Peut-on concevoir l'histoire sans historien ?
Publié le 10/12/2005
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La première image qui vient à l’esprit dès que l’on évoque le mot histoire c’est le livre d’histoire, c’est donc l’histoire telle qu’elle est racontée par les spécialistes. À travers ceux-ci il est possible d’entrevoir la salle de classe, d’assister aux cours faits par le magister. C’est pour cela que certains peuvent dire qu’ils n’aiment pas l’histoire, qu’ils ne sont pas bons en histoire. Ce qu’ils visent par-là, ce ne sont pas les événements historiques ou les faits tels qu’ils se sont déroulés au cours d’une période donnée, mais la manière dont les événements sont relatés par quelqu’un d’autre. Dès lors, on a l’impression que l’événement historique se confond avec l’histoire de l’événement, c’est-à-dire la mise en récit de l’événement. Pour bien penser l’histoire ne convient-il pas de séparer le fait historique et la mise en perspective de ces derniers ? D’un autre côté, quelles valeurs peuvent avoir les événements s’ils ne sont pas pris en compte par l’historiographie, c’est-à-dire l’écriture de l’histoire. En somme, l’histoire peut-elle se passer de l’historiographie ? Pour répondre à cette double question, il faut bien discerner ce que c’est que l’histoire et dans celle-ci la part qui revient à l’historiographie.
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