Le Planétarium N. Sarraute
Publié le 27/01/2013
Extrait du document


«
en évidence les sentiments de ce personnage féminin.
Le lecteur peut percevoir chez cette jeune femme le
malaise qu'elle a ressenti lorsque son compagnon n'était pas à ses côtés.
Le champ lexical de la monotonie
peut en témoigner : « inerte », « gris », « indifférent », « attente », « suspens »...
il montre bien la lassitude et le
sentiment d'inutilité que le personnage ressentait lorsqu'elle était seule.
Dans cette partie de l'extrait, on
retrouve des phrases négatives, telles que « elle-même n'était rien qu'attente, suspens ».
Cette négation dans
les phrases montre encore une fois le côté abrogé de la vie lorsqu'elle n'est pas partagée avec un être aimé.
Cette phrase apparaît aussi comme un dé-personnification.
La jeune femme est comparée à des éléments
abstraits, et cela montre sa passivité dans la société si elle n'est pas accompagnée.
A contrario, dans un second temps, le sentiment qui semble dominer dans la seconde partie, lorsque le
personnage retrouve son bien aimé, est la joie et l'excitation. La vie de couple semble être parfaite, et apparaît
comme la peinture d'un idéal : on retrouve le champ lexical de l'art : « prenaient forme », « pétries », « rangées
de Vierges », « dessiner » « dessin », « couleur », « uniformité ».
Ce champ lexical conforte l'idée
d'aboutissement qu'est le couple, l'art étant vu comme perfection, capable de gommer tous les défauts pour ne
montrer que le sublime.
Cette idée est aussi soutenue par le fait qu'elle semble faire de son compagnon un
dieu.
On note cela grâce à l'anaphore du « il » qui revient plus d'une dizaine de fois dans le texte (lignes 1, 9, 21,
26,34, 41, 48).
Cette anaphore fait du personnage masculin le personnage central de l'extrait, soulignant son
importance, malgré le fait que tout nous est livré selon les pensées de 'elle'.
Cette hyperbole est d'autant plus
renforcée par le fait que ce « il » est sujet de nombreuses phrases, montrant son importance capitale aux yeux
de sa fiancée : « il l'avait rassurée », « il déblayait », « il la prenait par la main » etc.
Elle, en revanche, est
complément d'objet des phrases auxquelles « il » est sujet.
Cela symbolise sa dépendance à lui, et le réconfort
qu'il lui apporte. Cet amour, au-delà d'être idéal, semble aussi être innocent.
Il nous est rapporté qu'ils sont en
pleine « construction de leur nid ».
Les deux amants sont dépeints comme des oiseaux, joyeux, insouciants et
innocents ce qui accentue encore l'idée d'idéal pour ce couple.
Leur relation est passionnelle et sécurisante.
On retrouve en effet le lexique de la passion « détente », « sécurité », « passion », « ferveur », « liberté »,
« caresse », « réconfort », « harmonie ».
Dans cet extrait, on note aussi l'absence de tout lien logique, symbole
probablement d'une pensée non structurée tant elle est exaltée par le sentiment d'amour profond.
Les phrases,.
»
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