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Henry Stanley

Publié le 22/02/2012

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Henry-Morton Stanley, de son vrai nom John Rowlands, naquit à Denbigh, dans le nord du Pays de Galles, en 1841, quelques semaines avant la mort de son père ; très tôt, il se trouva confié aux soins de son grand-père maternel qui, lui-même, mourut en 1847. Il passa ensuite entre les mains d'un couple de vieillards, Richard et Jenny Price, qui en furent bientôt fatigués et l'envoyèrent aux usines de Saint-Asaph d'où, accablé de tristesse, il s'enfuit et trouva un abri d'abord chez une tante dans les Galles du Nord, puis chez une autre tante à Liverpool jusqu'au moment où il s'embarqua comme mousse à bord du Windermere affrété pour la Nouvelle-Orléans. Il arriva dans cette ville en 1859, quitta le bateau et se lia d'amitié avec un fripier nommé Stanley qui le traita comme son propre fils et dont il adopta le nom. Pendant deux ans, ils voyagèrent ensemble, mais le vieux Stanley mourut brusquement en 1861 et le jeune Henry dut de nouveau se tirer d'affaires tout seul. Il s'engagea dans l'armée fédérale, fut pris à la bataille de Shiloh (1862) puis, relâché, il entra au service de l'artillerie des Etats-Unis, mais contracta la dysenterie et fut relevé de son poste. Alors, et de diverses manières, il tenta de s'employer et finit par retourner en Angleterre ; il y fut accueilli très froidement, se rengagea dans la marine marchande pour revoir l'Amérique, s'enrôla dans la flotte des Etats-Unis, et fut secrétaire de bord jusqu'à la fin de la guerre civile. Après quoi, il parcourut les Etats-Unis et commença une carrière de journaliste, visita l'Asie Mineure en 1868 et retourna dans le nord-ouest des Etats-Unis d'où il envoya des articles au Missouri Democrat. Quoi qu'il en soit, ses pérégrinations le menèrent à New York où il attira l'attention de James-Gordon Bennett, éditeur du Herald, qui l'envoya en Abyssinie en qualité de correspondant de guerre ; grâce aux dispositions qu'il sut prendre avec le chef du bureau télégraphique de Suez, ses informations furent particulièrement remarquées, et il parvint même à transmettre au New York Herald la nouvelle de la chute de Magdala avant qu'elle ne fût connue en Angleterre.

« Les préparatifs de l'expédition durèrent environ deux mois et la marche vers l'intérieur ne commença pas avant le 17novembre.

Le 17 janvier 1875, Edward Pocock mourut ; quelques jours plus tard, des "sauvages" attaquèrent leconvoi ; d'ailleurs, plusieurs porteurs étaient tombés malades.

Les conditions s'améliorèrent cependant et bientôt,Stanley put écrire qu'il avait atteint "une très belle région de pâture qui s'étendait jusqu'au Victoria-Nyanza".

Le laclui apparut le 27 février 1875 ; il avait couvert sept cent vingt milles. La barque Lady-Alice qui, pour son transport, avait été sectionnée, fut alors assemblée et la circumnavigation dulac commença.

Elle dura cinquante-sept jours, y compris un arrêt de douze jours chez Mtesa, chef africain del'Ouganda.

A son retour au camp, Stanley y apprit que Fred Barker était mort en avril, ainsi que nombre de ses plusfidèles serviteurs.

Lui-même avait considérablement maigri pendant le voyage et souffrait d'une pernicieuse attaquede fièvre.

Mais le premier des buts de l'expédition était atteint, confirmant l'hypothèse de Speke : le Victoria-Nyanzaétait un simple lac, l'un des grands tributaires du Nil. Stanley se procura des pirogues et transporta son monde à travers le lac jusqu'à son extrémité nord-ouest, où ilprépara une exploration du lac Albert, découvert en 1864 par sir Samuel Baker qui l'avait désigné comme étant "laseconde source du Nil".

Là, cependant, il échoua car, quoiqu'il eût atteint la grande chaîne de montagnes qui dominele lac George, celui-ci en liaison avec le lac Edward et non avec le lac Albert, il se heurta à une telle hostilité desindigènes que ses hommes refusèrent d'aller plus loin.

Il retourna donc au lac Victoria, puis marcha en direction sudjusqu'au lac Tanganyika. Stanley atteignit Ujiji le 27 mai.

Il s'assura les services de deux guides, dont l'un l'avait accompagné déjàprécédemment avec Livingstone et l'autre avait conduit Cameron qui, ayant exploré le lac en 1874, crut en avoirdécouvert le déversoir, le Lukuga.

Ces deux guides affirmant que Cameron s'était trompé, Stanley décida de seconsacrer à une étude approfondie des lieux.

Il inclinait à penser que le lac n'avait pas d'exutoire, particulièrementen raison du fait que les eaux en avaient considérablement augmenté depuis son dernier séjour.

Le 11 juin 1876, leLady-Alice fut mis à l'eau ; Stanley explora la plus grande partie de la rive du lac et conclut que le Lukuga n'en étaitpas un exutoire normal, quoique, en temps de hautes eaux, il pût jouer ce rôle.

En tout cas, il n'y avait aucuneliaison entre le lac Tanganyika et le lac Albert.

Ainsi, le second des problèmes géographiques de l'expédition étaitrésolu. Restait alors à percer le mystère du Lualaba.

Lorsque, le 25 août, Stanley se prépara à partir vers l'ouest, ils'aperçut que sur cent soixante-dix hommes, trente-huit avaient déserté.

Il décida néanmoins d'aller de l'avant ;arrivé au Lualaba, il prit contact avec une importante colonie arabe vivant sous le commandement de Tippu-Tib etacheta les services d'un grand nombre d'esclaves.

Enfin, le 5 novembre 1876, l'expédition au complet, forted'environ sept cents hommes, se mit en route en suivant le cours du Lualaba.

Sur une distance de près de quatrecents milles, le fleuve coulait presque constamment vers le nord, et son débouché restait, pour Stanley, encoreindéterminé.

Mais après les chutes dites de Stanley, le fleuve tournait au nord-ouest ; Stanley eut alors l'intuitionqu'il devait être sur le Congo ou dans une partie du bassin du Niger, et avant d'avoir atteint le marigot de Stanley, ilne doutait déjà plus qu'il suivait le cours du Congo.

Au début, Stanley fut obligé d'avancer par terre mais, deschutes de Stanley jusqu'au marigot de Stanley, il put utiliser les eaux.

Il entra dans le marigot le 12 mars 1877.

Audelà, de grandes difficultés le retardèrent, les chutes et les rapides se succédaient et à un certain moment, lescanots durent même être hissés par-dessus une montagne.

Au passage des chutes de Massassa, le dernier descompagnons européens de Stanley, Frank Pocock, se noya avec trois indigènes.

La navigation devenait si difficile etsi dangereuse que nombre des indigènes refusèrent d'aller plus loin ; Cependant, après une courte halte, Stanley putrepartir de l'avant et, à la fin de juillet, il avait la satisfaction de se trouver sur cette partie du Congo qu'avait déjàvue le capitaine Tuckey en 1816.

Renonçant alors au fleuve, il décida de terminer le voyage par terre.

Mais lapénurie de vivres était devenue désespérante ; Stanley parvint à demander du secours à Boma et, l'ayantheureusement reçu le 6 août, il arrivait à Boma trois jours plus tard.

La grande exploration était terminée. Cette expédition assure à Stanley une place éminente parmi les grands explorateurs de l'Afrique.

Il est vrai qu'il eutà sa disposition d'importantes ressources, mais elles n'auraient pas suffi sans le courage et l'esprit d'initiative d'unchef puissamment entraîneur qu'aucun obstacle n'arrêta bien que, selon ses propres termes, il dût parfois "foncertête baissée". L'accueil que l'Angleterre fit à Stanley, à son retour, fut bien différent de celui assez froid de 1872.

Cependant, sesplans de mise en valeur de l'Afrique furent considérés avec indifférence et il finit par accepter les offres du roiLéopold II de Belgique et du Comité d'étude du Haut-Congo.

Il repartit pour Zanzibar, y recruta quelques-uns de sesanciens compagnons et, en août 1879, il se retrouvait au Congo.

Pendant près de cinq ans, coupés d'une courtevisite en Angleterre, il se consacra à la fondation de l'Etat libre du Congo.

En 1885, il assista au Congrès du Congo àBerlin et y parla au nom de l'Angleterre et de l'Amérique. En janvier 1885, la chute de Khartoum, défendue par le général Gordon, et celui-ci ayant été tué, déchaîna larébellion du mahdi et isola, dans le sud du Soudan, Emin pacha à la tête d'une armée égyptienne.

Emin, de son vrainom Edward Schnitzer, avait été le médecin militaire de Gordon.

Quelques années auparavant, il avait été envoyé enexpédition dans l'Ouganda et contribua, par nombre des importantes notes géographiques qu'il en avait rapportées,aux Mitteilungen de Petermann.

Prévoyant le désastre prêt à s'abattre sur le Soudan, il se rendit à Khartoum etoffrit d'aller en médiateur auprès du mahdi mais, considéré comme un alarmiste, il fut renvoyé à son poste.

C'étaiten juin 1882.

En avril 1886, Junker dépêcha du lac Victoria que "Emin bey avait besoin de secours immédiats".

Cetappel provoqua la formation en Angleterre d'un comité de secours qui offrit à Stanley la direction de l'expédition.

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