Nietzsche et le perspectivisme
Publié le 27/02/2008
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La perspective nietzschéenne consiste dans une critique des présupposés qui guident la métaphysique et la philosophie depuis Platon, et qui sont fondés sur l’existence d’un monde transcendant, nous fournissant une morale et une vérité, et sur la priorité de la substance qu’est l’âme sur le corps. Dans ce texte, le problème posé est celui de la connaissance de soi-même. On peut considérer que depuis l’Antiquité, la formule inscrite sur le fronton du temple de Delphes, « connais-toi toi-même « est fondamentale dans l’histoire de la philosophie : elle repose sur l’idée que cette connaissance est possible par introspection, c’est-à-dire par l’examen du moi ou de l’âme, et qu’elle permet à l’homme de guider sa vie. Or, Nietzsche s’oppose ici à cette idée, en contestant à la fois la possibilité de se connaître soi-même par introspection et la légitimité d’une telle démarche. Quels sont alors les valeurs et les présupposés d’une telle critique ? Contre quelle conception de l’homme s’inscrit-elle ? Comment peut-on comprendre la connaissance de soi alternative proposée par Nietzsche ? Le texte commence par une critique de la connaissance du moi, par une contestation de l’accessibilité du moi à notre examen. Il propose alors une autre manière de se connaître, en affirmant que le moi se trouve ailleurs que là où les philosophes l’ont cherché. De cette affirmation se dégage alors la conception nietzschéenne de la nature du vrai moi.
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