L'intention morale suffit-elle à constituer la valeur morale des actions ?
Publié le 18/02/2004
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Suffit-il de
diriger son intention vers un but louable ou héroïque pour justifier toutes
ses actions ? Évidemment non. Ce serait légitimer la maxime immorale de
Machiavel : La fin justifie les moyens.
Rappeler avec quelle verve Pascal, dans ses Provinciales, a combattu cette
théorie.
C. - On peut maintenir cependant que l'intention seule vaut moralement : un
acte sans intention n'est pas un acte moral. Seulement l'intention n'est
bonne qu'à une double condition.
a) Elle doit être sérieuse, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas se borner à un
désir platonique, à une simple velléité : elle doit être un acte de volonté.
b) Elle doit être éclairée, c'est-à-dire qu'elle ne doit pas être
indifférente à la nature de l'acte. Pour qu'un acte soit bon, il ne faut pas
seulement que le but soit bon, il faut encore que la matière, c'est-à-dire
l'acte en lui-même et les circonstances le soient aussi, ou du moins qu'on
les croie bons, en toute sincérité, après examen sérieux.
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- Madame de Staël écrit on 1800 dans De la Littérature (Première Partie, chap. 11 ) : « Ce que l'homme a fait de plus grand, il le doit au sentiment douloureux de l'incomplet de sa destinée. Les esprits médiocres sont, en général, assez satisfaits de la vie commune: ils arrondissent, pour ainsi dire, leur existence, et suppléent a ce qui peut leur manquer encore par les illusions de la vanité: mais le sublime de l'esprit, des sentiments et des actions doit son essor au besoin d'échapper