Quelle relation la conscience entretient-elle avec ses objets ?
Publié le 11/01/2004
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Le mot
intentionnalité ne signifie rien d'autre que cette particularité foncière et
générale qu'a la conscience d'être conscience de quelque chose.»
(Méditations cartésiennes, 1929.)
La «réduction phénoménologique» consiste à renoncer à la naïveté de croire
que l'on peut s'interroger sur le monde directement, sans s'interroger sur
la représentation du monde dans la conscience. Contre l'empirisme, Husserl
se situe dans la suite du «cogito» de Descartes et de la notion de «sujet
transcendantal» chez Kant*: il pose la question des structures de la
conscience qui précèdent et rendent possible la constitution d'une
expérience pour moi. L'«intentionnalité» est la base de cette structure:
elle est la structure d'ouverture de la conscience. Elle est ce fait
décisif, interne à la conscience, que la conscience vise une extériorité à
elle. Husserl distingue ainsi la «noèse» (l'acte de visée de la conscience)
et le «noème» (l'objet intentionnel visé par la conscience): celui-ci est la
forme de l'extériorité au sein de la conscience.
Le texte de Husserl propose un mode de résolution de la question du rapport
de la conscience au monde: ce rapport reste énigmatique tant que l'on se
représente le monde comme posé devant la conscience, face à elle, tout en
étant d'une nature radicalement hétérogène par rapport à elle. Ce que
Husserl met en évidence, c'est que c'est la conscience elle-même qui
construit les significations du monde extérieur - à commencer par la
signification «extérieur». Sans la conscience, le monde existerait sans
doute, mais il n'aurait aucune signification assignable.
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