Arendt: Art et durabilité
Publié le 26/03/2005
Extrait du document

Le texte a pour objet la présentation de la spécificité des œuvres d’art, que ce soit ontologiquement ou dans leur mode d’être au monde. Il s’avère que les œuvres sont des objets à part entière, qui marquent leur différence par le rapport entretenu avec la temporalité.
A la différence des objets quotidiens, l’œuvre fait écho à la part immortelle du travail des mortels, puisqu’elle échappe au processus de consommation.
La thèse de l’auteur repose sur le fait que le dialogue avec une œuvre est synonyme d’échange avec une sphère privilégiée de l’humanité, celle des créations insoumises aux épreuves du temps, qui peut renaître pour qui le veut sous une forme sensible. L’intérêt philosophique du texte repose principalement sur la distinction entre le monde des œuvres, inaltérable ou presque, et celui de la consommation, rendant ainsi quasi-impossible une relation d’assujettissement de l’art à l’humain : il faut, pour aborder le monde de l’art, non pas vouloir s’approprier, mais recevoir, et ce à la différence du mode d’être qui se développe à cause de la technique. Le monde de l’art est synonyme de déploiement de la part immortelle des actions humaines.
Liens utiles
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