la religion
Publié le 06/04/2021
Extrait du document


«
Le ciment entre religion et morale semble donc s'incarner dans la raison.
Pour Bergson, la
religion nait au moment où l'homme se détache de l'instinct et se consacre à l'intelligence.
La religion compense ce qu'a de néfaste l'intelligence qui conduit l'homme à être égoïste,
à rechercher l'indépendance, en se servant de la société.
L'intelligence produit ses propres
mythes, mythes qui la préserveront de ses propres dangers.
Elle a une fonction sociale
parce qu'elle assure la conservation d'un ordre au moyen des tabous et des interdits
sociaux.
Bergson ajoute que seul l'homme peut être religieux car il est le seul à avoir une
idée de la mort, et donc à avoir besoin de croire à l'immortalité.
Jusqu'à présent, on peut
penser que la religion est essentiellement protectrice.
Ce n'est pas ce que penser Bergson.
Pour comprendre la conception bergsonienne, il faut comprendre les concepts de religion
statique et de religion dynamique.
La religion dynamique est fondé sur l'amour.
Elle a
un élan mystique.
Elle n'est pas reconnue par l'ordre social.
Elle « consiste dans l'apport
des grands mystiques, des saints, des apôtres, des réformateurs et fondateurs de nouvelles
religions ».
La religion statique est consacrée par la tradition et par le dogme, et est représentée par
les Eglises.
C'est grâce aux grandes figures de la religion dynamique que les mouvements
religieux changent dans le temps.
« L'enthousiasme religieux des mystiques est une
matière en ébullition qui coulera dans le moule d'une doctrine et deviendra cette doctrine
en se solidifiant »
Religions statique et dynamique ne vont pas l'une sans l'autre.
Elle sont complémentaires.
« Un dogme est toujours le produit et le fruit de nombreux esprits et de nombreux siècles,
purifie de toute bizarrerie les insuffisances et les perturbations de l'expérience
individuelle.
»
Aux concepts de religion statique et dynamique, répondent les concepts de morale close
et de morale ouverte.
La morale close c'est tout le système d'habitudes qui règle notre
conduite en fonction des exigences sociales.
C'est un ensemble figé au caractère
obligatoire.
La morale ouverte, quant à elle, est dynamique.
C'est une convention morale
liée à une énergie spirituelle.
Cette morale prend sa source dans l'émotion, dans un élan
vital, créateur de valeurs nouvelles.
Des philosophes ont pu également voir dans la religion un moyen de maintenir des
populations sous le joug d'un ordre social hiérarchisé ou de conventions empêchant toute
forme de rébellion, sous couvert de sacralité.
« Opium du peuple » (Marx), ou encore
illusion (Freud), la religion a souvent fait l'objet de critiques, et parfois même, avec elle,
la morale qui l'accompagne.
II.
Sur quoi se fondent les critiques des religions
Loin de voir dans les tabous et les interdits religieux un moyen de protéger l'individu de
ses propres dangers, Nietzsche, lui, voit plutôt une négation de la vie.
Le christianisme
renie le corps et réprime tous les désirs et les plaisirs charnels qu'il considère comme des
pêchés.
Nietzsche définie l'homme est un créateurs de Dieux.
C'est l'idolâtrie qu'il
critique.
Le christianisme est selon lui à l'origine de sa propre euthanasie.
Dans l'antéchrist, Nietzsche explique qu'il y a une falsification religieuse des valeurs.
»
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