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Ne fait-on bien que ce que l'on aime ?

Publié le 17/01/2022

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APPRÉCIATION GLOBALE: Les mots-clés du sujet sont «faire bien», « aime » et surtout la négation restrictive « ne... que». Ces mots vous donnent des pistes et définissent une thématique : vous allez développer une réflexion autour du professionnalisme, de la rigueur, de la compétence qu'un individu déploie dans son métier ou dans ses loisirs. Mais la question essentielle sera d'analyser si l'on peut afficher le même talent, la même habileté dans des tâches que l'on aime moins.

« Incontestablement, aimer ce que l'on fait permet d'en accepter les contraintes et de ne pas se décourager face auxdifficultés que l'on rencontre sur son chemin.

Beaucoup d'acteurs aujourd'hui connus ont persisté dans un métierdont ils connaissaient par avance toutes les difficultés : mais qu'importait, par exemple, au jeune Gérard Depardieude courir après les contrats, d'avoir faim, d'être exploité par des producteurs peu scrupuleux, puisqu'il pouvaitexercer son art? Le métier de comédien ne valait-il pas tous les sacrifices du monde? Aucun doute : quand on a une passion pour ce que l'on fait, on est sûr de trouver l'énergie nécessaire pour passertous les obstacles : on ne sent ni la douleur ni la fatigue.

En ce qui me concerne, par exemple, j'adore l'informatique.Je suis capable de rester devant mon ordinateur pendant des heures, à créer des nouveaux programmes.

Les yeuxhors de la tête, épuisé, je me maintiens à mon poste, poussé par la fièvre créatrice.

Et plus je travaille, plus j'aienvie de travailler. Car la passion donne envie de se perfectionner indéfiniment, de se dépasser : il faut devenir le meilleur, le pluscompétent dans son domaine.

Les sportifs connaissent bien ce type de surenchère : gagner un centième deseconde, améliorer une technique jusqu'à la perfection, faire bien, faire mieux... Nombreuses sont donc les raisons pour lesquelles on fait bien ce que l'on aime.

Mais ne peut-on égalements'appliquer et réussir dans des domaines qui nous attirent moins ? Rien ne prouve en effet que l'on ne brillera pas dans des activités pour lesquelles, a priori, on n'a pas d'attirance. Certains élèves, par exemple, se révèlent excellents en mathématiques alors qu'ils n'ont de goût que pour lesmatières littéraires.

Chez eux, le talent naturel se substitue à la passion : ils réussissent tout simplement parce qu'ilssont doués. Mais il se peut aussi que n'étant pas naturellement intéressés par les chiffres, ils réussissent parfaitement parcequ'ils se forcent à être attentifs et que cet effort les rend plus réceptifs et plus performants.

De plus, on ditsouvent que la passion aveugle, qu'elle est mauvaise conseillère.

Par opposition quand on fait quelque chose sansattrait véritable, on ne se laisse pas emporter par l'enthousiasme, on porte sur les choses le regard froid et efficacedes techniciens. En dernier lieu, on peut s'appliquer à une tâche tout simplement par goût du travail bien fait, sans passion, maissans aversion non plus : on se comporte alors en adulte responsable, soucieux d'atteindre ses objectifs et d'honorerses choix. Conclusion On peut être premier en gymnastique parce que l'on aime cette discipline.

Mais on peut également arriver au mêmerésultat sans aimer pour autant l'exercice : le talent ou la volonté peuvent en effet se substituer au goût. Mais après tout, le plus important n'est-il pas simplement de réussir et d'être heureux dans ce que l'on fait?. »

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