Qui est Figaro ?
Publié le 15/03/2015
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En toutes circonstances, Figaro se montre « supérieur aux événements « comme il s'en vante lui-même

«
E X P 0 S É S F C H E S
raser à domicile, et métaphoriquement, en réussissant à lui dérober la clef ver
rouillant la jalousie de sa pupille .
.
.
.
et un meneur
En toutes circonstances, Figaro se montre « supérieur aux événements » comme
il s'en vante lui-même (Barbier, 1, 2), ainsi que le dépeint Beaumarchais dans sa Préface au Mariage : « un soleil tournant, qui brûle, en jaillissant, les manchettes
de tout le
monde».
Comme la pièce de feu d'artifice à laquelle le compare son
créateur, Figaro est la source
d'une cascade de ruses qui déjouent l'ordre des puis
sants, tuteur abusif ou grand seigneur libertin, et le centre d'intrigues tramées de
main de maître.
Autour de lui gravitent des comparses
qu'il manipule à son gré,
arrachant un aveu à Rosine (Barbier, II, 4), dictant son rôle à son maître (Barbier,
1, 4), traçant le programme de «la folle journée» du Mariage (1, 2).
Comme le
constate Almaviva avec
dépit,« c'est ce Figaro qui les mène» (Mariage, Il, 21) .
., Ill -UN PARFAIT MACHINISTE
Le génie de l'improvisation
C'est par le terme de« machiniste» que, dans sa Préface au Barbier de Séville,
Beaumarchais désigne son héros, habile à fomenter des machinations en tous
genres :
«Quant à moi, ne voulant faire qu'une pièce amusante et sans fatigue, une
espèce d'imbroille,
il m'a suffi que le machiniste, au lieu d'être un scélérat, fût un
drôle de garçon,
un homme insouciant, qui rit également du succès et de la chute
de ses entreprises, pour que l'ouvrage, loin de tourner en Drame sérieux, devînt
une Comédie fort gaie
...
» Si l'heureux tempérament du Figaro suffit à définir le
genre de la pièce, le bon déroulement de l'intrigue
ne tient qu'à son inépuisable in
ventivité.
«Il me vient une idée», assure-t-il au Comte qui rêve au moyen d'entrer
chez Rosine, et voici l'action lancée
...
«L'homme aux expédients», selon le mot
ironique de son maître (Mariage, II, 21), est aussi, comme ses lointains modèles de
la commedia dell'arte, un virtuose de l'improvisation.
Il faut l'entendre imaginer
au pied levé,
si l'on peut dire, une version de la chute de Chérubin par la fenêtre de
la chambre de la Comtesse, où il se substitue au petit page afin de détourner les
soupçons
du Comte (Mariage, II, 21).
À malin, maline et demie
Du Barbier au Mariage, pourtant, une évolution se dessine.
En matière d'in
trigues, Figaro s'y fait souffler la vedette par Suzanne, sa digne émule et sa future
femme.
Et
il finit par venir se prendre «au piège apprêté pour un autre » (V, 8),
selon une stratégie énoncée par lui dès la scène
d'ouverture(« attraper ce grand
trompeur», le faire« donner dans un bon piège»,« empocher son or») mais que
sa jalousie ne lui permet plus de mettre en œuvre.
Il est vrai que, d'une pièce à
l'autre, Figaro a troqué son emploi
de« barbier» contre le« sot métier de mari».
MAÎTRESETVALETS~.
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