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PREMIER CONTACT AVEC PARIS (1799-1800) LA DÉCOUVERTE DE L'ITALIE (1800-1801) LE SECOND SÉJOUR A PARIS (1802-1805) L'INTERMÈDE MARSEILLAIS (1805-1806) - STENDHAL

Publié le 10/07/2011

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En réalité, Henri Beyle, ingénu, et qui se soucie peu d'une carrière scientifique, est allé à Paris en quête d'amour romanesque et de gloire littéraire. Il note à cette date, dans ses Pensées « Je suis peut-être l'homme dont l'existence est la moins abandonnée au hasard, parce que je suis dominé par une passion excessive pour la gloire à laquelle je rapporte tout «. Période trouble de l'inquiète adolescence ! Il avait pleuré devant les cadences de la Nouvelle Héloïse, mais il avait pris un plaisir bien vif aux Contes de La Fontaine, et même à Felicia ou mes Fredaines. Il se sent tiraillé entre des aspirations contradictoires. Paris sans montagnes le déçoit. Tel Chateaubriand douze ans plus tôt, il n'y découvre qu'un « vaste désert d'hommes «. L'Ile de France elle-même lui semblera toujours « manquer de grandiose « ; mais « les imaginations à la Genlis, qui n'ont pas été sanctifiées par les Alpes, la mélancolie et l'amour malheureux « ne s'en aperçoivent pas. Il ne rêve pas de dominer Paris, tel Rastignac, ni de conquérir la richesse ; le bonheur est d'abord d'être délivré de toute chaîne, c'est la liberté d'imaginer, avant de le découvrir, l'être incomparable qui lui est destiné.

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