Pourquoi l'homme ment-il ?
Publié le 27/02/2008
Extrait du document
En psychanalyse, le déni
correspond ainsi au refoulement inconscient d?une vérité psychologiquement trop
dure à affronter. Dès lors, le mensonge sur lequel repose ce déni n?est plus le
signe du libre-arbitre, mais plutôt celui d?un déterminisme inconscient.
C?est pourquoi Nietzsche
jaugeait la valeur d?un esprit au degré de vérité qu?il était à même
d?affronter : « Quelle dose de vérité sait-il supporter, sait-il risquer, voilà
qui de plus en plus devint pour moi le vrai critère des valeurs. L?erreur (la
croyance en l?idéal) n?est pas aveuglement, l?erreur est lâcheté » Ecce Homo.
2/ Le mensonge est dès
lors condamné par la philosophie en ce que celle-ci est avant tout une recherche
courageuse de la vérité. « La plus grande transgression du devoir de l?homme
envers lui-même considéré comme être moral (envers l?humanité en sa personne)
est le contraire de la véracité : le mensonge. » (Métaphysique des
m?urs).
Selon Platon, le seul
modèle d?existence digne d?être vécu par l?homme est celui qui consiste à
rechercher constamment la vérité afin de participer à l?Idée éternelle. C?est
cet idéal que traduit l?allégorie de la caverne. Le mensonge est dès lors
compris comme une perversion métaphysique qui mélange l?être et le néant.
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