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Le Portrait de Gargantua

Publié le 05/07/2012

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gargantua

Gargantua naît le trois février. De trois à cinq ans, il est nourri et institué par son père, et passait donc son temps, comme tous les petits enfants du pays, à “boire, manger et dormir”. Il faisait ce qu'il voulait: il « songeait creux «, « mangeait choux et chiait pourrée «, « mangeait son pain blanc le premier «, « se vautrait par les fanges «, ect.,. et ne semblait donc ni réfléchi, ni éduqué. Mais petit à petit, Gargantua acquiert une intelligence, comme nous le prouve le chapitre “Comment Grandgousier connut l'esprit merveilleux de Gargantua à l'invention d'un torche cul”. En effet, dans ce chapitre, le jeune géant commence déjà à parler en rimes alors qu'il n'a pas plus de cinq ans. Grandgousier lui dit alors: “Ô, que tu as bon sens petit garçonnet. Ces premiers jours je te ferais passer docteur en gaie science par Dieu, car tu as de raisons plus que d'âge.” Gargantua passe donc de l'enfant sauvage au sauvageon intelligent. Mais cette dernière phrase de son père n'annonce-t-elle pas un changement prochain dans l'éducation de Gargantua?

gargantua

« II.Le "bébé géant" a donc toutes les caractéristiques d'un géant de Carnaval, directement issu de la tradition médiévale : Des dimensions colossales, un appétitdémesuré, une obsession du "bas corporel".

Mais il témoigne en même temps d'autres dispositions : il passe de l'état semi-sauvage à la manifestation d'une viveintelligence, en adoptant un esprit davantage associé à l'imagination, l'observation et l'invention.A cinq ans, son franc-parler et ses remarquables capacités d'expression le rendent mûr pour une véritable éducation, même si ses premiers précepteurs auront à cœurde détruire toutes ses belles qualités… II Le portrait psychologique de Gargantua à travers son éducation L'enfance libre de Gargantua sous la tutelle du père: Gargantua naît le trois février.

De trois à cinq ans, il est nourri et institué par son père, et passait donc son temps, comme tous les petits enfants du pays, à “boire,manger et dormir”.

Il faisait ce qu'il voulait: il « songeait creux », « mangeait choux et chiait pourrée », « mangeait son pain blanc le premier », « se vautrait par lesfanges », ect.,.

et ne semblait donc ni réfléchi, ni éduqué.Mais petit à petit, Gargantua acquiert une intelligence, comme nous le prouve le chapitre “Comment Grandgousier connut l'esprit merveilleux de Gargantua àl'invention d'un torche cul”.

En effet, dans ce chapitre, le jeune géant commence déjà à parler en rimes alors qu'il n'a pas plus de cinq ans.

Grandgousier lui dit alors:“Ô, que tu as bon sens petit garçonnet.

Ces premiers jours je te ferais passer docteur en gaie science par Dieu, car tu as de raisons plus que d'âge.” Gargantua passedonc de l'enfant sauvage au sauvageon intelligent.

Mais cette dernière phrase de son père n'annonce-t-elle pas un changement prochain dans l'éducation deGargantua? L'éducation catastrophique du géant pendant son adolescence: Ces propos entendus, Grandgousier fut en effet “ravi en admiration considérant le haut sens et merveilleux entendement” de son fils.

Il le décrit encore quelqueslignes plus loin en le disant “aigu, subtil, profond et serein” et en prédisant qu'il “parviendra à degré souverain de sapience, s'il est bien institué”.

Grandgousierdécide donc de confier son éducation à un “grand docteur sophiste nommé maître Thubal Holoferne”.

Celui ci apprit à Gargantua “sa carte” si bien qu'il la disait “parcoeur au rebours” à l'age de cinq ans et trois mois.

Puis il lui fit lire “Donat, le Facet, Theodolete, et Alanus in parabolis” à l'age de 13 ans, six mois et deux semaines.Il lui apprenait à écrire “gothiquement” et “écrivait tous ses livres”.

Il lut “De modis significandi avec le commens de Hurtebize, de Faquin, … et un tas d'autres”.

Ilavait alors plus de 18 ans, et onze mois.

Mais son précepteur mourut de la vérole.

Il en eu donc un autre nommé maître Jobelin Bridé, mais que Rabelais apelled'abord “un autre vieux tousseux”.

Cette périphrase nous prouve déjà que Rabelais n'approuve pas les méthodes d'éducation sophiste.

Ce précepteur fait lire àGargantua des livres sur la grammaire, sur la manière de se tenir à table, des recueils de sermons...

Rabelais dit alors “il devint aussi sage qu'onques puis nefournames nous” à propos du jeune géant.

Et c'est alors que Grandgousier s'aperçut que son fils “étudiait très bien et y mettait tout son temps” mais “qu'en rien neprofitait”.

Pire, qu'il devenait “fou, niais, tout rêveux et rassoté”.

Grandgousier décide donc de lui trouver un nouveau précepteur: un jeune page nommé Eudémon luiplu, mais dès que celui-ci parla à Gargantua, le pauvre Gargantua “se prit à pleurer comme une vache” si bien qu'il ne fut possible de “tirer de lui une parole”.

Sonpère fut “tant courroucé” qu'il dit au jeune homme d'aller “à tous les diables”. Le changement radical dans l'éducation de Gargantua avec l'oppositionentre son ancienne et sa nouvelle manière d'apprendre : Après cet épisode peu engageant, il fut donc décidé que Ponocrates, le pédagogue d'Eudémon, serait le nouveau précepteur de Gargantua et qu'ils iraient a Paris pour“connaitre quelle était l'étude des jouvenceaux de France”.

Après quelques chapitres où sont contés les péripéties de Gargantua, Rabelais écrit des chapitres enopposition: “L'étude de Gargantua selon la discipline de ses précepteurs sophistes” où est décrite la manière désastreuse d'apprendre de Gargantua, puis un chapitreoù tous les jeux qu'il fait sont énumérés, et c'est après cette énumération de jeu que la journée de Gargantua se finit.

Puis commence deux chapitres où le nouveauprécepteur du géant décide de tout lui réapprendre: « Comment Gargantua fut institué par Ponocrates en telle discipline, qu'il ne perdait heure du jour ».

Nous avonsdonc une nouvelle journée du personnage avec sa nouvelle éducation beaucoup plus saine, et le deuxième chapitre traite le même sujet en nous donnant les détails desactivités du géant quand le temps est mauvais.

Alors que Rabelais aurait pu parler de l'ancienne éducation sophiste de Gargantua, il préfère la mettre en oppositiondirecte avec la nouvelle méthode d'apprentissage, que l'on ne peut que préférer. La mise en valeur des méthodes humanistes par rapport à celle des sophistes: La différence entre les deux éducations est, dès le début, flagrante: avec ses précepteurs sophistes, Gargantua « s'éveillait entre huit et neuf heures » alors qu'avecPonocrates il se réveille à « environ quatre heures du matin ».

Puis, dans le premier cas, « se peignait » juste car ses précepteurs disaient que « laver, et nettoyer, étaitperdre temps en ce monde ».

Dans le deuxième cas, on le « frotte ».

Les différences continue ainsi avec les différences gastronomiques: Avant, Gargantua mangeait «belles tripes frites, belles carbonades, beaux jambons » ect.

Alors qu'il se contente après d'un dîner « sobre et frugal », avec tout de même un souper « copieux et large»; avec son ancien maître, il ne faisait pas de sport et était très flemmard, désormais il apprend « l'art de la chevalerie », chasse, « lutt[e]: cour[t]: saut[e] » … Lesdifférences religieuses et éducatives sont tout aussi marquées.

Dans l'éducation sophistes, le corps est méprisé, l'apprentissage pratique et intellectuel inexistant, toutcomme l'esprit critique.

La religion est réduite à une pratique inintéressante.

La nourriture, la boisson et le sommeil sont une obsession, et Gargantua va même voir «les garces des environs »! Tout le contraire de l'éducation humaniste, qui est, pour Rabelais, l'éducation d'un prince: un esprit sain dans un corps sain, avec uneharmonie entre savoir et plaisir, corps et esprit, travail et liberté.

L'idéal humaniste est ainsi défini: Être pieux, complet.

Le savoir est pour eux une sourced'épanouissement.

C'est un idéal humaniste qu'exprime Rabelais: Une volonté de savoir encyclopédique: seules les connaissances permettent a l'Homme de vivre enharmonie avec le monde. Gargantua aura donc, au final, l'éducation d'un prince: un esprit sain dans un corps sain, avec une harmonie entre savoir et plaisir, corps et esprit, travail et liberté.L'idéal humaniste est ainsi défini: Être pieux, complet.

Le savoir est pour eux une source d'épanouissement.

C'est un idéal humaniste qu'exprime Rabelais: Unevolonté de savoir encyclopédique: seul les connaissances permettent a l'Homme de vivre en harmonie avec le monde. II I Impacts des personnages sur l'évolution de Gargantua : L'évolution personnelle de Gargantua au fil du roman : Sa deuxième éducation renouvelle la personnalité de Gargantua.

En effet, il passe de « sauvageon », à un adolescent intelligent, alors qu'il était abruti par lesméthodes sophistes de ses percepteurs.

Sa petite enfance, il ne l'a passé qu'à « boire, manger et dormir ; à manger, dormir et boire ; à dormir, boire et manger.

» « Il semachourait le nez, se chaufourait le visage […] il pissait sur ses souliers, il chiait en sa chemise, il se mouchait à ses manches… ».

En effet, il est élevé dans laparesse et celle du mépris de l'hygiène ; il noie les parisiens sous un jet d'urine, vole les cloches de Notre Dame et invente le meilleur « torche-cul ».

Cependant lechapitre XII révèle chez l'adolescent une attitude humaniste : il se pose des questions et trouve enfin ses propres solutions.

Gargantua observe que « science sansconscience n'est que ruine de l'âme ».

On découvre alors sa « merveilleuse intelligence », véhiculée par une nouvelle forme de gigantisme : la prolifération dulangage.

Son mode de vie qui laissait pourtant à désirer, est bouleversé par Ponocrates, qui « lui fit oublier tout ce qu'il avait appris sous ses antiques percepteurs »avec « Ellébore d'Anticyre », un médicament.

La vie de Gargantua prend dorénavant un grand tournant, sa manière de vivre est transformée. L'impact de Grandgousier sur l'évolution personnelle de Gargantua. »

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