Le droit à la Paresse
Publié le 22/10/2012
Extrait du document


«
rivaliser avec la machine ».
Il en résulte une augmentation du temps de travail par la suppression des jours fériés et l'allongement des
journées de travail, ce qui provoque une augmentation de la production.
Lafargue explique ironiquement que les bourgeois sont alors « contraints » d'arrêter de travailler et de
surconsommer.
Ils soustraient pour ce faire une quantité d'hommes au travail productif pour les employer à
leur service.
La bourgeoisie « s'accommode » de ce mode de vie et ne peut plus envisager un retour en arrière.
C'est alors que les prolétaires avec des mots d'ordres comme « Qui ne travaille pas, ne mange pas » se mirent
en devoir d'imposer le travail à cette bourgeoisie oisive.
Afin de mater ces soulèvements, les capitalistes
« s'entourent de prétoriens, de policiers, de magistrats, de geôliers entretenus dans une improductivité
laborieuse ».
Cette masse d'hommes soustraits au travail productif ne suffit pas à écouler la surproduction, les capitalistes
doivent donc chercher de nouveaux débouchés dans les colonies, diminuer la qualité des produits afin
d'accélérer leur renouvellement (« Dans nos départements lainiers, on [...] fait des draps dits de renaissance,
qui durent ce que durent les promesses électorales ») et créer de nouveaux besoins factices.
Ces mesures ne
suffisant toujours pas à écouler toute la surproduction, le recours au chômage est inévitable.
Il convient donc de réduire le temps de travail et d'augmenter les salaires car c'est lorsque le coût du travail est
élevé que, pour l'économiser, le capitaliste est contraint de développer le travail mécanique.
« À nouvel air, chanson nouvelle »
Pour sortir de la crise, il faut forcer les ouvriers à consommer leurs produits.
« La bourgeoisie, déchargée alors de sa tâche de consommateur universel, s'empressera de licencier la cohue
de soldats, de magistrats, de figaristes, de proxénètes, etc., qu'elle a retirée du travail utile pour l'aider à
consommer et à gaspiller. »
Suite à cet afflux d'improductifs sur le marché du travail, celui-ci deviendra « débordant » et la seule solution
serait de réduire drastiquement le temps de travail.
Paul Lafargue propose trois heures par jour.
Les hommes
pourraient alors se consacrer aux loisirs.
« Si, déracinant de son coeur le vice qui la domine et avilit sa nature, la classe ouvrière se levait dans sa force.
»
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