LEIBNIZ: PERCEPTION ET CONNAISSANCE
Publié le 27/02/2008
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l'expérience.
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Transition Ainsi, la perception est le critère intrinsèque de tout notre savoir? Cependant qu'appelons nous perception? Quels sont ces objets? Percevons uniquement ce que notre pensée consciente peut concevoir?
II Toute substance est perception
A- Leibniz distingue les perceptions claires des perceptions insensibles c'est à dire non conscientes d'elles-mêmes. Ainsi, si même les corps sont des esprits, il s'agit d'esprits somnolents.
LOCKESupposons donc qu'au commencement l'âme est ce qu'on appelle une table rase, vide de tous caractères, sansaucune idée, quelle qu'elle soit.
Comment vient-elle à recevoir des idées ? Par quel moyen en acquiert-elle cetteprodigieuse quantité que l'imagination de l'homme, toujours agissante et sans bornes, lui présente avec une variétépresque infinie ? D'où puise-t-elle tous ces matériaux qui sont comme le fond de tous ses raisonnements et detoutes ses connaissances ? À cela, je réponds en un mot, de l'expérience : c'est là le fondement de toutes nosconnaissances, et c'est de là qu'elles tirent leur première origine.
Les objets extérieurs et sensibles, ou sur lesopérations intérieures de notre âme, que nous apercevons et sur lesquelles nous réfléchissons nous-mêmes,fournissent à notre esprit les matériaux de toutes ses pensées.
Ce sont là les deux sources d'où découlent toutesles idées que nous avons, ou que nous pouvons avoir naturellement.
C..] L'autre source d'où l'entendement vient àrecevoir des idées, c'est la perception des opérations de notre âme sur les idées qu'elle a reçues par les sensopérations qui, devenant l'objet des réflexions de l'âme, produisent dans l'entendement une autre espèce d'idées,que les objets extérieurs n'auraient pu lui fournir : telles que sont les idées de ce qu'on appelle apercevoir, penser,douter, croire, raisonner, connaître, vouloir, et toutes les différentes actions de notre âme, de l'existence desquellesétant pleinement convaincus, parce que nous les trouvons en nous-mêmes, nous recevons par leur moyen des idéesaussi distinctes que celles que les corps produisent en nous, lorsqu'ils viennent à frapper nos sens.
[...] Mais commej'appelle l'autre source de nos idées sensation, je nommerai celle-ci réflexion, parce que l'âme ne reçoit par sonmoyen que les idées qu'elle acquiert en réfléchissant sur ses propres opérations.
B- La connaissance passe nécessairement par la perception
La différence entre le corps et l'esprit réside en ce que dans l'esprit l'effort propre et les impressions extérieuresse conservent durablement dans la mémoire alors que dans les corps ces deux éléments n'existent quemomentanément lors de la production du mouvement.
" La source première de notre connaissance est l'expérience.
Pour qu'il y ait expérience, il faut, absolument parlant,que nous ayons perçu une chose elle-même.
Mais on doit, en outre, distinguer perception et expérience.
D'entréede jeu la perception ne contient qu'un unique objet qui est maintenant, de façon fortuite, ainsi constitué, mais qui,une autre fois, peut être autrement constitué.
Or, si je répète la perception et que, dans cette perception répétée,je remarque et retienne fermement ce qui reste égal à soi-même en toutes ces perceptions, c'est là une expérience.L'expérience contient avant tout des lois, c'est-à-dire une liaison entre deux phénomènes telle que, si l'un estprésent, l'autre aussi suit toujours.
Mais l'expérience ne contient que l'universalité d'un tel phénomène, non lanécessité de la corrélation.
L'expérience enseigne seulement qu'une chose est ainsi, c'est à dire comme elle setrouve, ou donnée, mais non encore les fondements ou le pourquoi.
"
Hegel
Transition: Si nous percevons tous les objets, toute matières comment peut on fonder un lien entre chacun d'entre eux, quels sont les mécanismes de la matière qui interagi entre tous les éléments du monde, sieffectivement le monde n'est que matière tel que l'affirme Leibniz?
III Perception et matière
A - Qu'est ce que la matière ?La matière, pour Leibniz, est double.
Elle est à la fois quelque chose d'impénétrable et étendue.
Elle est tenace et inerte.
Mais elle est aussi force active, ce que Leibniz appelle « l'entéléchie »(énergie agissante).
Elle enveloppe la matière inerte et lui donne son impulsion.
« -il n'y a ni dieux, ni dieu, ni dés...
il n'y a que des combinaisons.
»
Codicille au Second Testament de Sandomir .
« Tout ce qui est objectif est dépourvu de toute qualité et n'est que relation pure...
la seule réalité objective, cesont les rapports entre des choses...
» H.
Poincaré, La valeur de la Science .
B - Les monades sont pour Leibniz à l'origine de tout, elles composent le monde, qu'elles soient discernables ou pas.
La seule connaissance possible passe donc par la perception de monades que notre âme perçoit enpermanence.
L'exercice est parfois inconscient et la connaissance est l'entremêlement des mouvements desmonades entre elles..
»
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