la souffrance est elle sacrilège?
Publié le 01/04/2005
Extrait du document
La mesure de la souffrance est inépuisable
et croît avec la conscience. C'est seulement dans la contemplation artistique
des idées que la volonté trouve un repos éphémère. Il suit de cette connaissance
deux dispositions à l'égard de la vie : soit on affirme la volonté, et l'homme
prend la vie telle qu'elle est, en toute connaissance de cause ; soit on nie la
volonté, ainsi on cherche à surmonter la souffrance par l'extinction de l'élan
vital. Ce dernier chemin caractérise les ascètes indiens et chrétiens (cf. Le
monde comme volonté et comme représentation).
II. La souffrance de
l'homme
a. L'homme, l'existant, est jeté dans un monde qui a déjà des
règles. Il s'habitue à vivre dans la quiétude assoupie de conditions extérieures
qui lui semble aller de soi. Il a besoin d'une impulsion particulière qui le
confronte à sa propre existence.
Selon les apparences, souffrir c’est le mal et la maxime de vie la plus élémentaire serait « évite toute souffrance «. Comme quoi la vie heureuse ou la vie tout court serait la fuite ou l’évitement de toute souffrance. D’abord ne confondons pas souffrance et douleur, cette dernière a une dimension corporelle inévitable tandis que la première peut n’être que morale spirituelle ou psychologique. Ainsi qu’en est-il d’une souffrance nécessaire d’une souffrance positive, d’une souffrance comme voie de la rédemption ?
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