Il ne doit y avoir aucune guerre ; ni celle
Publié le 01/10/2012
Extrait du document
«
D'où le risque d'un règne de l'arbitraire, du n'importe quoi.
Ce n'importe quoi
peut être
le retour de la violence.
- L'affirmation de la possibilité réelle de la paix perpétuelle appartient à un
jugement théorique: Kant n'est pas naïf et sait parfaitement que la guerre existe.
La
•• réalité» de la paix perpétuelle est à la fois d'ordre conceptuel (il s'agit donc de
montrer que le concept en est cohérent, c'est-à-dire qu'il correspond à une
possibilité) et potentiel (si la paix est établie, ce sera plus tard).
II.
La paix comme devoir
-
Vo}lloir établir la paix perpétuelle implique l'existence d'une Constitution
entre Etats, gui ait un rôle d'harmonisation.
- Chaque Etat jusqu'à présent n'a œuvré que par rapport à ses propres intérêts: il y a sur le plan politique un égoïsme comparable à celui auquel tout individu est
tenté d'obéir avant sa découverte de la loi morale u~iverselle.
En prenant la guerre
comme fin suprême de ses préparatifs intérieurs, l'Etat ne fait que confirmer cette
tendance égoïste et se prive de
tout salut.
A cette fin mal définie (le fait de la
qualifier de suprême est en contradiction avec son caractère local ou national), il s'agit d'opposer notre fin- celle de la paix- comme authentiquement suprême
(puisque aucune ne peut l'excéder sur le plan politique).
- La volonté et la recherche de la paix perpétuelle procède en effet par universalisation: ce qui est obtenu en politique intérieure (paix entr,e les citoyens)
doit désormais
se généraliser en politique extérieure (paix entre les Etats).
Il s'agit
donc de reconnaître la nécessité d'une loi interétatique qui pourra contredire et
empêcher la tendance spontanée, de chaque État.
Dans ce cas, on retrouve uq salut à la fois général (pour tous les Etats à la fois) et particulier (pour chaque Etat).
- La paix internationale est donc un devoir pour les États de même nature que le devoir moral pour l'individu (cf la dernière phrase).
Il s'agit en conséquence d'y
travailler (de tendre toutes les volontés vers ce but) comme si la réalisation devait
suivre (cf Si tu veux, tu peux).
III.
Une utopie positive
- Les réflexions kantiennes sur la paix sont souvent citées comme anticipant sur
ce que seront les efforts des organisations internationales comme la S.D.N ou
l'O.N.U.
On sait bien que ces dernières n'ont pas empêché les guerres de
continuer.
..
- Cela signifie-t-il que la position de Kant est seulement utopique (au sens
négatif), donc proprement irréalisable? Lui-même est tout près de le penser: il se
peut que la paix perpétuelle
ne soit qu'une« chimère», •• qui peut-être ne sera pas».
Il n'en affirme pas moins la nécessité d'agir comme si la chose ...
devait être.
Pourquoi?
-
Parce que l'exigence rationnelle d'universalisation doit être maintenue quel
que soit en apparence le démenti que lui infligent les faits.
La violence de la guerre
est évidemment déraisonnable: elle bafoue donc les lois mêmes de la Raison.
Et
puisque c'est bien cette dernière (et non les impulsions, les sentiments égoïstes)
qui, selon sa nature, légifère en morale,
il faut en étendre l'action au maximum en
la prolongeant dans
le domaine politique.
Le devoir qu'est la recherche de la paix
doit être considéré comme aussi contraignant que le devoir moral, c'est-à-dire.
»
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