se laisser manipuler par les théologiens qui ont inventés le libre arbitre pour
rendre l'homme responsable.
Il a une autre altitude face à la vie et ne concerne pas une quelconque hiérarchie sociale, il affirme son pouvoir créateur.
En
pensant librement, l'homme créer donc se réalise sur le plan humain, l'homme créer, pense, donc existe.
Nietzche fait allusion à Kant en disant qu'il faut
respecter l'humain et ne pas le
traiter en instrument, mais comme une fin.
Pour le surhomme, nous sommes tous égaux.
Nietzche invitait à tout remettre en question : les idées, les concepts religieux, les valeurs religieuses, etc...
À
aller au delà de la morale traditionnelle.
De plus, si Dieu est mort, à quoi bon se faire violence et vivre selon des préceptes que l'on n'a pas choisi et qui sont
vides de sens ?
Selon Nietzche les passions peuvent être embellies, spiritualisées et sublimées et l'art est une voie pour sublimer les passions.
Donc, mettre l'énergie au
service d'une œuvre plus élevée, déplace la pulsion vers des formes plus élevées.
b)
Nietzche rejette la morale des faibles, celle qui a été enseignée, imposée par l'Église au moyen -âge, parce qu'elle est contre-nature, parce que pour lui, les
passions c'est la vie et L'Église anéantit les passions, comme la sensualité, l'orgueil, la passion de dominer, de posséder et de se venger.
Le but de l'Église
est de dompter l'homme et le dominer feint d'exercer un contrôle aveugle sur lui, en lui faisant croire qu'il a le libre-arbitre, qu'il est libre de penser mais en le
culpabilisant aussitôt qu'il veut agir selon son gré.
« Elle est la négation du vouloir vivre, instinct de décadence, elle enseigne l'homme à sa perte.»Comment
fait -on pour dompter un animal ? On le frappe et le force à obéir, on dompte un humain en le convainquant qu'il est mauvais, qu'il est pêcheur.
On
le menace de l'enfer, l'homme a peur et se soumet.
L'Église occupait la plus grande place dans la vie de tous les jours à cette époque et personne n'avait osé
critiquer l'Église aussi vertement et ouvertement aussi.
La morale des faibles est une morale négative et contre-nature parce qu'elle préconise une morale de l'affaiblissement des forces vitales et des instincts.
Pour
Nietzche, les hommes sont d'abord comme des animaux et comme tous les animaux, ils se distinguent entre eux les forts et les faibles, donc les dominants et
dominés, c'est là une loi de la vie et de la survie et de la nature aussi (on n'a qu'à penser aussi à la loi de la sélection naturelle selon, Darwin...).
Un homme
fort est violent, c'est là l'expression spontanée de son instincts de domination (l'expression de son animalité), de sa volonté de puissance, or cette violence
provoque la peur de ceux qui la subissent sans pouvoir y résister de par la faiblesse de leur volonté de puissance propre.
La morale altruisme-égalitaire
compassionnelle est donc d'abord une tentative pour les faibles de se protéger de la violence des forts en la désignant comme mauvaise, cruelle, afin de la
brider en la rendant honteuse, en rendant le fort de sa force.
La morale des faibles est contre-nature aussi parce qu'elle agit en sens contraire de l'animalité de l'homme, puisqu'elle cherche à détruire à la racine tous les
instincts, par haine de la.
»
↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓
Liens utiles
- Parlant des adultes, André Gide écrit dans les Nourritures Terrestres : Leur sagesse ? Ah ! leur sagesse, mieux vaut n 'en pas faire grand cas. Elle consiste à vivre le moins possible, se méfiant de tout, se garant. Il y a toujours dans leurs conseils je ne sais quoi de rassis, de stagnant. Ils sont comparables à certaines mères de famille qui abrutissent de recommandations leurs enfants : Ne te balance pas si fort, la corde va craquer ; ne te mets pas sous cet arbre, il va tonner ; ne
- Si la partie est fort inégale, il vaut mieux faire une honnête retraite ou prendre quartier que s'exposer brutalement à une mort certaine. Traité des passions de l'âme Descartes, René. Commentez cette citation.
- Si la partie est fort inégale, il vaut mieux faire une honnête retraite ou prendre quartier que s'exposer brutalement à une mort certaine. [ Traité des passions de l'âme ] Descartes, René. Commentez cette citation.
- Mieux vaut-il se taire ?
- Faut-il souhaiter un Etat faible ou un Etat fort ?