Johann Sebastian Bach
Publié le 26/02/2010
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Aucune génération de musiciens ne peut se vanter autant que la souche thuringeoise des Bach d'une ascendance aussi ancienne, aussi ramifiée et honorable, aux traditions corporatives. Dès le temps de Luther originaire de la même région le nom de Bach apparaît dans ce petit pays saxon, au cOeur de l'Allemagne. Aux XVIIe et XVIIIe siècles, on trouve les Bach répandus en qualité de ménétriers joueurs de fifre de la ville, veilleurs, organistes et chantres, dans les villes et les villages de la Thuringe. Leur nom devient à tel point mêlé à tout ce qui est musique populaire que, vers la fin du XVIIIe siècle, "les musiciens de ville", à Erfurt, continuent d'être appelés "Les Bach" alors que, depuis longtemps, aucun Bach ne se trouve plus parmi eux. Johann Sebastian descendait également de cette souche, pleine de joie de vivre et de vitalité. Dernier enfant du maître des musiciens de ville, Jean Ambroise Bach, il naquit le 21 mars 1685 à Eisenach, la paisible cité de la Wartburg. Dans l'église principale de cette localité, dédiée à Saint-Georges, l'orgue était tenu par l'oncle de Johann Sebastian, Jean-Christophe Bach, qualifié de "profond compositeur", dont la renommée s'étendait au loin et qui était fort estimé de sa parenté. C'est à lui que le jeune homme dut probablement ses premiers aperçus des merveilles de l'orgue et des secrets de la musique d'église de l'époque, tandis que chez lui, au milieu des joueurs de fifre, lui parvenaient en foule les accents pleins de force primitive de la musique populaire. Grâce à la fusion parfaite de ces deux composantes : le développement polyphonique linéaire visant à l'infini, et le réalisme au profil plastique de la musique profane baroque réalisme vertical, divisé avec une précision harmonieuse la musique de l'époque du basso continuo s'efforcera d'atteindre, dans les chefs-d'Oeuvre de Bach, son plus haut point de perfection.
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Oeuvres des célèbres compositeurs de l'époque, au point de vue de la technique et du phrasé.
De la musique, detemps à autre, des séances de musique chez le comte Antoine Günther, lui offraient une occupation variée.
Ilcompose alors des morceaux pour orgue et clavecin, d'un accent personnel très prononcé ; en outre, ses premièrescantates d'église, celle, si fine, si impétueusement juvénile avec l'éclat de ses trompettes, "Car tu ne laisseras pasmon âme en enfer", composée pour la fête de Pâques.
Mais Sébastien sent qu'il n'a pas encore fini d'apprendre.
Ildemande au Conseil un congé de quatre semaines pour se rendre à Lübeck.
C'est là que travaille depuis desgénérations le vieux et très fameux organiste Dietrich Buxtehude, de Helsingborg, en Suède.
Le monde des artsprononce son nom avec vénération.
Ses "Abend-musiken" dans l'église Sainte-Marie ont une réputation européenne; Bach entend des concerts "extraordinaires" de ce genre : de la musique pour funérailles et pour fête à l'occasiondu changement d'empereur ; il prend tout son temps pour tirer profit des représentations et pour apprécier enconnaisseur la technique multiforme du vieux maître.
Lorsqu'il retourne à Arnstadt, quatre mois se sont écoulés aulieu des quatre semaines de congé.
Bientôt les bons bourgeois remarquent combien ses forces créatrices se sontépanouies, enflammées au contact des fantaisies mystiques de Buxtehude ; mais ils s'en aperçoivent avecmécontentement, "confondus" par les nombreuses et "bizarres Variations" et les "sons étrangers" qu'il mêle àl'accompagnement du Choral.
On se plaint aussi de ce qu'il ne sait pas comment se comporter avec les élèves, lorsdes répétitions du chOeur ; d'autres vexations, plus ou moins justifiées, soulèvent contre lui de l'opposition et luigâtent peu à peu toute joie dans son activité professionnelle à Arnstadt.
Le fait qu'on l'appelle, en 1707, à occuperle poste d'organiste de l'Église Saint-Blaise, dans la ville impériale de Mühlhausen, arrive donc comme un hasardprovidentiel.
Le petit héritage d'un parent avait mis le jeune maître dans l'agréable situation de pouvoir, ainsi que le lui permettaitla coutume, amener une compagne à son foyer.
Ce fut Marie Barbara Bach, de Gehren, excellente musicienne et sacousine au second degré, la future mère de deux fils remarquables : Wilhelm Friedmann et Carl Phillipp Emmanuel.
Sa situation plus élevée à Mühlhausen où Bach avait eu d'importants prédécesseurs procura au jeune musicien untravail agréable.
Il se met à l'Oeuvre, plein d'enthousiasme : nous le voyons alors cherchant à se procurer un"recueil des morceaux religieux les plus choisis".
Son zèle s'étend jusqu'aux villages environnants dont il alimente lesbesoins musicaux par ses propres compositions.
Il propose la reconstruction de l'orgue de Saint-Blaise, à l'occasionde l'entrée en fonction des nouveaux membres du Conseil.
En février 1708, il écrit un brillant Motet religieux l'uniqueCantate, d'ailleurs, qui eût les honneurs de l'impression, du vivant de Bach.
Il est possible qu'une Oeuvre grandiose,l'Actus tragicus, date aussi de cette époque.
Mais des disputes théologiques consécutives du courant piétiste quivenait de se répandre et d'enflammer les esprits l'atteignirent dans son champ d'activité, et lui gâtèrent égalementce séjour.
De nouveau s'offrit, au moment voulu, une bonne occasion.
En été 1708, il donne sa démission au Conseilet retourne à Weimar, pour entrer au service du duc régnant Guillaume Ernest en qualité d'organiste de la cour ; en1714, il monte en grade et est nommé "Concerts-meister".
A côté de son activité principale d'organiste, Bach avait à remplir d'importantes fonctions dans le petit orchestre auclavecin ou comme violoniste.
C'est alors que prirent naissance, dans leur vigoureuse splendeur, les morceaux pourorgue et pour piano de l'époque de Weimar : les Préludes, Fugues, Fantaisies et Toccates, par lesquels Bach amèneà un degré de sûre maîtrise toutes ses connaissances antérieures.
Pour le culte proprement dit, il composa vingtCantates et, pour célébrer des fêtes princières, quelques morceaux profanes du même genre ; et, en outre, lamagnifique série des "Paraphrases de concerti" d'après des maîtres étrangers.
Dans le poste qu'il occupa ensuite (1717-1723) en qualité de maître de chapelle chez le jeune prince Léopoldd'Anhalt-Cöthen, passionné d'art, il a l'occasion de se rapprocher plus étroitement du monde de la musiqueinstrumentale italienne.
De même qu'à Weimar, il avait, dans les chefs-d'Oeuvre mentionnés plus haut, porté l'art del'orgue à un degré inégalé de beauté, apparurent à Cöthen les merveilleuses compositions instrumentales qui noussont si familières, et dont la géniale beauté eut le don d'enflammer la petite troupe de musiciens dont il avait ladirection : les quatre Suites ("Ouvertures"), les six concertos brandebourgeois, les concertos pour violon, lessonates et Suites pour violon et celles pour violoncelle seul, puis les lumineuses Oeuvres classiques pour clavecin,les six Suites anglaises, les six Suites françaises, la première partie du Clavecin bien tempéré, la Fantaisiechromatique et fugue, les préludes et fantaisies, une immense série, inoubliable dans l'histoire de l'esprit éternel.
Le séjour de Bach à Weimar s'acheva malheureusement sur une grave dissonance : le duc avait fait emprisonnerpendant quatre semaines, pour "protestation obstinée", son musicien de cour qui revenait de Dresde, couvert delauriers, d'une compétition avec le virtuose Marchand.
Weimar et Cöthen, les étapes les plus lumineuses de sacarrière, constituent par leur juvénile abondance le plus curieux intermède dans la production de Bach.
Il est vraique le service de cour notamment à Cöthen avait éloigné le "maître de chapelle du prince", du poste, longtempsoccupé par lui dans l'office divin ; par ailleurs, c'est à ces années passées à la cour que nous devons les réalisationsles plus parfaites du style baroque, alors en honneur en Italie.
A Cöthen, après le décès prématuré de Maria Barbara, Bach trouva une seconde compagne exemplaire dans AnnaMagdalena Wülkhen, excellente musicienne et bonne chanteuse, fille d'un trompette attaché à la cour.
Des treizeenfants qu'elle lui donna, trois filles et trois garçons seulement dépassèrent l'âge de trois ans.
Jean Chrétien (1735-1782), le cadet, devint un maître célèbre, la plus jeune de ses filles, Regina-Susanna (1742-1809) vivait encorelorsque Haydn mourut.
La nomination de Bach comme successeur de Kuhnau à l'église de St-Thomas, à Leipzig (printemps 1723), le ramenafatalement à sa vocation.
Il hésita bien un peu avant d'accepter cet emploi : pour un maître de chapelle, la.
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