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Le monde des choses sépare-t-il ou relie-t-il les hommes ?

Publié le 17/01/2022

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A) Les choses devenues propriétés privées séparent les hommes en possédants et indigents.1) La propriété privée coupe l'humanité en deux : à une partie revient le besoin, à une autre reviennent la possession et la consommation. La propriété aliène autant le possédant que l'indigent. (Marx) 2/ La chose possédée devient ainsi une chose abstraite, une monnaie d'échange : elle est transformée en marchandise.3) Les conflits entre les hommes, et en dernière analyse la guerre, sont des conséquences de la propriété privée. (Rousseau) ousseau: Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec des épines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre le corps de diverses couleurs, à perfectionner ou embellir leurs arcs et leurs flèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheurs ou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu'ils ne s'appliquèrent qu'à des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et qu'à des arts qui n'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains, bons et heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature, et continuèrent à jouir entre eux des douceurs d'un commerce indépendant : mais dès l'instant qu'un homme eut besoin du secours d'un autre ; dès qu'on s'aperçut qu'il était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité disparut, la propriété s'introduisit, le travail devint nécessaire et les vastes forêts se changèrent en des campagnes riantes qu'il fallut arroser de la sueur des hommes, et dans lesquelles on vit bientôt l'esclavage et la misère germer et croître avec les moissons. La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisit cette grande révolution. Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour le philosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu le genre humain ; aussi l'un et l'autre étaient-ils inconnus aux sauvages de l'Amérique qui pour cela sont toujours demeurés tels ; les autres peuples semblent même être restés barbares tant qu'ils ont pratiqué l'un de ces arts sans l'autre ; et l'une des meilleures raisons peut-être pourquoi l'Europe a été, sinon plus tôt, du moins plus constamment et mieux policée que les autres parties du monde, c'est qu'elle est à la fois la plus abondante en fer et la plus fertile en blé. Avez-vous compris l'essentiel ? 1 Comment se définit pour l'homme l'état de nature ?

« 2/ La chose possédée devient ainsi une chose abstraite, une monnaie d'échange : elle est transformée enmarchandise.3) Les conflits entre les hommes, et en dernière analyse la guerre, sont des conséquences de la propriété privée.(Rousseau) ousseau: Tant que les hommes se contentèrent de leurs cabanes rustiques, tant qu'ils se bornèrent à coudre leurs habits de peaux avec desépines ou des arêtes, à se parer de plumes et de coquillages, à se peindre lecorps de diverses couleurs, à perfectionner ou embellir leurs arcs et leursflèches, à tailler avec des pierres tranchantes quelques canots de pêcheursou quelques grossiers instruments de musique, en un mot tant qu'ils nes'appliquèrent qu'à des ouvrages qu'un seul pouvait faire, et qu'à des arts quin'avaient pas besoin du concours de plusieurs mains, ils vécurent libres, sains,bons et heureux autant qu'ils pouvaient l'être par leur nature, et continuèrentà jouir entre eux des douceurs d'un commerce indépendant : mais dèsl'instant qu'un homme eut besoin du secours d'un autre ; dès qu'on s'aperçutqu'il était utile à un seul d'avoir des provisions pour deux, l'égalité disparut, lapropriété s'introduisit, le travail devint nécessaire et les vastes forêts sechangèrent en des campagnes riantes qu'il fallut arroser de la sueur deshommes, et dans lesquelles on vit bientôt l'esclavage et la misère germer etcroître avec les moissons.La métallurgie et l'agriculture furent les deux arts dont l'invention produisitcette grande révolution.

Pour le poète, c'est l'or et l'argent, mais pour lephilosophe ce sont le fer et le blé qui ont civilisé les hommes et perdu legenre humain ; aussi l'un et l'autre étaient-ils inconnus aux sauvages de l'Amérique qui pour cela sont toujours demeurés tels ; les autres peuples semblent même être restés barbares tantqu'ils ont pratiqué l'un de ces arts sans l'autre ; et l'une des meilleures raisons peut-être pourquoi l'Europe a été,sinon plus tôt, du moins plus constamment et mieux policée que les autres parties du monde, c'est qu'elle est à lafois la plus abondante en fer et la plus fertile en blé. Avez-vous compris l'essentiel ? 1 Comment se définit pour l'homme l'état de nature ?2 Pourquoi les hommes perdent-ils leur liberté en s'associant pour survivre ?3 Comme s'appelle, selon vous, la loi fondamentale qui régit de telles sociétés ? Réponses: 1 - Par l'indépendance des individus (leur liberté), leur santé, leur bonté, leur bonheur et leur égalité.2 - Parce que chacun dépend désormais de tous les autres, motivé par la nécessité.3 - La loi du plus fort. B) L'extrême dénuement de certains hommes les contraint à vendre à d'autres leur force de travail : l'homme commemarchandise. 1) Rousseau remarquait déjà que l'égalité des citoyens devant la loi deviendrait une mystification si l'inégalité desacteurs sociaux contraignait certains hommes à se vendre à d'autres.2) Or n'est-ce pas précisément ce qui se produit dans les sociétés capitalistes ? Pour l'auteur du Capital, la divisiondu travail correspond à une division des hommes (travail manuel et travail intellectuel, travail des hommes et travaildes femmes, propriétaires des moyens de production et prolétaires).L'ouvrier est contraint de vendre sa force de travail sur le marché du travail pour pouvoir subvenir à ses besoins.(Marx).

Dans une société d'économie capitaliste, le travail est assujetti aux nécessités de la production.

C'est ceque montre Marx, dans les Manuscrits de 1844: la classe économique qui détient le capital achète la force de travailde l'ouvrier, dont le salaire et le temps de repos sont calculés non en fonction de la valeur (qualité et quantité) dutravail fourni, mais des besoins nécessaires au travailleur pour récupérer sa force de travail et la réinvestir au profitdu capital.Ainsi existe-t-il un travail exploité – dans lequel l'homme aliène sa force de travail.Même si les progrès sociaux et l'apparition d'une série de classes intermédiaires entre prolétaires et bourgeois en ontprofondément modifié le contexte, cette analyse demeure valable au moins sur un point, dans un contexteéconomique qui privilégie la productivité sur toute autre valeur: le travail a essentiellement une valeur marchande. C) La réification des activités humaines. 1) L'homme transformé en marchandise, son travail est une chose qui a un coût, qu'on peut comparer par exemple. »

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