L'HOMME DANS ET FACE À LA GUERRE
Publié le 14/03/2020
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ces soldats, pris dans le feu des combats, agissent parfois de manière presque inconsciente, peu réfléchie, comme des automates : il montre les files de soldats indifférents à la présence de blessés et tenus par une obsession, franchir un barrage de feu, avancer, et, sans doute, obéir aux ordres, ce que traduit l'utilisation de l'impersonnel « il faut » (Texte 6). Acteur involontaire pris malgré lui, comme Candide, dans la guerre, l'être humain y fait aussi figure de victime dégradée physiquement ou intellectuellement.
• L'homme victime de la guerre
Le soldat qui tue sur ordre est potentiellement une victime de celui qui fait la même chose en face. Cette situation de similitude est mise en relief par Hugo (Texte 2) qui, sans prendre parti, montre la même violence désespérée, le même acharnement à vaincre et à tuer de part et d'autre (les cuirassiers français et les carrés anglais).
On peut présenter l'homme-victime sous deux aspects : l'homme atteint par la guerre et l'homme qui subit une dégradation morale du fait de son statut de soldat.
- Les blessures et la mort font du soldat une victime : tous les textes insistent sur cette image à travers un vaste champ lexical de la souffrance et de la mort. On en trouve des échos chez Voltaire (Texte 1), dans l'image des « tas de morts et de mourants », dans les chiffres des morts par suite de coups de « baïonnette » (« Quelques milliers d'hommes », « trentaine de mille âmes »). Dans la vision que Fabrice a de Waterloo (Texte 2), la chute des hussards ressemble à celle de soldats de plomb dans un jeu de quilles. Le récit de Barbusse (Texte 6) reprend la même image d'automates ou de pantins (comparaison avec un jouet rebondissant). Maupassant évoque lui aussi l'horreur de cette condition et ses résultats (« lacs de sang », « plaines de chair pilée », « monceaux de cadavres »).
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