explication de texte Troisième Méditations métaphysiques Descartes
Publié le 12/11/2022
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«
Par le nom de Dieu j’entends une substance infinie*, éternelle*, immuable*,
indépendante*, toute connaissante*, toute puissante*, et par laquelle moi-même,
et toutes les autres choses qui sont (s’il est vrai qu’il y en ait qui existent) ont été
créées et produites.(thèse?) Or ces avantages sont si grands et si éminents, que
plus attentivement je les considère, et moins je me persuade que l’idée que j’en ai
puisse tirer son origine de moi seul.
Et par conséquent il faut nécessairement
conclure de tout ce que j’ai dit auparavant, que Dieu existe ; car, encore que
l’idée de la substance soit en moi, de cela même que je suis une substance, je
n’aurais pas néanmoins l’idée d’une substance infinie, moi qui suis un être fini (non,
cf.cours, l'homme n'est pas fini sinon = désespérant), si elle n’avait été mise en moi
par quelque substance qui fût véritablement infinie.
- Dieu = chose parfait, la plus grande qui a créé tout ce qui constitue la nature dont
les hommes.
Comment les hommes, qui eux ne possèdent pas les qualités de
Dieux, peuvent-ils les concevoir ? Tentative de prouver l'existence de Dieu, ce serait
lui qui les aurait mises en nous.
Il se décrit comme un être fini, or on sait que les
hommes n'en sont pas puisqu'ils ne sont pas pleinement développés, en raison de
la nature qui ne leur a pas les armes suffisantes pour survir comme les autres
animaux dans le but qu'ils développent leur raison.
Afin qu'il y ait une évolution de
l'humanité.
Dans ce texte, Descartes commence par énoncer sa thèse, il nous dit "Par le
nom de Dieu j'entends une substance infinie, éternelle, immuable, indépendante,
toute connaissante, toute puissante, et par laquelle moi-même, et toutes les autres
choses qui (s'il est vrai qu'il y en ait qui existent) ont été créées et produites." (l13), c'est-à-dire que Dieu existe par lui même, c'est une chose parfaite qui a créée
tout ce qui constitue la nature dont les hommes.
"Or ces avantages sont si grands
et si éminents, que plus attentivement je les considère, et moins je me persuade
que l'idée qe j'en ai puisse tirer son origine de moi seul." (l4), Comment les
hommes, qui eux ne possèdent pas les qualités de Dieu, peuvent-ils les concevoir ?
Ce sont comme des idées innées, qui sont en ns même comme par exemple les
vérité mathématiques, l'idée que l'on a d'un cercle ; on a pas besoin de le voir pour
se le représenter, on comprend que ce n'est pas la même chose qu'un carré.
Descartes tente de prouver l'existence de Dieu par cela, ce serait lui qui aurait
mises ces idées dites "innées" en nous, c'est d'ailleurs ce qu'il avance aux lignes
suivantes : "car, encore que l’idée de la substance soit en moi, de cela même que
je suis une substance, je n’aurais pas néanmoins l’idée d’une substance infinie, moi
qui suis un être fini si elle n’avait été mise en moi par quelque substance qui fût
véritablement infinie." (l7-10).
Par ailleurs, il se décrit comme un être fini, or on
sait que les hommes n'en sont pas puisqu'ils ne sont pas pleinement développés, en
effet, la nature ne leur a pas donnée les armes suffisantes et nécessaires pour
survir comme les autres animaux qui eux possèdent par exemples, des cornes, des
griffes, du venin etc, dans le but que les hommes développent leur raison.
Afin
qu'il y ait une évolution de l'humanité, dire des hommes qu'ils sont des êtres finis
est une vision plutôt désespérante; cela ouvre la porte à ne plus croire au progès
de l'humanité notamment moral,voir même de ne plus contribuer à cela.
Et je ne dois pas imaginer que je ne conçois pas l’infini par une véritable
idée, mais seulement par la négation de ce qui est fini, de même que je comprends
le repos et les ténèbres par la négation du mouvement et de la lumière : puisqu’au
contraire je vois manifestement qu’il se rencontre plus de réalité dans la substance
infinie, que dans la substance finie, et partant que j’ai en quelque façon
premièrement en moi la notion de l’infini, que du fini, c’est-à-dire de Dieu, que de
moi-même (transposition).
Car comment serait-il possible que je pusse
connaître que je doute et que je désire, c’est-à-dire qu’il me manque
quelque chose et que je ne suis pas tout parfait, si je n’avais en moi
aucune idée d’un être plus parfait que le mien, par la comparaison duquel
je connaîtrais les défauts de ma nature ? > argument par question
rhétorique (…)
- Comment par une conjonction de coordination "et", ajoute donc qqch.
Beaucoup
de négation pour démontrer l'idées des opposés, le fini serait la négation du fini car
contient moins de réalité, comme le repos (abs de mouvement) et des ténèbrs (abs
de lumière) = négations du mouvement et de la lumière.
> pour qu'on comprenne
mieux, il dit qu'on a plus l'id de Dieu que de ns même.
et fini par un argument sous
forme de question rhétorique.
On a plus cette idée d'infini de fini, en effet, il ns est
plutôt aisé d'imaginer qqch qui nous est ext plutôt que ns même, prendre
conscience de soi = difficile, car pas qqch d'inné, évolue au fil du temps, sert à
connaître pourquoi nous agissons de telle manière etc, prendre coscience que ns
sommes une substance > (l3).
> je pense donc je suis.
Descartes appuie sa thèse en ajoutant : " Et je ne dois pas imaginer que je
ne conçois pas l’infini par une véritable idée, mais seulement par la négation de ce
qui est fini, de même que je comprends le repos et les ténèbres par la négation du
mouvement et de la lumière " (L11-13) Il utilise un bon nombre de négations pour
démontrer justement la négation de deux termes qui s'opposent.
D'abord, il dit que
le fini est la négation de l'infini "puisqu’au contraire je vois manifestement qu’il se
rencontre plus de réalité dans la substance infinie, que dans la substance finie"
(l13-15) or, l'inverse, c'est-à-dire l'infini est la négation du fini semble davantage
logique, il se rencontre justement plus de réalité dans le fini, en effet, de même il
est plus aisé de décrire le repos : c'est l'absence de mouvement, comme les
tènèbres sont l'absence de lumière.
En revanche, difficile de définir ce qu'est le
mouvement et la lumière en étant plus clair que pour leur négation.
Pour mieux
comprendre, il dit : "j’ai en quelque façon premièrement en moi la notion de l’infini,
que du fini, c’est-à-dire de Dieu, que de moi-même " En effet, il nous est plus aisé
de nous représenter quelque chose extérieure à nous plutôt que de se représenter
soi-même.
Prendre conscience de soi est assez difficile, cela évolue au fil du temps,
ce n'est pas inné, et cela sert à déceler pourquoi nous agissons de telle manière,
etc.
"toutes les autres choses qui (s'il est vrai qu'il y en ait qui existent" (l3-4), c'est
prendre conscience de soi déjà en tant que substance,en tant que corps donc cela
rappelle le "Cogito ergo sum" tiré du discours de la méthode de Descartes,
notamment quand il dit : "comment serait-il possible que je pusse connaître que je
doute et que je désire(...)" (l16) ,justment, le fait que l'on doute mène à ce que l'on
s'interroge, que l'on s'étonne, l'homme étant un être intelligent, il y a des raisons
qui portent à ce que l'on soit optimiste au sujet de la découverte de la vérité, parce
que l'on se doute bien que par cette tentative de ppruver l'existence de Dieu,
Desacrtes tente sûrement de chercher par la même occasion des critères qui
fonderaient nos idées vraies, pour aller plus loin.
Puisque Dieu ds sa bonté infinie
ne peut pas me laisser me tromper car = défaut de la perfection absolue De plus,
Dieu serait la pmière vérité objctive puisqui'il contient en lui ttes les autres vérités.
Mais peut-être aussi que je suis quelque chose de plus que je n’imagine, et
que toutes les perfections que j’attribue à la nature d’un Dieu, sont en quelque
façon en moi en puissance, quoiqu’elles ne se produisent pas encore, et ne se
fassent point paraître par leurs actions (cf.
cours = progrès de l'humanité).
En
effet, j’expérimente déjà que ma connaissance s’augmente et se perfectionne peu à
peu, et je ne vois rien qui la puisse empêcher de s’augmenter de plus en plus
jusques à l’infini (moi j'en vois une : le temps qui lui n'est pas infini) ; puis, étant
ainsi accrue et perfectionnée, je ne vois rien qui empêche que je puisse m’acquérir
par son moyen toutes les autres perfections de la nature Divine ; et enfin il semble
que la puissance que j’ai pour l’acquisition de ces perfections, si elle est en moi,
peut être capable d’y imprimer et d’y introduire leurs idées.
Toutefois, en y
regardant un peu de près, je reconnais que cela ne peut être ; car, premièrement,
encore qu’il fût vrai que ma connaissance acquît tous les jours de nouveaux degrés
de perfection, et qu’il y eût en ma nature beaucoup de choses en puissance, qui n’y
sont pas encore actuellement, toutefois tous ces avantages n’appartiennent et
n’approchent en aucune sorte de l’idée que j’ai de la Divinité, dans laquelle
rien ne se rencontre seulement en puissance, mais tout y est actuellement
et en effet.
(la nature) Et même n’est-ce pas un argument infaillible et très certain
d’imperfection en ma connaissance, de ce qu’elle s’accroît peu à peu,....
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