Ne rien faire peut-il être plaisant ?
Publié le 23/06/2009
Extrait du document
Tout exercice de l'activité n'est pas travail. Le travail est l'activité réglée, dirigée méthodiquement vers une lin médiate. Ce qui est travail pour l'un peut ne pas être travail pour l'autre ; exemple le guide et le touriste. Le travail implique une idée de contrainte et de peine, parce qu'il exige une certaine continuité d'efforts, parce qu'il n'est pas exempt de monotonie, parce qu'il a le caractère d'une sujétion. C'est pourquoi il pèse à tant d'hommes, qui se disent : « Ah ! qu'il serait doux de ne rien faire «. En réalité, le travail n'est pas entièrement pénible. Comme il est un déploiement d'activité, il doit, en vertu de la théorie d'Aristote, engendrer un certain plaisir ; mais c'est un plaisir qui n'est pas pur. C'est un plaisir mélangé de peine. Quel est donc le plaisir pur ? C'est le jeu, activité de luxe, activité facile qui se dépense librement sans se proposer rien d'utile, qui se dépense pour le plaisir de se dépenser. Pascal a très bien vu que l'oisif a besoin de divertissements : voyages, jeux, chasse, passe-temps. La raison qu'en donne Pascal, c'est que l'homme a le désir d'éviter la vue de soi-même, de s'oublier ; c'est une raison profonde. Mais il y a une raison plus simple; c'est que le goût des hommes pour les divertissements est dans le plaisir attaché à l'exercice même frivole de nos facultés.
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