Quelles conceptions de l'histoire guident le travail de l'historien ?
Publié le 29/03/2004
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Or, cette
idée n'est pas unique. Il y a
plusieurs manières de faire de
l'histoire. « Raconter des histoires
» n'est qu'une manière parmi
d'autres, et sans doute pas la plus
pertinente. Cette manière privilégie
l'histoire événementielle par
opposition aux causes structurelles
:
Exemple : on peut étudier la
Révolution en décrivant
minutieusement la série des
événements qui la composent. On peut
à l'inverse en rechercher les «
causes profondes » : nature de
l'Ancien Régime ; rôle des idées, en
particulier de la philosophie des
Lumières; réalités économiques et
sociales...
Ainsi, » l'école des Annales »
destituera l'événement de sa place
primordiale. (C'est un courant qui
s'impose en France après la Seconde
Guerre. Il doit son nom à la revue
où s'exprimaient les historiens de
cette tendance.) L'historien doit
entrer en « profondeur » dans
l'histoire. Les aspects de la vie
quotidienne, les mouvements de
longue durée.
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