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explication de texte freud; se protéger de la nature

Publié le 26/02/2023

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« Explication de texte Pourquoi les hommes se rassemblent-ils et surtout pourquoi œuvrent-ils, à ce qu’on nomme culture ou civilisation ? Tel est le problème que Freud tente de résoudre dans ce texte. Le fondateur de la psychanalyse veut montrer que la fonction essentielle de la culture est de protéger l’homme de la nature.

Or, les hommes ont aussi à régler la question de leurs relations mutuelles.

Dès lors, on peut se demander si la culture a bien pour fonction principale la maîtrise toujours plus grande quoique infinie de la nature ou bien si elle a plutôt pour fonction essentielle de permettre à des groupes d’hommes voire à l’humanité tout entière de vivre pleinement ensemble. L’extrait pose les dangers dont la nature nous menace comme point de départ explicatif pour rendre compte du fait que les hommes se rassemblent et créent la civilisation.

Une telle explication suppose d’une part des hommes au départ isolés dans une sorte d’état de nature.

Elle implique qu’ils perçoivent une nature dangereuse et qu’ensuite ils raisonnent et se mettent ensemble.

Or, Freud affirme que la civilisation ou culture a aussi pour fonction de nous permettre de vivre en commun.

Dès lors d’emblée le problème apparaît.

Est-ce la protection vis-vis de la nature, ou bien l’être en commun, ou bien les deux, l’aspect principal de la culture ? Freud opte pour la fonction de protection vis-à-vis de la nature.

Il indique de façon générale que cette fonction est réalisée sur certains points et qu’elle le sera de mieux en mieux.

Il nous fait donc part de sa foi au progrès sur ce plan. Toutefois, il s’oppose à ce qu’il nomme une illusion, à savoir la maîtrise totale de la nature.

Personne dit-il n’a cette illusion pour son époque – et peut-être en va-t-il également de même pour la nôtre.

Toutefois, il y a bien quelques personnes, même si elles sont peu nombreuses selon lui, qui espèrent que la nature soit un jour entièrement domptée par l’homme.

On reconnaît là une forme particulièrement absolue du projet cartésien, plus modeste, qui était de « nous rendre comme maîtres et possesseurs de la nature » (Discours de la méthode, VI° partie). Pourquoi une illusion, sinon parce qu’il s’agirait d’un désir irréalisable. Ce qui implique donc que la nature est toujours plus forte que l’homme. Pour le montrer, Freud énumère les faits naturels qui, selon lui, empêchent de considérer comme possible la domination totale de la nature sur l’homme.

Ce qui confirme alors qu’il s’agit là d’une illusion.

De tels faits montrant en même temps en quoi la tâche principale de la civilisation reste entière et toujours la même.

Le premier exemple est celui du tremblement de terre.

S’il est vrai que l’homme est impuissant face à un tremblement de terre, il peut ne pas construire sur une zone sismique à partir du moment où il en reconnaît une, ni construire des immeubles qui sont des châteaux de cartes.

Bref, le tremblement de terre frappe plus durement les hommes civilisés que ceux qu’on estime primitifs ou sauvages et qui peuvent reconstruire rapidement leurs modestes habitations. Est-ce alors la nature qu’il faut combattre ou la démesure humaine ? Le second exemple est celui de l’eau qui noie et engloutit.

Mais pourquoi construire près des côtes peut-on objecter à l’auteur ? Pourquoi s’installer là où on risque d’être noyé ? Et même aujourd’hui où le niveau de la mer monte, n’est-ce pas la mauvaise organisation des relations entre les hommes qui explique que leur œuvre est noyée ? De même la tempête détruit les bateaux qui s’aventurent en haute mer, jamais les canots de ceux qui empruntent de paisibles cours d’eau.

Bref, les exemples de catastrophes naturelles qu’ils proposent ne sont entièrement probants. L’exemple des maladies est plus intéressant.

Freud rappelle que c’est depuis peu qu’elles sont comprises comme le fait d’attaque d’êtres vivants.

Il fait référence à la révolution de Pasteur (1822-1895) qui a découvert les « microbes ».

Ainsi c’est l’ignorance qui rendait les maladies immaîtrisables.

La connaissance fait justement espérer qu’on puisse diminuer, voire détruire nombre de maladies. Dès lors, seule une connaissance absolue permettrait la maîtrise absolue de la nature.

Bref, elle n’a de sens que pour Dieu et il est sûr que l’homme n’est pas Dieu. Mais certaines maladies sont le fait des mœurs des hommes et non de la nature. Dès lors, il n’est pas évident que la nature soit dangereuse en elle-même et non l’homme et la façon dont il vit.

Àquoi s’ajoute que la façon dont les hommes se traitent les uns les autres est tout autant source de maladies.

Dès lors, il n’est pas évident que la protection de la nature soit pour la culture une tâche plus importante que l’organisation des relations des hommes entre eux. Enfin l’exemple de la mort quant à lui est probant.

En effet, Freud fait remarquer non seulement que personne.... »

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