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Sartre ou la liberté comme condamnation ?

Publié le 28/10/2009

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Sartre ou la liberté comme condamnation

Né à Paris en 1905, Sartre, orphelin de père à un an, passa son enfance entre une mère catholique et un grand-père protestant, auprès de qui celle-ci, très jeune, était retournée avec son fils, après la mort de son mari. Sartre, enfant, considère cette très jeune femme, resoumise à ses parents, plus comme une grande sœur que comme une mère, et apprend auprès du vieillard majestueux, à la belle longue

barbe blanche, qui aime jouer la comédie et les (grands-)-pères nobles, l'art d'en jouer lui aussi. De cette enfance solitaire et «truquée« au milieu d'adultes qui l'adulent, le sauve une boulimie de lecture, puis d'écriture. A onze ans, il devient athée, l'année même où sa mère se remarie.

Reçu à l'Ecole Normale Supérieure en 1924, il est agrégé de philosophie à vingt-quatre ans.

Il sera professeur de philosophie au Havre, puis au Lycée Pasteur. En 1933-34 il est pensionnaire de l'Institut Français à Berlin, et découvre la phénoménologie (Husserl et Heidegger).

Au moment de la guerre il est mobilisé. Fait prisonnier, il se fait passer pour civil, est libéré et reprend son poste de professeur. En 1944, il quitte l'enseignement pour devenir directeur de la revue «Les Temps Modernes«, et se consacrera dès lors entièrement à ses activités philosophique, littéraire (romans, théâtre, critique littéraire, essais politiques), journalistique, qu'il entrecoupera de nombreux voyages (USA, URSS, Afrique, Scandinavie...).

Il meurt en 1980 au faîte de la célébrité, ayant pourtant, fidèle à son éthique personnelle, refusé certains « honneurs«, dont le prix Nobel.

Impossible ici de citer toute l'œuvre «polyphonique« de ce bourreau de l'écriture. Contentons-nous de rappeler les titres des trois ouvrages « proprement « philosophiques qui se détachent de celle-ci.

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