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Explication du texte d’Antoine-Augustin Cournot, extrait de son « Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique » (1851).

Publié le 02/04/2025

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« Explication du texte d’Antoine-Augustin Cournot, extrait de son « Essai sur les fondements de nos connaissances et sur les caractères de la critique philosophique » (1851). Enjeux du texte     La psychologie peut-elle être une science ? Peut-elle prétendre à la rigueur scientifique des sciences expérimentales, physique et biologie ? Cournot, dans cet extrait des Fondements de nos connaissances qui date de 1851, affirme que la psychologie, qui prend pour objet d’étude l’esprit, ne peut reposer sur des observations qui aient valeur scientifique et que le philosophe, quand il prétend tenir un discours sur la conscience, ne peut rivaliser avec la rigueur de l’astronome, du physicien ou du biologiste. L’auteur commence par mettre en avant les critères nécessaires pour qu’une observation puisse être qualifiée de scientifique.

Dans un deuxième temps, il montre pourquoi l’observation psychologique ne répond pas à de tels critères, ce qui invaliderait sa prétention à être une science. On pourra donc se demander si une science de l’esprit est possible ? Si celle-ci met en œuvre une méthode semblable aux sciences de la matière ou repose sur des fondements spécifiques ? La psychologie, telle qu’elle s’est constituée depuis le milieu du XIXe siècle, suit-elle la démarche présentée ici par Cournot ? Les objections avancées par l’auteur ne sont-elles pas discutables ? 1/ Les conditions requises pour qu’une observation puisse être qualifiée de scientifique : La rigueur expérimentale : toute observation n’est pas scientifique.

Pour qu’elle le soit il faut :      Qu’elle soit répétable. Que les conditions de l’observation soient strictement définies, qu’aucune part ne soit laissée au hasard.

C’est ce qu’on appelle aujourd’hui le protocole expérimental. Que l’on puisse constater une identité des résultats.

La science suppose identité, répétition et mêmeté. Cela n’exclut pas un pourcentage d’erreur lié à l’idée même d’expérience.

Il y a dans toute expérience des « bougés », une marge d’erreur car on travaille dans des conditions empiriques et non complètement abstraites. Les résultats doivent être indépendants de l’observateur, de ses caractéristiques, de sa constitution, dit l’auteur.

Ils ne peuvent être empreints de la subjectivité de l’observateur.

Une observation scientifique n’est objective que si la subjectivité de l’observateur l’influence le moins possible (il y a bien néanmoins une marge d’erreur – exception faite aussi de l’incapacité dans laquelle peut se trouver parfois tel ou tel sujet à observer correctement). Ces conditions rigoureuses sont les conditions de notre confiance en l’expérimentation, de notre confiance quant au savoir objectif que la physique ou la biologie construit. Or, selon l’auteur, on ne rencontre pas de telles conditions dans la psychologie scientifique c’est-à-dire dans la psychologie, cette étude de l’esprit qui prétendrait au milieu du XIXe siècle acquérir le statut de science. 2/ La psychologie ne peut prétendre à des observations scientifiques.

Pourquoi ? .... »

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