Devoir de Philosophie

A quoi sert l'histoire?

Publié le 02/05/2015

Extrait du document

histoire
Philosophie : à quoi sert l'histoire ? Cette question surgit dès qu'une société est ébranlée, dès que la laïcité est attaquée. Marc Block, a dit « Une histoire qui sert, c'est une histoire serve ». C'est une instrumentalisation de l'histoire. De fait, le sujet porte dès une première lecture la question de l'utilité de l'histoire. Problème de l'impératif de l'utilité. Aujourd'hui, certaine érosion de l'histoire. Une chose n'a d'utilité qu'à partir du moment où elle sert. Il y a semble-t-il un double écueil : soit l'utilité absolue, placer l'histoire à l'origine de tout progrès de l'humanité ; d'un autre l'histoire est instrumentalisée, à des fins politiques. Se demande-t-on « à quoi la physique ? ». 3A quoi sert l'histoire », c'est sous-entendre que son statut de connaissance ne suffit pas à sa justification. Il ne suffit pas de dire que l'histoire connaît la passé humain, etc. La réponse apporté à la physique (elle sert à connaître la nature), cela est problématique, car deux façon de la comprendre : elle sert à connaître la nature, donc à connaître sa raison d'être (conception désintéressée de la science), mais la métaphore de l'image, de l'utilité du mot « servir », alors on sous-entend une idée d'instrumentalisation. La connaissance n'est pas une fin, la physique sert, en comprenant la nature, à la maîtriser. AU début du XVII° siècle, avec les débuts de la science moderne, Descartes dit qu'il faut « se rendre maîtres et possesseurs de la nature », il faut s'efforcer de la maîtriser. LA phénoménotechnique n'est pas une connaissance pure et désintéressée. Il ne faut pas être naïf devant la question « à quoi sert ? ». L'histoire comme connaissance du passé : L'histoire, en quoi le cas de l'histoire est-il différent du cas des sciences naturelles ? Peut-on dire de l'histoire ce que je viens de dire de la physique ? L'histoire peut aussi s'inscrire dans la cadre d'une science désintéressée. Elle possède une dimension proche avec le réel, elle a pour objet un certain type de réalité que l'on peut cerner et définir. Mais l'histoire est rattrapée par l'incertitude de son objet. Par exemple, les sources ou les documents, l'histoire ne se base pas forcément sur des documents écrits. Peut-on vraiment dire que l'histoire est la science des lois de l'histoire, de quoi l'histoire est-elle exactement la science ? Du passé pur, ou du passé pour le présent ? On dira facilement que l'histoire sert à connaître le passé humain, social (dès lors qu'ils vivent en société, les uns contre les autres). Mais alors à quoi sert la connaissance du passé ? L'histoire en tant qu'elle est une science humaine, peut-elle souscrire à l'idéal de désintéressement, que peut revêtir la physique ? Cela mérite-il de l'étudier, à quoi bon chercher à connaître la passé s'il ne revient pas...
histoire

« culture du relativisme.

Or si l’histoire est une connaissance relative, qui a pour but de relativiser le présent, il y a une attente sociale très forte.

Face à une crise, un drame, on sollicite l’historien autant que le sociologue.

L’histoire est sensée éclairer, prendre une possession réfléchie, une position critique de cet évènement.

On attend de l’historien qu’il aide à surmonter l’émotion que peut susciter un drame que l’on vit dans une société.

Il vient rétablie un enchaînement, une sorte de lisibilité.

Connaître le passé, c’est éclairer le présent (au sens où il nous aide à nous mettre à distance).

Il y a un enjeu politique à l’histoire, il n’y a pas d’enseignement qui ne soit politique (ne répondant à des fins de vivre ensemble). Exemple : l’histoire de l’historiographie, manière dont on a écrit l’histoire pour les français : étroitement liée à la construction d’un imaginaire nationale.

Au centre, la révolution française, et le sens qu’elle peut prendre.

A élaboré tout un imaginaire.

De même, le clivage entre le droite et la gauche : vient de 1789.

Est-ce un accident malheureux ? Ou quelque chose d’absolument originaire ? Fustel de Coulanges (conservateur) : Après la défaite nos historiens depuis 50 ans ont été des hommes de partis.

Si sincères qu’il furent (…) ils mirent leur talent au service d’une cause » De la manière d’écrire l’histoire en France et en Allemagne .

Il montre que l’histoire a été un champ conflictuel fortement politisé.

L’histoire ne contribue pas à pacifier le débat politique.

L’histoire ne doit pas pacifier le débat, et traduire le débat d’objectivité que l’on attend d’elle.

Les historiens de la fin du XIX ° se sont attachés à montrer qu’il y avait une continuité entre monarchie et république, que l’on peut être citoyen moderne.

Leur but c’était de réveiller l’unité de la nation.

Ils ont démontré la continuité historique, qui passait par la constitution scientifique de leur histoire.

La thèse est la suivante : l’histoire a été prise en politique, et elle devenait pernicieuse car elle ne servait qu’à diviser.

En s’efforçant de devenir une science, elle doit se soumettre à des méthodes pour pouvoir trancher les disputes idéologiques.

Trancher la dispute idéologique, c’est trancher les opinions, cela ne peut servir à la France.

C’est à ce moment-là que les première contestations de méthodes l’élève. L’école méthodique de l’histoire : Dénonciation en 1903 de l’histoire de Jean-Claude Ceylan : l’idole politique, individuelle, et chronologique.

L’idole politique c’est le rôle premier réservé aux évènements politiques : c’est après tout le sens même que Thucydide donnait à l’histoire (la guerre, elle se concentre sur les guerres).

Ceylan dit que l’inconvénient de cette histoire est qu’elle ramène beaucoup de choses contingentes à cette histoire (choses arbitraires, décisions mal prises, etc).

Il faut hiérarchiser, et ne pas donner le premier rôle ou le monopole à l’histoire politique.

Idole individuelle : Si l’histoire traitait des faits économiques, elle serait moins romanesque et plus Idole chronologique : histoire chronologique est une déperdition du savoir, elle se perd dans la poussière des faits qu’elle évoque.

Lui préconise les recherches typologiques.

Ce qu’il nous montre c’est que les hommes ne font pas arbitrairement leur histoire, et qu’elle n’est pas faite pas un seul, elle ne se réduit pas à la poussière des faits.

Une jeune génération d’historien, Ernest Labrousse, Martin Bloch S’engagent dans une nouvelle voie qui conteste l’histoire historicisante, et remettent au cause la fonction sociale de l’histoire dit « méthodique » qui est accusée par eux d’être une des causes qui conduit à la grande guerre ( histoire trop nationalistes, a attisé les haines entre nations).

L’école des annales, à partir de 1929, fait la promotion de cette histoire étendue à de nouveaux champs (comme l’économie) , ils proposent à la fois une histoire totale et une histoire à problèmes (ce que sont les problèmes historiques fondamentaux).

Il faut que l’historien problématise dans le champ de l’histoire qu’il cherche à développer.

Cela éclaire sur la notion d’histoire et sa définition.

Elle construit ses objets scientifiquement avec des hypothèses, mais elle est aussi très marquée à la sociologie, l’anthropologie… Il faut ouvrir l’histoire aux autres champs des sciences humaines, et c’est aujourd’hui ce qui caractérise l’histoire française.. »

↓↓↓ APERÇU DU DOCUMENT ↓↓↓

Liens utiles