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la religion

Publié le 06/04/2021

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religion
?La religion La religion fait partie de la culture « On trouve des sociétés qui n'ont ni science, ni art, ni philosophie, mais il n'y a jamais eu de société sans religion » (Bergson). D'un point de vue philosophique, l'approche du phénomène religieux consiste plus en une analyse de ce qui rassemble les religions de ce qui les distinguent. De l'espoir du salut dans le christianisme, à l'abandon de tout espoir dans le bouddhisme, des monothéismes aux polythéismes, qu'est-ce qui constitue la religion ? Il y a avant tout, au-delà de la constante de la présence culturelle, un rapport étroit avec l'idée de morale. La religion trace des frontières entre le Bien et le Mal, duel manichéen construisant la morale. Cette construction repose sur une autre notion fondamentale qui est la notion de croyance. Sous la diversité des croyances religieuses, posons-nous la question de savoir où commence et où finit le champ du religieux. Si nous ne nous posons pas cette question, en ne considérant que la notion de croyance, nous pourrions rapidement confondre religion avec superstition, culte avec prosélytisme. Encore nous risquerions de confondre la notion de grande religion avec celle d'idéologie, ou encore le phénomène de secte. Une troisième notion sera alors à prendre en considération, celle de grille de lecture, de vision du monde, de conception du monde qui caractérise la complexité de certains phénomènes religieux. Cette structure commune aux religions permet d'appréhender le monde (n'oublions pas que sciences et religion s'élancent toutes deux vers le concept de vérité). Exclut-elle la raison ? La raison entre-t-elle nécessairement en conflit avec la religion ? Ne fait-on pas finalement de l'avènement de la raison à travers le succès de la science, une nouvelle forme de religion ? I La religion et la morale Kant oppose la religion qui recherche des faveurs à celle qui n'est que culte, et la religion morale qui vise la bonne conduite. Dans la première, l'homme ne pense qu'à la possibilité que lui offre Dieu d'être éternellement heureux sans même fournir d'effort pour devenir meilleur. La religion morale, quant à elle, prescrit une vie bonne au service des autres. L'homme qui suit la loi morale de la société idéale est celui qui suit ce que Kant appelle l'Eglise invisible. "une cité éthique sous la législation morale de Dieu est une Église qui, en tant qu'elle n'est pas l'objet d'une expérience possible, se nomme une Église invisible." (La religion dans les limites de la simple raison) Mais il y a un penchant propre à l'homme qui le conduit à dés...
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« Le ciment entre religion et morale semble donc s'incarner dans la raison.

Pour Bergson, la religion nait au moment où l'homme se détache de l'instinct et se consacre à l'intelligence. La religion compense ce qu'a de néfaste l'intelligence qui conduit l'homme à être égoïste, à rechercher l'indépendance, en se servant de la société.

L'intelligence produit ses propres mythes, mythes qui la préserveront de ses propres dangers.

Elle a une fonction sociale parce qu'elle assure la conservation d'un ordre au moyen des tabous et des interdits sociaux.

Bergson ajoute que seul l'homme peut être religieux car il est le seul à avoir une idée de la mort, et donc à avoir besoin de croire à l'immortalité.

Jusqu'à présent, on peut penser que la religion est essentiellement protectrice.

Ce n'est pas ce que penser Bergson.

Pour comprendre la conception bergsonienne, il faut comprendre les concepts de religion statique et de religion dynamique.

La religion dynamique est fondé sur l'amour.

Elle a un élan mystique.

Elle n'est pas reconnue par l'ordre social.

Elle « consiste dans l'apport des grands mystiques, des saints, des apôtres, des réformateurs et fondateurs de nouvelles religions ». La religion statique est consacrée par la tradition et par le dogme, et est représentée par les Eglises.

C'est grâce aux grandes figures de la religion dynamique que les mouvements religieux changent dans le temps.

« L'enthousiasme religieux des mystiques est une matière en ébullition qui coulera dans le moule d'une doctrine et deviendra cette doctrine en se solidifiant » Religions statique et dynamique ne vont pas l'une sans l'autre.

Elle sont complémentaires. « Un dogme est toujours le produit et le fruit de nombreux esprits et de nombreux siècles, purifie de toute bizarrerie les insuffisances et les perturbations de l'expérience individuelle.

» Aux concepts de religion statique et dynamique, répondent les concepts de morale close et de morale ouverte.

La morale close c'est tout le système d'habitudes qui règle notre conduite en fonction des exigences sociales.

C'est un ensemble figé au caractère obligatoire.

La morale ouverte, quant à elle, est dynamique.

C'est une convention morale liée à une énergie spirituelle.

Cette morale prend sa source dans l'émotion, dans un élan vital, créateur de valeurs nouvelles. Des philosophes ont pu également voir dans la religion un moyen de maintenir des populations sous le joug d'un ordre social hiérarchisé ou de conventions empêchant toute forme de rébellion, sous couvert de sacralité.

« Opium du peuple » (Marx), ou encore illusion (Freud), la religion a souvent fait l'objet de critiques, et parfois même, avec elle, la morale qui l'accompagne. II.

Sur quoi se fondent les critiques des religions Loin de voir dans les tabous et les interdits religieux un moyen de protéger l'individu de ses propres dangers, Nietzsche, lui, voit plutôt une négation de la vie.

Le christianisme renie le corps et réprime tous les désirs et les plaisirs charnels qu'il considère comme des pêchés.

Nietzsche définie l'homme est un créateurs de Dieux.

C'est l'idolâtrie qu'il critique.

Le christianisme est selon lui à l'origine de sa propre euthanasie.

Dans l'antéchrist, Nietzsche explique qu'il y a une falsification religieuse des valeurs. »

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