Dans la perception, le sujet est-il passif ?
Publié le 12/02/2004
Extrait du document

* Comparer les sens (l'âme sensitive) à une matière «informée» par les objets du monde extérieur, c'est en même temps reconnaître dans la perception un mode de connaissance du monde extérieur, même si celle-ci reste limitée. Aristote est, à ce sujet, plus optimiste que Platon, pour qui la perception ne peut nous donner aucune connaissance.La perception suppose une activité intellectuelle.[À propos d'un morceau de cire] «ce que je croyais voir par l'oeil, c'est par la seule faculté de juger, qui est en mon esprit, que je le comprends. » Descartes, Méditations métaphysiques (1641), II.* Descartes réfléchit sur ce qu'est percevoir un objet, et il a pris pour cela l'exemple d'un morceau de cire soumis à la chaleur, qui fond sous ses yeux et change radicalement d'apparence. Comment se fait-il, dit Descartes, que je sache encore que c'est «le même» morceau de cire? Ce doit être, dit-il, que lorsque je perçois un objet, mes sens me donnent un ensemble d'impressions changeantes, mais ma raison perçoit, plus fondamentalement, son unité.* Ainsi, dire que l'on «perçoit» un objet est une erreur qui vient d'une commodité de langage car, au-delà des impressions fugitives et contradictoires données parles sens, c'est la raison qui «comprend» qu'il y a là un objet.La conciliation entre perception et raison.
Liens utiles
- la perception d'une beauté trop intense est-elle source de souffrance ?
- Bergson et la perception du changement
- perception - psychologie & psychanalyse.
- PHÉNOMÉNOLOGIE DE LA PERCEPTION, 1945. Maurice Merleau-Ponty - résumé de l'oeuvre
- L'oeuvre d'art la perception