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Le devoir et la morale (cours)

Publié le 09/09/2014

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morale

Selon Kant, la volonté n'obéit pas toujours naturellement à ta raison. Dans ce cas la raison exerce une contrainte sur la volonté. Cette contrainte s'appelle un impératif. Les impératifs sont de deux sortes

— Les impératifs hypothétiques expriment la nécessité pratique de cer-taines actions considérées non en elles-mêmes mais pour leurs résul-tats, c'est-à-dire comme des moyens subordonnés à une fin (par exemple, je dois prendre ce médicament pour guérir, si je veux guérir

— Les impératifs catégoriques, en revanche, commandent les actions non pour leurs résultats. mais pour elles-mêmes. lis ordonnent sans condition et sont d'une évidence immédiate : dès qu'ils sont aper¬çus, la volonté sait qu'elle doit s'y soumettre. Ils se caractérisent donc par leur universalité, C'est pourquoi il n'y a au fond qu'un seul impératif catégorique d'où tous les impératifs du devoir peuvent être dérivés w Agis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une loi universelle. « De cette formule, Kant en déduit trois autres :

« Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature «

morale

« • Le devoir ne repose donc sur aucun sentiment du bien, sur aucun instinct, sur aucun mouvement naturel.

C'est même parce qu'il va à l'encontre du c mouvement naturel •qu ' il est un impératif.

~ EXPLIC~TIOfi SOCIOL041QUE 1>U 'DE~Ollt •Selon Durkheim et son école, le devoir n'est que l'intériorisation dans la conscience individuelle de la conscience collective , c'est-à-dire de l'ensemble des valeurs et des croyances communes à une société.

•Ainsi s'expliquent le caractère nécessaire du devoir, puisque la société s'impose à l'individu, et son caractère transcendant, puisque l ' individu l'intériorise comme quelque chose de sacré.

• Celle théorie sociologique permet, en outre , d'expliquer la non­ universalité des devoirs, lesquels var ient d 'une société à l'autre suivant leurs systèmes de valeurs respectifs.

KANT : le devoi r comme imp é ratif Ciltég orique Selon Kant, la volonté n'obéit pas toujours naturellement à la raison (cf.

p.

123).

Dans ce cas la raison exerce une contrainte sur la volonté.

Cette contrainte s'appelle un impératif.

Les impératifs sont de deux sortes : -Les impératifs hypothétiques expriment la nécessité pratique de cer­ taines actions considérées non en elles-mêmes mais pour leu~ résul­ tats, é est-à-Oire comme des moyens subordonnés à une fin (par exemple , c je dois prendre ce médicament pour gu~rir, si je veux guérir >).

-Les impératifs catégoriques, en revanche, commandent les actions non pour leurs résultats, mais pour elles-mêmes.

Ils ordonnent sans condition et sont d'une évidence immédiate : dès qu'ils sont aper­ çus, la volonté sait qu'elle doit s'y soumettre.

lis se caractérisent donc par leur universalité.

C'est pourquoi il n'y a au fond qu'un seu l impératif catégorique d'où tous le5 impératifs du devoir peuvent être dérivés : " Asis uniquement d'après la maxime qui fait que tu peux vouloir en même temps qu'elle devienne une foi universelle.

• De cette formule, Kant en déduit trois autres : -•Agis comme si la maxime de ton action devait être érigée par ta volonté en loi universelle de la nature.

• -• Aeis de telle sorte que tu traites /'humanité , aussi bien dans ta personne que dans la personne de tout autre, toujours en même temps comme une fin, et jamais simplement comme un moyen.

• -• Agis toujours de telle sorte que tu puisses te considérer comme léyislateur et comme sujet dans un règne des fins rendu possible par fa liberté de la volonté.

". »

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