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les animaux malades de la peste

Publié le 29/09/2013

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Lecture Analytique 1 « Les animaux malades de la peste « Jean De La Fontaine Séquence 1 Qui de nos jours n'a jamais lu où entendu parler des Fables de la Fontaine parut en 1668.Cet auteur classique très connu a écrit beaucoup de Fables devenus incontournables tels que « la cigale et la fourmi « ou encore « le corbeau et le renard «. La plupart de ses apologues proposent une satire social ; c'est le cas des animaux malades de la peste qui dénonce les abus de pouvoir et la violence d'une justice arbitraire. Nous verrons par quel moyen cette fable est une satire de la cour. Dans un premier temps, nous nous intéresserons à la force (impact) d'un récit tragique puis au dénonciations virulentes qu'il contient. I -Les ravages de la peste La fable pose un contexte tragique. Au vers 1 on trouve une périphrase qui désigne la peste « un mal qui répand la terreur «. Il y a un champs lexical de la mort et de la désolation jusqu'au vers 14  « mal «,  « terreur «, « fureur «, on relève aussi l'hyperbole « capable d'enrichir en un jour l'achéron «v.5. Dans ce début de Fables on trouve une répétition des formulations négatives « nul mets «, la peste est perçue comme une négation du désir « nul mets n'excitait leur envie «v.10, de l'amour, de la vie même . «plus d'amour , partant plus de joie «. La référence à l'Ach&eacut...

« II Une dénonciation virulente Le poids tragique va permettre à L.F de donner une certaine force à l'apologue,le registre en revanche n'est pas tragique mais satirique.Le lecteur est amené a sourire en particulier des droits ironique de cette fable. -Mise en scène d'un faux procès Nous avons ici une assemblée menée par le Lion (v.15) « Le Lion tint conseil ».

L'objet de ce conseil est cependant peu convaincant puisqu'il s'agit de dénoncer un coupable pour l'offrir en sacrifice à la colère divine (v.19).

C'est le modèle de la confession religieuse qui s'impose puisque chacun doit s'accuser lui même.

La dynamique du récit révèle que ce procès faussé.

Elle obéit à une gradation (par grade) décroissante dans l'ordre de la puissance : le roi s'exprime en 1 er et parle le plus longtemps ; viennent ensuite les « autres puissances » v.45 comme le tigre, l'ours , ou encore les mâtins (chiens de gardes) qui symbolisent un fort pouvoir politique.

Le dernier personnage à se confesser est l'Âne, animal pacifique, le moins féroce et le moins puissant. -Le recours à l'ironie Sûr de l'indulgence de l'assemblée, le discours du Lion est plein d'assurance : « Je me dévouerai donc, s'il le faut »v.30 quand il dit « ne nous flattons donc point »v.23 cela n'est pas dit pour empêcher les courtisans de le flatter.

La parole hypocrite des courtisans est rapportée dans la réponse du Renard (v.34-42), la charge ironique est ici très forte : »vous êtes trop bon roi », « vous leur fîtes, seigneur, en les croquant beaucoup d'honneur ».

Cette hypocrisie est relayée par le pronom personnel « on » v.44 qui représente une assemblée de flatteurs dont la cause au roi et aux autres puissant est acquise.

Ironie encore quant il s'agit de juger les autres carnivore(v.47,48).

La confession de l'Âne se fait en symétrie avec celle du Lion au discours direct ; lui aussi s'accuse, ne se cherche pas d’excuse « je n'en avais nul droit »v.54.

Mais l'aveu de sa faute, pourtant dérisoire (« peccadille »v.59 dit le fabuliste) est reçu bien autrement puisqu'il faut un coupable.

L'ironie du fabuliste est à son apogée dans le vers exclamatif « Manger l'herbe d'autrui ! Quel crime abominable ! »v.60 -Dénonciation de la violence d'une justice arbitraire Cette fable illustre à nouveau le célèbre vers devenu proverbe : « la raison du plus fort est toujours la meilleure ».

L'ironie permet de révéler la violence cachée derrière les mots.

Les personnage sont içi hargneux et dans leurs propos, et dans ce qu'ils incarnent L.F profite de leurs « bestialité » au sens propre pour évoquer indirectement la violence de la société humaine.

Les mots sont souvent crus, explicites dans cette violence : « j'ai dévoré force moutons »v.26 ; « croquant »v.38, « on cria haro sur le Baudet », « harangue », violence du discours dans les insultes « pelés », « galeux ».

L'ellipse final « On le lui fit bien voir »v.62, chute du récit, permet une ambiguïté:on lui fit bien voir que la mort seule pouvait expier son crime et aussi on le lui fit bien admettre par la violence des discours ; enfin on peut aussi imaginer que l'Âne sacrifier sera dévoré par une assemblée de féroce carnassiers. Conclusion C'est par le recours à une ironie elle-même féroce que L.F dénonce les vices d'une société dont le pouvoir est détenu par quelques hommes puissant abusant de leurs privilèges.

La violence d'une justice arbitraire est plus particulièrement mis en avant ici, portée par les dialogues de bêtes dont la férocité est plus humaine qu'animale.

La portée de la satire ne peut se limiter au 17 ème siècle et à la monarchie absolue.

Dans une perspective de mondialisation, elle fait réfléchir aux problèmes de l'équité au sens large entre les hommes, dans les domaines du travail de la justice et de l'éducation.. »

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