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Mahfouz Naguib

Publié le 06/04/2019

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Mahfouz Naguib Ecrivain égyptien

 

* 11.12.1912, Le Caire

 

Après des études de lettres et de philosophie, Mahfouz débute sa carrière en 1938 en publiant des contes et des romans historiques qui évoquent souvent sa ville natale (\"Le Passage des miracles\", 1947). Après la guerre, il décrit une société arabe qui parvient mal à évoluer au contact de la modernité. Sa trilogie, \"Impasse des deux palais\", \"Le Palais du désir\", \"La Sucrerie\" (1956-1957), reste son oeuvre la plus connue, mais il est aussi l'auteur de nombreuses nouvelles, de pièces de théâtre et de scénarios de films. En 1988, il est le premier écrivain de langue arabe à recevoir le prix Nobel de littérature. Considéré dans son pays comme un classique du XXe siècle, ce grand conteur est grièvement blessé en 1994 dans un attentat perpétré par des islamistes fondamentalistes, qui lui reprochent ses prises de position en faveur d'un Islam modéré.

« Powered by TCPDF (www.tcpdf.org)Mahfouz, Naguib - littérature. 1 PRÉSENTATION Mahfouz, Naguib (1911-2006), écrivain égyptien, prix Nobel de littérature en 1988. 2 UNE CARRIÈRE DE FONCTIONNAIRE AU CAIRE Né dans un quartier populaire du Caire, Naguib Mahfouz est issu d’une famille de la petite bourgeoisie.

Dernier enfant tardif de la fratrie, il grandit dans une certaine solitude, et développe très tôt un goût prononcé pour la lecture et l’écriture.

En 1919, âgé de huit ans, il assiste à la sanglante répression du mouvement populaire contre les Anglais, événement qui le marque durablement.

Il s’intéresse très tôt à la littérature arabe médiévale.

Étudiant en philosophie à l’université du roi Farouk (aujourd’hui université du Caire), il commence à la même époque à écrire, et publie des articles dans des revues littéraires.

Au cours de ses dernières années d’études, il écrit ainsi plus de quatre-vingts nouvelles.

Peu tenté par la carrière universitaire, il entre dans la fonction publique en 1935 et occupe, jusqu’à sa retraite, en 1971, plusieurs postes au ministère de la Culture. 3 UN PIONNIER DU ROMAN ARABE MODERNE Son premier projet romanesque explore le passé national, dans une tentative de revivification et de célébration : entre 1939 et 1954, il travaille à un cycle romanesque sur l’Égypte pharaonique (le Jeu du destin, Radubis, la Lutte de Thèbes). Mais l’ampleur même du projet le contraint à l’abandonner à l’issue du troisième volume, la pression des événements l’amenant de surcroît à se tourner vers des sujets contemporains.

C’est la « trilogie du Caire » qui lui apporte la reconnaissance et le succès : composée des romans Impasse du palais, le Palais du désir et le Jardin du passé (1956-1957), celle-ci retrace le destin de trois générations d’une même famille de la petite bourgeoisie cairote, depuis la Première Guerre mondiale jusqu’à l’abolition de la monarchie en 1952. Immense succès dans une Égypte devenue république (1953), la trilogie peut être lue comme une radioscopie de la société égyptienne de la première moitié du XXe siècle et des choix auxquels la confronte son entrée dans la modernité.

Traduite, elle connaît un vif succès auprès du public occidental dans les années 1990.

Avec cette fresque réaliste et les récits qui suivront, Naguib Mahfouz donne ses lettres de noblesse à un genre traditionnellement étranger à l’aire culturelle arabe : le roman. Abondante et variée, son œuvre illustre différentes veines à l’intérieur même du genre romanesque : historique ( l’Ironie du sort, 1939), naturaliste ( Passage des miracles, 1947), symbolique ( l’Épopée des voyous, 1977), sociale, mythologique… Naguib Mahfouz approfondit la veine du réalisme social, comme dans Dérives sur le Nil (1966) et Miramar (1967), ou le roman à clef, notamment avec le Voleur et les Chiens (1961).

Son thème de prédilection demeure toutefois le hara, le quartier cairote, support d’une description mordante de la société égyptienne ( Récits de notre quartier, 1975 ; la Chanson des gueux, 1977). Naguib Mahfouz doit également sa popularité à l’écriture d’une vingtaine de scénarios.

Sa production, qui débute dès les années 1950 alors que le cinéma égyptien connaît un grand essor, l’amène notamment à collaborer avec Salah Abou Seif ( Ton jour viendra — Lak yum ya zalim, 1951) et Youssef Chahine ( le Choix — al-Ikhtiyar, 1970). 4 UN ENGAGEMENT POLITIQUE SANS FAILLE Naguib Mahfouz a été profondément marqué par la répression de 1919, qui, dit-il, lui a donné une conscience politique.

Il est le premier intellectuel égyptien à se prononcer en faveur de la paix avec Israël lors des accords de Camp David en 1979, ce qui lui vaut d’être boycotté dans de nombreux pays arabes.

Auparavant, son roman les Fils de la médina (1959), dans lequel transparaît le désenchantement que lui inspire la politique de Nasser, avait été jugé blasphématoire par les autorités musulmanes et interdit à la vente.

Sa republication, en 1989, lui vaut une haine farouche de la frange islamiste et, en 1994, à l’âge de 84 ans, il échappe de peu à un attentat à l’arme blanche qui le laisse paralysé de la main droite et à demi aveugle, contraint de dicter ses textes.

Son engagement politique néanmoins ne faiblit pas, et il ne cesse de prendre position en faveur de la tolérance, de la démocratie et de la justice sociale. Tout à la fois mémorialiste, moraliste et humaniste, référence essentielle dans l’histoire de la littérature arabe, Naguib Mahfouz a reçu en 1988 le prix Nobel de littérature pour l’ensemble de son œuvre — c’est le premier romancier de langue arabe à recevoir cette distinction. Microsoft ® Encarta ® 2009. © 1993-2008 Microsoft Corporation.

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