A quoi sert l'histoire?
Publié le 02/05/2015
Extrait du document


«
culture du relativisme.
Or si l’histoire est une connaissance relative, qui a pour but de relativiser le
présent, il y a une attente sociale très forte.
Face à une crise, un drame, on sollicite l’historien autant
que le sociologue.
L’histoire est sensée éclairer, prendre une possession réfléchie, une position critique
de cet évènement.
On attend de l’historien qu’il aide à surmonter l’émotion que peut susciter un drame
que l’on vit dans une société.
Il vient rétablie un enchaînement, une sorte de lisibilité.
Connaître le
passé, c’est éclairer le présent (au sens où il nous aide à nous mettre à distance).
Il y a un enjeu
politique à l’histoire, il n’y a pas d’enseignement qui ne soit politique (ne répondant à des fins de
vivre ensemble).
Exemple : l’histoire de l’historiographie, manière dont on a écrit l’histoire pour les français :
étroitement liée à la construction d’un imaginaire nationale.
Au centre, la révolution française, et le
sens qu’elle peut prendre.
A élaboré tout un imaginaire.
De même, le clivage entre le droite et la
gauche : vient de 1789.
Est-ce un accident malheureux ? Ou quelque chose d’absolument originaire ?
Fustel de Coulanges (conservateur) : Après la défaite nos historiens depuis 50 ans ont été des hommes
de partis.
Si sincères qu’il furent (…) ils mirent leur talent au service d’une cause » De la manière
d’écrire l’histoire en France et en Allemagne .
Il montre que l’histoire a été un champ conflictuel
fortement politisé.
L’histoire ne contribue pas à pacifier le débat politique.
L’histoire ne doit pas
pacifier le débat, et traduire le débat d’objectivité que l’on attend d’elle.
Les historiens de la fin du
XIX ° se sont attachés à montrer qu’il y avait une continuité entre monarchie et république, que l’on
peut être citoyen moderne.
Leur but c’était de réveiller l’unité de la nation.
Ils ont démontré la
continuité historique, qui passait par la constitution scientifique de leur histoire.
La thèse est la
suivante : l’histoire a été prise en politique, et elle devenait pernicieuse car elle ne servait qu’à diviser.
En s’efforçant de devenir une science, elle doit se soumettre à des méthodes pour pouvoir trancher les
disputes idéologiques.
Trancher la dispute idéologique, c’est trancher les opinions, cela ne peut servir
à la France.
C’est à ce moment-là que les première contestations de méthodes l’élève.
L’école méthodique de l’histoire :
Dénonciation en 1903 de l’histoire de Jean-Claude Ceylan : l’idole politique, individuelle, et
chronologique.
L’idole politique c’est le rôle premier réservé aux évènements politiques : c’est après
tout le sens même que Thucydide donnait à l’histoire (la guerre, elle se concentre sur les guerres).
Ceylan dit que l’inconvénient de cette histoire est qu’elle ramène beaucoup de choses contingentes à
cette histoire (choses arbitraires, décisions mal prises, etc).
Il faut hiérarchiser, et ne pas donner le
premier rôle ou le monopole à l’histoire politique.
Idole individuelle : Si l’histoire traitait des faits économiques, elle serait moins romanesque et plus
Idole chronologique : histoire chronologique est une déperdition du savoir, elle se perd dans la
poussière des faits qu’elle évoque.
Lui préconise les recherches typologiques.
Ce qu’il nous montre c’est que les hommes ne font pas arbitrairement leur histoire, et qu’elle n’est pas
faite pas un seul, elle ne se réduit pas à la poussière des faits.
Une jeune génération d’historien, Ernest
Labrousse, Martin Bloch S’engagent dans une nouvelle voie qui conteste l’histoire historicisante, et
remettent au cause la fonction sociale de l’histoire dit « méthodique » qui est accusée par eux d’être
une des causes qui conduit à la grande guerre ( histoire trop nationalistes, a attisé les haines entre
nations).
L’école des annales, à partir de 1929, fait la promotion de cette histoire étendue à de
nouveaux champs (comme l’économie) , ils proposent à la fois une histoire totale et une histoire à
problèmes (ce que sont les problèmes historiques fondamentaux).
Il faut que l’historien problématise
dans le champ de l’histoire qu’il cherche à développer.
Cela éclaire sur la notion d’histoire et sa
définition.
Elle construit ses objets scientifiquement avec des hypothèses, mais elle est aussi très
marquée à la sociologie, l’anthropologie… Il faut ouvrir l’histoire aux autres champs des sciences
humaines, et c’est aujourd’hui ce qui caractérise l’histoire française..
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