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la poésie de Victor Hugo

Publié le 24/01/2023

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« Introduction : Bonjour, aujourd’hui on va vous parler de la poésie de Victor Hugo.

On va vous présenter trois de ses plus grandes œuvres : Les Orientales, Les Feuilles d’Automne et les Châtiments.

Nous débuterons avec une très brève présentation de Victor Hugo ainsi qu’une courte mise en contexte du courant poétique du XIXe siècle avec un bref rappel de ce qu’est le romantisme et ce qu’il implique justement dans la poésie.

Par la suite nous vous présenterons les trois recueils (contexte, signification, …) avec chacun deux poèmes en exemple pour illustrer nos commentaires.

Et nous finirons sur une brève conclusion qui résumera ce que nous vous aurons présenté. Courte mise en contexte : Victor Hugo naît en 1802 à Besançon et meurt en 1885 à Paris.

Il est l'un des plus grands poètes, écrivains et dramaturges du XIXème siècle. Passant de la poésie, aux romans, aux pièces de théâtre, il est la grande figure du courant romantique.

Déjà de son vivant, il est reconnu par ses pairs ainsi que par le peuple français.

Ses actions, tant au niveau littéraire et théâtral qu'au niveau politique et social ont joué un rôle considérable à son époque. La poésie de Victor Hugo : La poésie de Victor Hugo prend de nombreuses formes, allant du lyrique à l'épique en passant par l'élégiaque.

(Dans l’Antiquité, était appelé « élégie » tout poème alternant hexamètres et pentamètres en distiques : ce sont les vers élégiaques.) En parallèle à cette variété de formes, l'éventail des idées du poète s'est élargi durant sa longue carrière.

Partant de poèmes à connotation politique, la poésie d'Hugo s'est développée pour exposer les principes du romantisme.

Il a écrit sur des sujets plus personnels et intimes, comme la famille et l'amour.

Il a également écrit sur la nature ou encore la relation avec Dieu.

Plus Hugo mûrissait plus ses poèmes devenaient philosophiques et humanitaires, (et son rôle (autoproclamé) devint celui d'un poète-voyant tentant de comprendre les mystères de la vie et de la création.) (Le virage d'Hugo vers le romantisme et l'éloignement des thèmes politiques est apparu pour la première fois dans Odes et ballades.) Le mouvement romantique : Le romantisme est un mouvement européen, dont les racines s’ancrent en Allemagne à la fin du XVIIIe 18siècle.

D’abord avant-garde littéraire, c’est en fait une forme de rébellion contre la doxa classique et académique qui se diffuse largement dans le domaine des beaux-arts.

En Europe, celui-ci encore largement conservateur, la tentation romantique est celle de la liberté, du désir, de l’exaltation et de la spiritualité Le romantisme se caractérise par la représentation de la subjectivité, (l’Individualisme).

À travers les œuvres on peut ressentir les sentiments des personnages, du narrateur, de l'auteur.

On remarque que la nature et le divin sont des sujets privilégiés. En poésie on peut noter que le romantisme est l'exaltation des sentiments du poète accompagné d’une remise en question des thèmes usuels et peu à peu d'une nécessité grandissante de remettre en question la construction de la forme poétique. (doxa = ensemble des opinions reçues sans discussion, comme évidentes, dans une civilisation donnée.) Les Orientales la représentation de l'Orient Dans le recueil Les Orientales, Hugo va prouver que tout est possible pour l'artiste.

Les Orientales est un recueil de poèmes écrit par Victor Hugo en 1828 et publié en 1829.

Il regroupe 41 poèmes marqués par l’attrait de la Grèce et l’Orient au XIX 19e siècle.

Dans son recueil de poème, Hugo s’oppose aux règles de littérature ; il partage son opinion sur la guerre d’indépendance grecque ; il décrit avec émotion l’Orient au travers des thèmes de la violence et la guerre, de la nature ainsi que de l’espoir.

Hugo semble en effet user de tous ses moyens de virtuose comme dans les célèbres Djinns, poème conçu comme un crescendo et un decrescendo ; l’Orient est ainsi prétexte aux jeux de l’imaginaire, à l’inventivité verbale et à la diversité rythmique Lorsque Les Orientales paraît en 1829, le romantisme français est imprégné par l'orientalisme, sujet rendu très populaire suite à la guerre d'indépendance grecque (1821-1829). Victor Hugo suit donc le mouvement.

Pourtant, son recueil est très remarqué, car il utilise des mots mystérieux, luxuriants.

Les images sont très fortes, et la langue est très variée. Victor Hugo comme de nombreux d’auteurs ont parlé de l’Orient sans jamais y être allé.

Il rédige dans ces poésies une vision lumineuse et magique d’un lieu retransmise à l’écrit.

On peut presque y voir une description de certains tableaux orientalistes.

Hugo utilise l'imaginaire oriental et le monde occulte.

Il utilise des créatures de la culture orientale et aussi des mots relatifs à l’Orient, il parle ainsi des djinns.

L'exotisme des poèmes a beaucoup plu. Le poète créé un monde somptueux, qui semble être un fantasme.

Les scènes que compte le poète sont sensuelles, ardentes.

Le désir est au cœur de l'ouvrage.

Hugo raconte aussi le combat entre chrétiens et musulmans.

Il soutient l'indépendance grecque et assure sa fascination pour l'Orient. Le recueil n'est pas focalisé uniquement sur l'Orient, ce n'est pas simplement un fantasme occidental sur les pays étrangers.

Victor Hugo lie celui-ci avec l'Occident.

Il met en avant les relations qui existent entre les mondes.

Il parle évidemment des problèmes, mais aussi de la richesse des échanges. Thèmes La violence et la guerre La Grèce est en lutte contre l'Empire ottoman.

Une bataille est donc livrée entre chrétiens et musulmans.

Pourtant, Victor Hugo ne présente pas les deux religions comme deux cultures différentes.

Il parle d'une guerre interne à l'Orient.

Pour lui, les deux religions peuvent apprendre à vivre ensemble. La nature Dans ses poèmes, la nature est magnifiée.

Il en fait l'éloge.

Le recueil révèle l'auteur comme étant un grand poète lyrique (il exprime ses sentiments intimes au moyen de rythmes et d'images propres à communiquer au lecteur ses émotions) et romantique, nourri par des images merveilleuses, des visions épiques, des sentiments exaltés.

La nature, l'amour, le droit au rêve, sont des thèmes que Hugo aime particulièrement.

Lorsqu'il décrit la nature, il s'attarde longuement sur sa beauté, sur son caractère extraordinaire.

Il l'associe, comme souvent, à la femme, à l'image maternelle.

La nature est un refuge. Elle promet l'espoir.

Elle s'oppose farouchement à la guerre.

Elle est un havre de paix. La nature est l'endroit où l'on peut le mieux voir Dieu.

En Orient, elle regorge de plantes exotiques, d'animaux étranges. L'espoir La nature est donc porteuse de paix.

C'est le bien-être et la tranquillité qu'elle apporte. Victor Hugo met en avant la jeunesse, l'innocence.

Ce sont les symboles de l'humanité, son avenir.

La vie continue, la nature continue.

La guerre est terrible, les morts sont nombreux, mais l'humanité va vers le meilleur. Malgré certains poèmes pessimistes, Victor Hugo assure finalement que la vie et la joie vont triompher. La douceur est symbolisée par les enfants, les femmes et les jeunes gens. La renaissance est possible car ils existent.  Pour les orientales nous avons choisi deux poèmes qui sont les Djinns et Clair de lune. « Djinns » est un poème particulier de Victor Hugo.

Ce long poème a pour thème les djinns donc, les fameux démons musulmans.

Ils ne sont pas forcément toujours infernaux et destructeurs.

Cependant, ici c'est ce caractère qui est choisi. Hugo décrit une meute de Djinns à l'assaut d'une ville.

Leur puissance destructrice, la peur qu'ils inspirent traversent tout le poème.

Ils sont comparés à un groupe de sauterelle ravageant tout sans but, qui sonne l'alarme d'une ville en proie à l'urgence devant le danger. L'originalité du poème tient à plusieurs éléments.

Tout d'abord, il s'appuie uniquement sur le bruit, sur l'ouïe pour décrire la meute féroce des Djinns.

Leur attaque de nuit ne permet de les discerner qu'au vacarme qui se rapproche.

Le fantastique, le mystère et l'épouvante gagnent le lecteur à cette évocation juste sonore. Ensuite, le poème se développe.

Le début voit l'approche avec un bruit qui croît, la fin, le départ avec un bruit qui décroît.

Surtout, les strophes comptent des vers avec de plus en plus de syllabes qui rythment l'approche, jusqu'à la strophe du milieu, la huitième.

Puis, la taille des vers baisse à la même vitesse que dans les sept premières strophes pour les sept dernières.

Au fur et à mesure du rapprochement des Djinns, les vers prennent une syllabe supplémentaire, jusqu'à en prendre deux entre la septième et huitième strophe (passage d'un octosyllabe à un décasyllabe).

En miroir, l'éloignement des Djinns se traduit par la perte de deux syllabes entre la huitième et neuvième strophe, puis d'une syllabe pour les vers de chaque strophe suivante. L'augmentation régulière du nombre de syllabes dans les vers de la première moitié du poème fait ressentir la montée du danger.

À l'inverse, la baisse régulière observée dans la seconde partie exprime le soulagement de plus en plus présent au fur et à mesure que les féroces démons laissent la ville derrière eux. Dans clair de lune, Hugo dénonce la barbarie des Turcs envers les Grecs, qui alors luttaient pour leur indépendance.

Le poème Clair de lune traduit donc un exotisme élaboré de toute pièce.

Certains éléments du poème nous permettent de montrer cet exotisme et la présence de l’orient.

Les mots “sultane”, ”djinn”, “sérail”, “eaux de Cos” nous indiquent la situation de la scène. Dans ce poème, une sultane regarde par sa fenêtre, intrigué par un bruit venant de la mer.

Elle découvrira à la fin du poème que ce sont des Turcs jetant à la mer des sacs remplis de femmes grecques vivantes.

Ces femmes qui ont été réduites en esclavage ont perdu toute dignité humaine en étant transportées comme des objets dans des sacs. Le vers : “La fenêtre enfin libre est ouverte à la brise,” a plusieurs sens hormis le côté positif et rêveur du vers, le fait que l’auteur emploie les mots “enfin libre” laisse penser à une longue captivité.

De plus la répétition des mots “sourd”, “lourd” et l’utilisation des verbes “frappe” et “battant” sous-entend les violences que les Turcs infligent aux Grecs.

Le vers : “Et coupent l'eau, qui roule en perles sur leur aile” contient une mise en garde pour ceux qui voudraient s'échapper car ils se feraient décapiter aussitôt.

Le poète use de questions rhétoriques pour témoigner de l’inquiétude, renforcée par le verbe “troubler” : “Qui trouble ainsi les flots près du sérail des femmes ?” En effet c’est à la dernière strophe que l’on comprend : “Ce sont des sacs pesants, d'où partent des sanglots.” De plus le vers “Se mouvoir dans leurs flancs comme une forme humaine…” montre que ces femmes ont été transportées comme des objets dans des sacs.

C’est la découverte de la cruauté d’un châtiment infligé aux Grecs par les Turcs (référence au titre).

Hugo en mettant en évidence l’horreur de vrais faits historiques lance un appel implicite en faveur de l’indépendance grecque. Les feuilles d’automnes : (Le second recueil dont nous allons parler est ‘’les feuilles d’automne’’) Écrits lorsque Victor Hugo avait 28 ans, les feuilles d'automne, composées de 40 pièces sont une œuvre de transition publiée en 1831.

La voix lyrique d'Hugo atteint sa maturité.

Bien que le style soit moins spectaculaire que celui des Orientales, Hugo atteint un effet poétique profond par une plus grande simplicité. Thèmes : Selon Hugo, ce sont des poèmes sereins et paisibles, des poèmes en lien avec la famille (avec ses émotions), du foyer domestique, de la vie privée ; des poèmes de l'intérieur de l'âme. Le poème d'ouverture est un hommage à l'amour et au dévouement de la mère du poète.

Ceci est suivi d'une chaleureuse reconnaissance de son père, dans laquelle Hugo rappelle la maison du général à Blois et pleure la mort de son père.

Ces panégyriques (éloges) à ses parents donnent le ton à toute la collection. Moins d'une poignée de poèmes traitent du thème de l'enfance, pourtant Hugo fut le premier à introduire ce sujet dans la poésie française.

Le chef- d'œuvre de la collection est l'un de ces poèmes, « Lorsque l'enfant parait » dont on va parler plus tard. Un autre développement, mais sur un plan différent, consacre le souci du poète des correspondances entre l'homme et la nature, comme dans le poème « Ce qu'on entend sur la montagne » C'est donc une suite de poèmes dominés par la mélancolie.

Ce sont des vers sereins de l'intérieur de l'âme, souvenirs de sa mère qui a protégé son enfance chétive (évoqué dans le poème : ce siècle avait deux ans), de son père, des âges de la vie (évoqué dans : où est le bonheur), des déshérités (évoqué dans : ce qu'on entend sur la montagne).

Un attendrissement face aux enfants de la part de Hugo (dans : lorsque l'enfant parait). Pour les feuilles d’automne, nous avons choisi d’aborder plus en détail Soleils Couchants et Ce siècle avait deux ans. Soleils Couchants En somme, ce recueil est dominé par le thème de la fuite du temps comme on le constate dans ce dernier poème.

Il est composé de 4 quatrains en alexandrins aux rimes suffisantes et croisées.

Le poème Soleils Couchants présente une méditation sur la condition humaine face à la nature et plus particulièrement au coucher de soleil d’où.... »

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